A/BalsS 4.3 Ear.

BIOLOGIA

CENTRALI-AMERICANA. |

INSECTA.

HYMENOPTERA. Voz. III.

(FORMICIDZ.)

BY Proressorn AUGUSTE FOREL, M.D.

1899-1900.

\THSONAA FEA 1 4 1979 LIBRARIES

BIOLOGIA CENTRALI-AMERICANA.

ZOOLOGIA.

Class INSECTA.

Order HYMENOPTERA. ACULEATA (continued).

Section HETEROGYNA. Fam. FORMICIDA *.

Les descriptions des fourmis de l’Amérique centrale se trouvent dispersées dans une foule de monographies égrenées des divers auteurs. Dans mes Etudes myrmécolo- giques,” en 1884 (Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. xx. p. 91), j'ai décrit les espéces récoltées par le Dr. O. Stoll en Guatémala. Dans le Bullettino della Societa Entomologica Italiana,’ 1890, p. 38, et 1896 (1 trim.), M. le Prof. Emery a décrit, sous le titre de “Fauna Neotropica,” de nombreuses espéces récoltées A Costa Rica par M. Alfaro. Diverses espéces du Mexique ont été décrites par M. Pergande dans les Proceedings of the California Academy of Sciences,’ vols. iv. et v. 1894 et 1895. Dans la « Revue d’Entomologie,’ 1893, p. 148, et dans le ‘Bulletin de la Société Entomologique de France,’ 1898, p. 244, M. André a décrit quatre espéces nouvelles du Mexique. Mais une grande quantité d’espéces de l’Amérique centrale sont les mémes que celles de Amérique du sud et sont décrites dans les ouvrages qui traitent de cette derniére faune.

Je tiens a remercier les personnes qui m’ont encouragé et aidé dans ce travail, avant tout M. Godman, le regretté M. Salvin, et M. Champion, a Vinépuisable obligeance desquels je suis redevable d’autant d’aide que de matériel, et surtout de la patience avec laquelle ils ont supporté les retards dont le surmenage auquel j’ai été soumis d’autre part a été la cause.

Je suis trés particuliérement redevable 4 M. H. Pittier de Fahega et 4 M. Ad. Tonduz, mes compatriotes, vivant 4 Costa Rica, de lobligeance qu’ils ont mise 4 me procurer le produit de leurs chasses, ainsi qu’ M. Henri de Saussure, qui m/avait déja autrefois

* Par A. Foret.

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., April 1899, BB

2 HYMENOPTERA.

soumis le produit des siennes au Mexique, et 4 mon ami M. le Prof. Emery, qui m’a laissé plusieurs espéces de Costa Rica et du Mexique a décrire.

Mes propres recherches dans un court voyage en Colombie m’ont fourni de nom- breuses comparaisons et des remarques biologiques.

Sous-fam. PONERINAL. [Lepeletier, Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 185 (1836). ]

La sous-famille des Amblyoponine, un peu insuffisamment assise, j'en conviens, que jai instituée en 1893, dans le vol. xxxvii. des Annales de la Société Entomologique de Belgique,’ p. 162, n’est pas connue encore dans Amérique centrale. Cependant j’ai découvert moi-méme une Prionopelta en Venezuela; il est donc trés probable que ce genre est répandu jusqu’au Mexique et qu’on le trouvera bientdt dans ]’Amérique centrale.

Les tribus Myrmecii et Cerapachyi des Ponerine (Forel, J. c.) ne sont pas représentées dans l’Amérique centrale, car je crois devoir séparer le genre Cylindromyrmex de la premiére et le rattacher avec M. Emery aux Ponerii. Par contre je ne puis absolument pas accepter la fusion des autres Cerapachyi avec les Doryline, comme la propose M. Emery. A mon avis ce sont des Ponerine, et je crois devoir maintenir ce groupe, tel que je lai défini. Le genre Acanthostichus se trouvera peut-étre encore dans_ lAmérique centrale.

1 Tribu PONERII.

CENTROMYRMEX. Centromyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 894 (1866) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 15. Spalacomyrmex, Emery, Ann. Mus. Genova, xxvii. p. 489 (1889).

1. Centromyrmex alfaroi. Centromyrmex alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 (%) (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 15°.

Hab. Costa Rica2, Alajuela (Alfaro 4).

TYPHLOMYRMEX. Typhlomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 736 (1862); Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 16.

1. Typhlomyrmex rogenhoferi. Typhlomyrmex rogenhoferi, Mayr, Verh. zool. bot. Ges. Wien, xii. p. 737 (%) (1862) °; xxxvii. p. 538 (? et 3) (1887) *

Hab. Costa Rica, Alajuela, Atirro (Alfaro } ?).

oy

TYPHLOMYRMEX.—PLATYTHYREA.

Race robustus. (Tab. I. figg.1, 1a, 2 ) Typhlomyrmex rogenhoferi (Mayr), r. robustus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 ( 8 ) (1890) °. Typhlomyrmex robustus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 16%.

@. Long. 6:5 millim. Téte plus allongée que chez Vouvriére, rétrécie devant. Articles 335 du funicule plus longs, aussi longs que larges. Thorax aussi étroit que la téte, déprimé en dessus. Pronotum avec des épaules subanguleuses, distinctes. Métanotum convexe ; face déclive deux fois plus longue que la face basale. Abdomen allongé, étroit, sans rétrécissement aprés le 1* segment. Mésonotum longitu- dinalement ridé au milieu. Scutellum luisant, avec des points espacés. Sculpture du reste comme chez Pouvriére, mais plus forte et plus mate; métanotum, pédicule et abdomen lisses et luisants sauf les points piligéres. Pilosité et pubescence comme chez l’ouvriére. D’un brun foncé, plus jaundtre sur Yabdomen ; épistome, mandibules, arétes frontales et deux bandes longitudinales sur le mésonotum dun rouge brunatre terne; funicules, pattes, bord postérieur des segments et extrémité de abdomen d’un jaune roussatre testacé, plus ou moins clair.

L’ouvriére n’ayant pas été prise avec cette ?,ce nest pas sans un certain doute que je la rapporte au L. rogenhoferi, r. robustus. Un Ponéride ¢ d’Orizaba (H. H. Smith) pourrait bien étre un Typhlomyrmex ; ila 3°5 millim., des ailes avec une cellule cubitale, une discoidale et une radiale fermée; la nervure transverse s’unit au rameau cubital externe. Les mandibules assez longues ont un long bord terminal oblique et tranchant. Le 1* article du funicule est presque globuleux. L’épistome est comme chez la 9. Le mésonotum a deux sillons convergents; il est Iuisant avec des points épars assez gros. Le scutellum est strié en long, le métanotum rugueux. Pétiole semblable & celui de la @, mais la dent de dessous comprimée, transparente. L’abdomen est faiblement rétréci aprés le segment, comme chez l’ouvriére. La couleur est d’un brun presque noir, avec les pattes et les antennes brunes, les mandibules jaune Toussatre et les ailes assez enfumées de brun. Je rapporte ce ¢ avec doute au genre, mais non pas a une espéce déterminable.

Hab. Muxique, Orizaba (H. H. Smith) [3]; Guarimata, Purula en Vera Paz (Champion) [ 2]; Costa Rica 4, Alajuela (Alfaro 8) [ ¥ }.

ALFARIA. Alfaria, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 41 (1896).

1. Alfaria simulans. Alfaria simulans, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 42, t. 1. fig. 5 (Se g)*

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).

Vit dans Ja terre et fait la morte quand on ouvre le nid. C'est aussi le cas dune espéce du méme genre que j’ai trouvée en Colombie. Ce sont des fourmis hypogées, craintives et lentes d’allure.

PLATYTHYREA. Platythyrea, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 172 (1863) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p.' 27.

Les Platythyrea vivent sous l’écorce séche des arbres, ot elles font des nids analogues a ceux des Leptothorax, mais en plus grand. Elles courent extrémement vite. Les colonies de la P, punctata que j’ai observées moi-méme A la Barbade comprennent un petit nombre d’individus, de 30 4 60 peut-étre. On y voit des individus noirs et d'autres ferrugineux. [Js montent et descendent rapidement le long des trons d’arbres. BB 2

4 HYMENOPTERA.

1. Platythyrea cineracea. | . Platythyrea cineracea, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xxx1 (3) (1886) ; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (8) (1890) 7; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 27°.

Hab. Cosra Rica, Liberia (Alfaro 2); Guarimata, Retalhuleu (Stoll *).

A la description de cette espéce il faut ajouter que les dents du métanotum sont plus étroites que chez la P. pruinosa (P. punctata?), mais plus distinctes et un peu recourbées en avant.

Un 3, long de 5'9 millim., aux ailes entiérement hyalines et avec le métanotum, le pétiole et la base de l’abdomen fortement rugueux (fossettes longitudinales sinueuses), récolté 4 Atoyac, Vera Cruz, Mexique, par M. H. H. Smith en mai, et un autre presque semblable, mais un peu plus grande et aux ailes subhyalines, récolté en avril au

méme endroit me paraissent se rapporter a cette espéce. Mais c’est avec doute ; le métanotum est bordé d’élévations lamelleuses.

2. Platythyrea inconspicua. Platythyrea inconspicua, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 961 (¢) (1870)* ; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 56 (3 )°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 27’.

Hab. PANAMA *.— AMERIQUE MERIDIONALE, Cayenne 23, Amazones 2.

3. Platythyrea pruinosa.

Platythyrea pruinosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 962 ( %) (1870) ';. Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 277.

Hab. Mrxique!?; Guar&mata, Torola (Champion) [ ¥ ].

Un male récolté 4 Bugaba, Panama, par M. Champion me parait devoir se rapporter

a cette espéce. Il est trés voisin de celui de la P. punctata, mais un peu plus grand. Les ailes sont enfumeées.

Je soupconne fortement que la P. pruinosa, Mayr, est synonyme de la P. punctata, Smith, des Antilles.

CYLINDROMYRMEX.

Cylindromyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 967 (1870). Holcoponera, Cameron, Whymper’s Great Andes, Suppl. Append. p. 92 (1891) (nec Mayr).

1. Cylindromyrmex godmani, sp.n. (Tab. I. figg. 2, 2a-c, 2.)

Q. Long. 12°5 millim: Mandibules lisses, luisantes, avec quelques stries Jatérales et terminales et trois ou quatre dents obtuses, irréguliéres & leur bord terminal.

Epistome subvertical, sans caréne, avec une impression médiane.

Les arétes frontales presque paralléles, trés élevées, proéminent chacune en avant, en lobe arrondi, laissant entre elles deux, au milieu, une profonde et large échancrure. Elles se pro- longent en arriére, par une strie élevée, j usqu’é Vocciput. La téte est une fois et demie plus longue que large, rectangulaire, échancrée derriére, avec les cotés faiblement concaves au milieu. Les scapes sont tres courts, fortement atténués & leur base, et renflés sur leurs = terminaux en forme de large massue, presque aussi large que longue et trois fois plus épaisse que la base. Les articles 2 4 6 des funicules sont

CYLINDROMYRMEX.—ECTATOMMA. 5

trois fois plus épais que longs. Les yeuxsont situés en arriére du milieu des cétés de la téte. Dos du pronotum presque horizontal, plus large que long, plus large derriére que devant; son bord postérieur forme une forte concavité en arc de cercle.

Mésonotum et scutellum horizontaux. Métanotum & face basale un peu plus longue que la face déclive, presque horizontale. La face déclive est subverticalement tronquée et finement bordée. Le thorax entier est allongé, subcylindrique, 4 cdtés un peu comprimés.

Le noeud du pédicule est. en parallélipipéde droit, d’un bon tiers plus long que large, un peu plus étroit devant que derriére, verticalement tronqué et bordé devant, avec une dent lamelliforme 4 chaque angle antérieur inférieur. Derriére il est largement articulé & la moitié supérieure du 1* segment abdominal.

Abdomen allongé, cylindrique, tronqué devant, avec les angles antérieurs arrondis, faiblement échancré entre chacun de ses quatre premiers segments, dont le n’est qu’un peu plus long que les suivants. Cinquiéme segment (pygidium) tronqué derriére, fortement bidenté 4 l’extrémité (longues dents), et bordé de quelques denticules vers le bas, de chaque cété des dents. Pattes courtes; cuisses renflées ; tibias 4 peine deux fois plus longs que larges.

Les pattes médianes et postérieures ont chacune deux éperons pectinés. Crochets des tarses simples.

Ailes d’un brun violacé, comme celles de la Xylocopa viclacea, Nervures et tache d'un brun foncé. Cellule radiale fortement fermée, concentrée autour de la tache marginale.

Téte, pronotum, métanotum et pédicule fortement striés en long. Les stries sont irréguliéres, c. & d. qu’entre les grosses stries et en partie sur les cétes qui les séparent, il y a des stries plus fines qui ne se continuent pas toujours tout du long; parfois aussi une strie se partage ; cela donne aux parties striées aspect de surfaces dont on a arraché des fibres. Quelques stries faibles ou éparses sur le mésonotum et le 1* segment de l'abdomen. Pygidium, tibias et scapes finement réticulés et subopaques; ces derniers avec le tiers antérieur terminal (obliquement et nettement délimité) grossiérement strié. Quelques rides arquées en haut de la face déclive du métanotum qui est du reste lisse et luisante comme la face antérieure du neeud du pédicule. Le reste de abdomen et du mésonotum, le dessous du corps, les cuisses et le scutellum lisses et luisants avec des points épars.

Une pilosité brunatre assez courte, éparse sur le corps, les pattes et les antennes. Pubescence brunatre médiocrement abondante sous l’abdomen et sur son extrémité, éparse ailleurs.

Noir; antennes, mandibules et cuisses d’un noir rougedatre ou d’un brun trés foneé. Tarses, surface tronquée du pygidium et extrémité des scapes brunatres. Tibias et extrémité des funicules d’un jaune testacé.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui 2000! & 3000! (Champion).

>

Différe nettement des autres espéces par sa taille, la forme des scapes et des pattes, la sculpture, des dents des mandibules, |’échancrure entre les arétes frontales, etc. Ces différences ne peuvent tenir au sexe seulement.

ECTATOMMA.

Ectatomma, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 102, t. 6 (1858) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 23. Subgen. Acanthoponera, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 732 (1862).

Subgen. Gnamptogenys, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 173 (1868).

Subgen. Holcoponera, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii, p. 540 (1887) (nec Cameron),

Soussgen. EcratomMa, sensu strictiore.

1. Kctatomma tuberculatum.

Formica tuberculata, Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 498 (%) (1791)*; Latr. Hist. nat. des Fourmis, p. 210, t. 8. figg. 46.4 (%), ¢ (2) (1802) %.

Ponera tuberculata, Lepel, Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 192 (8 ?)°*

6 | HYMENOPTERA.

Ectatomma tuberculatum, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 102 (3), t. 7. figg. 10-13 (1858) ‘; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 732°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 (1890) °;

Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26’. Ponera (Ectatomma) tuberculata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1860, p. 306°. Formica tridentata, Fabr. Syst. Piez. p. 42 (%) (1804) *. Ectatomma ferrugineum, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 5 (8 $) fig. (1868) ° ; Amer.

Nat. ii. p. 61, t. 2. fig. 4".

Hab. Mexiqun™!911, Teapa en Tabasco (H. H. Smith), Temax et Valladolid en Yucatan (Gaumer); Guatimata, Retalhuleu (Stol/), Teleman et Lanquin en Vera Paz, Paraiso (Champion); Costa Rica, Jiménez, Pozo Azul (Alfaro®); Panama, Bugaba, Caldera, David (Champion) [8 9 }.—AMERIQUE MERIDIONALE * °, jusqu’a Brésil* et Pérou ”.

Vit en Colombie dans les foréts de la “tierra caliente,” ot on la prend surtout sur

le feuillage au contraire de l’espéce suivante (Fore/). Commun sur les savanes de la tierra caliente” en Chiriqui (Champion).

2. Ectatomma ruidum. (Tab. I. figg. 3, 3a, %.) Ponera (Ectatomma) ruida, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1860, p. 306 (8 9).

Ectatomma ruidum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1862, p. 7327; xxxvii. p. 589°; Emery,. . Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 14 (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26°.

Ectatomma scabrosa, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 31 (8) (1862) °; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 2927.

Hab. Mexique, Dos Arroyos en Guerrero, Vera Cruz (1. H. Smith); Nicaragua, Chontales (Janson); Costa Rica, Alajuela (A/faro*) et Buenos Aires (Pittier) [8 @ 3] (Tonduz); Panama (Stretch °), Caldera, David, Volcan de Ohiriqui (Champion) [ % ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie!, Cayenne ', Brésil!.

J’ai observé cette espéce qui est trés commune en Colombie. Elle mine son nid dans la terre, sans faire le moindre déme ni cratére. Les ouvertures sont étroites, A ras de terre et difficiles 4 trouver. Les fourmiliéres ne paraissent pas étre trés peuplées, mais il y en a beaucoup, surtout dans les foréts, les clairiéres et dans les terrains cultivés, ainsi que dans les buissons.

3. Ectatomma bispinosum. Ectatomma (Holcoponera?) bispinosum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 (3) (1890)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 23’. Ectatomma (subgen. Ectatomma, sens. strict.) bispinosum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 5 (1896) *, Hab. Costa Rica 23, Jiménez (Alfaro ').

ECTATOMMA. 7

Sous-gen. HoLcoPoNngeRA.

Les espéces de ce sous-genre vivent dans le bois pourri ou sous les pierres.

4, Ectatomma (Holcoponera) strigatum. Ponera strigata, Norton, Amer. Naturalist, ii. p. 61 (1868) (sine descr.) '. Polyrhachis strigata, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 4 (8%) (1868) *. Ectatomma (Holcoponera) strigata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 167 (1891) °. Gnamptogenys concentrica, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1870, p. 963 (%)*. Ectatomma (Holcoponera) concentricum, Mayr, op. cit. xvii. p. 540 (1887) *.

Hab. Mexique!~* (Norton, Bilimek).

5, Ectatomma (Holcoponera) curtulum. Ectatomma (Holcoponera) curtulum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 15 (¥%) (1896) *.

@. Long. 5:1 millim. Un peu plus foneée que Vouvriére. Du reste mémes caractéres. Ailes enfumées de brunatre.

Hab. Guarimata, environs de la Ville ( Champion) [| %]|; Nicaracua, Chontales (Janson) [ 8 2]; Costa Rica, Alajuela (Alfaro) [ 8 }.

Var. stolli, n.

%. Differe de la forme typique par sa téte un peu plus rétrécie 4 occiput, ot elle est un peu plus étroite, et par l’absence d’impression transversale distincte sur le métanotum. Couleur d’un brun plus foncé.

d. Long. 4 millim, Tibias d’un brun jaunatre (d’un brun foncé chez V’E. striatulum). Plus petit et plus gréle que celui de I’. striatulum. Du reste & peine distinct. Ailes enfumées de brun.

Hab. GuatTimata, Retalhuleu (Stoll).

6. Ectatomma (Holcoponera) simplex. | Ectatomma (Holcoponera) simplex, Kmery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 14 (% 9) (1896) '.

Hab. Costa Rica (Tonduz), Alajuela (Alfaro 3).

7. Ectatomma (Holcoponera) porcatum. Ectatomma (Holcoponera) porcatum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 15 (¥) (1896) *.

Hab. Costa Rica, Alajuela (Alfaro ').

Sous-gen. GNAMPTOGENYS, Roger.

8. Ectatomma (Gnamptogenys) concinnum, (Tab. I. fig. 4, 3.) Ectutomma concinna, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 103 ( 2?) (1858) ’. Gnamptogenys concinna, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 892, t. 20. fig. 5 ($) (1866) ?; XX, p. 963°; xxvii. p. 541°; xxxvi. p. 858°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 23°. Ectatomma (Gnamptogenys) concinnum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 41 (8) (1890) ”.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro’); Panama, Bugaba (Champion) [ % ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil ! ®, Pérou °,

8 HYMENOPTERA.

9. Ectatomma (Gnamptogenys) annulatum. (Tab. I. figg. 5, 5a, §.) Ectatomma rimulosum (Roger), var. annulatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. p. 543 (8 g¢) (1887)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26’. Ectatomma (Gnamptogenys) annulatum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 41 (¥% ¢) (1890)°; XXviii. p. 20 (1896) *. Hab. Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro *); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) | % 2 |.—Brisii} 2. |

10. Ectatomma (Gnamptogenys) sulcatum. (Tab. I. figg. 6, 6a, ¥; 7, 2; 8, 8a, 3.) Ponera sulcata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 99 (3) (1858) °. Gnamptogenys sulcata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 358 °. Ectatomma sulcatum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26°.

@. Long. 6-5 millim. Ailes enfumées de brun. Durestecommel’ouvriére. Stries du métanotum longitudinales, comme partout ailleurs. .

do. Long. 55 millim. Sculpture plus fine, mais du reste comme chez 1’ 8 ; couleur plus terne. Mandibules triangulaires, brunes, & bord terminal denté. ‘Téte, abdomen, pédicule, métapleures, scutellum, funicules et pattes, sauf les cuisses antérieures, bruns. Le reste du thorax, les cuisses antérieures, les scapes et le

premier article des funicules d’un jaune rougedtre moins brillant que chez la 2? et l’8 ; les deux faces du métanotum subégales, la déclive obliquement tronquée.

Hab. Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro 3); Panama, Bugaba (Champion) [ 8 2 ].

11. Ectatomma (Gnamptogenys) tornatum. (Tab. I. fige. 9,9, ¥.) Ponera tornata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 15 (8 2? 3)".

Gnamptogenys tornata, Roger, op. cit. 1863, p. 174°; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p- 964°.

Ectatomma tornatum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26 *.

Hab. Mexiqus, Vera Cruz14, Teapa en Tabasco (H. AH. Smith) [ 8], Orizaba aussure); GUATEMALA, Retalhuleu (Stoll) [ ¥ ¢ ), Pantaleon (Champion).

12. Kctatomma (Gnamptogenys) splendidum.

Ectatomma (Gnamptogenys) rimulosum, Roger, var. splendidum, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 871 (8) (1895) *.

Hab. Mexiqur, Tepic (Eisen & Vaslit }).

Ce n’est point du tout une variété de VE. rimulosum, comme |’écrit M. Pergande. Cette espéce est trés rapprochée de |’. continuum, Mayr (sec. ex type).

13. Ectatomma (Gnamptogenys) regulare. Gnamptogenys regularis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 963, 964 (8 ¢) (1870) *.

Ectatomma (Gnamptogenys) regulare, Mayr, op. cit. xxxvil. p. 541 (1887) ’. Ectatomma regulare, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26°.

Hab. Mexique!?*; Panama, Bugaba (Champion) [ 8 ].

ECTATOMMA. 9

14. Ectatomma (Gnamptogenys) mordax.

Ponera mordaz, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 98 3) (1858) *.

Ectatomma (Gnamptogenys) mordax, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 9 (1894)*; xxvii. p. 17 (1896) *.

Hab. Costa Rica (Alfaro } 2 *).—Brési..

15. Ectatomma (Gnamptogenys) alfaroi. Ectatomma (Gnamptogenys) alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 145 (2) (1894) °.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).

16. Ectatomma (Gnamptogenys) rastratum. Ectatomma rastratum, Mayr, Ver. zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 890 (%) (1866) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 25°. Ectatomma (Rhytidoponera?) rastratum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. p. 539°. Ectatomma (Gnamptogenys) rastratum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 41°.

Hab. Costa Rica?, Alajuela (Alfaro +).—Br&sit ?.

Sous-gen. ACANTHOPONERA.

17. Ectatomma (Acanthoponera) dentinode. Ectatomma (Acanthoponera) dentinode, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 541 (3 2? 3) (1887); Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 1437; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 24°.

Hab. Boutvie?; Brisii1 3.

Var. panamense, 0.

C’est une variété & sculpture plus dense, 4 pubescence plus abondante et 4 couleur d'un brun plus foncé.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui 3000! (Champion) [ & ].

18. Ectatomma (Acanthoponera) mucronatum. Ponera mucronata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. iv. p. 299 (9) (1860) °. Ectatomma (Acanthoponera) mucronatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 733 ( ¥ ) (1862) *.

Hab. Bresit}?.

Var. minor, 0.

%. Long. 5°3 millim. Epine de V’écaille un peu plus relevée, formant moins d’angle avec Vécaille. Taille plus petite.

Hab. Mzxiqun, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ ¥ }.

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., April 1899. cc

10 HYMENOPTERA.

PARAPONERA. Paraponera, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 100, t. 7 (1858) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 18.

1. Paraponera clavata.

Formica clavata, Fabr. Syst. Ent. p. 394 (3) (1775) *.

Ponera clavata, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 188 ( ?) (1886) °.

Paraponera clavata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 100 (4), t. 7. fig. 6 (1858) *; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (3 2) (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 18°.

Formica aculeata, Oliv. Encycl. Méthod. Ins. vi. p. 498 (2?) (1791) °.

Ponera aculeata, Lepel. Encycl. Méthod. Ins. x. p. 184 (?)”.

Formica spininoda, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 207 (% ?), t. 7. fig. 45 (1802) °.

Ponera tarsalis, Perty, Del. Anim. Artic. Brasil. p. 185, t. 27. fig. 2 (2) (1833) °.

Hab. Nicaragua, Chontales (Janson) ; Costa Rica, Jiménez, Sarapiqui (Alfaro +).— AMERIQUE MERIDIONALE, Jusqu’a Paraguay.

PACHYCONDYLA. Pachycondyla, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 105, t. 7 (1858) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 382.

1. Pachycondyla enescens. 7

Pachycondyla enescens, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 396, 397 (8) (1870); Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 72°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (2) (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 32%.

d. Long.9410 millim. Gréle. Epistome avec une impression médiane devant. Yeux relativement petits. Téte convexe derriére. Scape plus long qu’épais. Face basale du métanotum plus longue que la face déclive. Cette derni¢re obliquement tronquée et grossi¢rement ridée en travers, Noeud du pédicule en cone arrondi et élevé, beaucoup plus haut qu’épais 4 la base. Abdomen allongé. Pygidium en pointe longue et aigué. Hypopygium en lamelle allongée, acuminée, assez plate. Valvules génitales extérieures grandes, arrondies & l’extrémité.

Subopaque, finement ponctué ; métanotum avec des rides et rugosités grossiéres.

Pilosité dressée brundtre espacée sur le corps, nulle sur les tibias et les tarses. Pubescence roussatre abondante sur les membres, plus espacée sur le corps.

Noir. Antennes et pattes brun foncé. Mandibules et tarses brundtres. Ailes teintes de brunatre, mais encore transparentes. A la base des segments abdominaux un léger reflet métallique peu apparent.

Hab. Costa Rica ?4 (Pittier) [8 3], Alajuela (Alfaro ?).—Cotomsrn 2 4.

2. Pachycondyla flavicornis.

Formica flavicornis, Fabr. Ent. Syst., Suppl. p. 280 (%) (1789); Latr. Hist. nat. des Fourmis, p. 202, t. 7. figg. 42 B (2 ?), 43 (¥) (1802) ?.

Ponera flavicornis, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 190 (u 9) (1836) °; Smith, Cat. Hymen. vi. p. 95 *.

Pachycondyla flavicornis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 439°; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 58, 73°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890)7; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 33°.

Hab. Guatimata®, El Reposo (Champion); Costa Rica °, Alajuela, Jiménez

PACHYCONDYLA. 11

(Alfaro1); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ 3 ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie 8, Guyane 8, Brésil’, Pérou ®.

Commune dans la forét vierge de Colombie, courant surtout par terre (Lore/).

Var. obscuricorms. Pachycondyla flavicornis (Fabr.), var. obscuricornis, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 58, 73 (%)°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890) ”.

Hab. Costa Rica®, Alajuela (Alfaro !°).—AMERIQUE MERIDIONALE, Para ?.

3. Pachycondyla apicalis, Formica apicalis, Latr. Hist. nat. des Fourmis, p. 204, t. 7. fig. 42 a (8) (1802) *. Ponera (Myrmecia) apicalis, Latr. Gen. Crust. et Ins, iv. p. 128°. Ponera apicalis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 97°. Pachycondyla apicalis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 439°; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73 (%)*; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 827. Hab. Costa Rica? (Tonduz) [% 2], Alajuela, Pozo Azul, Juan Vifias (Alfaro °) ; Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ ¥].—AMERIQUE MERIDIONALE®, Guyane ®, Brésil 3.

Commune dans la forét vierge de Colombie, courant surtout par terre (Forel).

4. Pachycondyla carinulata.

Ponera carinulata, Roger, Berl. ent. Zeitschr, v. p. 4 (9) (1861) °.

Pachycondyla carinulata, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 397 >; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73 (3)°.

Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Guyane 2, Brésil! °.

Race azteca, 0.

%. Long. 7 millim. Labdomen n’est pas tronqué, mais arrondi devant. Le nceud du pédicule est beaucoup plus haut derriére que devant. Sa face supérieure est fortement déclive d’arriére en avant. Sa face postérieure est convexe et presque deux fois plus haute que la face antérieure; cette derniére est plane. Abdomen plutét court, peu échaneré aprés le segment. Téte tronquée derriére. Correspond du reste & la description de Roger. Liespéce typique est de Cayenne.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [ 8 |.

5. Pachycondyla fetida. Formica fetida (? Linn.), Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 502 (1791); Latr. Hist. nat. des Fourmis, p. 206 (2?) (1802) °*. I Ponera fotida, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 95 (1858) * ; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1860, p. 812 (2 )*. Pachycondyla fetida, Roger, Verz. Formicid.. p. 18 (1863) >; Emery, Ann. Soe. Ent. Fr. 1890,, p. 74 (8) °; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (1890) 7; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 33°. Hab. Costa Rica®8, Alajuela, Jiménez (Alfaro’); Panama, Bugaba, Volcan de

Chiriqui (Champion) [ 3 2 ].—AmiRique MERIDIONALE*, Guyane 46) ce 2

12 HYMENOPTERA.

6. Pachycondyla fuscoatra.

Ponera (Pachycondyla) fuscoatra, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p.- 8 (8)’.

Pachycondyla fuscoatra, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 439 *; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 58, 71 (%)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 34‘.

Hab. Costa Rica?4; Panama, Bugaba (Champion) [ 9 ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie 134, Venezuela 13 4,

as

Race transversa.

Pachycondyla fuscoatra (Roger), st. transversa, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890)°; Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 58 (8 2)°*

Pachycondyla transversa, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 857.

Hab. Costa Rica 67, Alajuela, Juan Vifias (Alfaro ®).—Coomsts (Forel).

Niche dans la terre des foréts, tierra caliente (Forel).

7. Pachycondyla purpurascens, sp. n. (Tab. I. fig. 10, 9.)

%. Long. 17 millim. Bien plus grande et plus robuste que la précédente, dont elle différe par le noeud du pédicule aussi large devant que derriére (plus large derriére chez la P. transversa), par sa téte plus grande, plus striée et moins densément ponctuée (chez la P. transversa il y a devant plutét des rides que des stries). Pubescence plus diluée. Mandibules plus lisses. Fosses antennaires plus profondes, a bord antérieur plus relevé. La téte est aussi un peu plus large derriére.

D’un noir & beau reflet métallique pourpre foncé. Pattes et antennes brunes, Mandibules, extrémité de Vabdomen et tarses roussatres.

Hab. Costa Rica, Caché (Rogers).

8. Pachycondyla harpax. Formica harpax, Fabr. Syst. Piez. p. 401 (1804) ?. Pachycondyla harpax, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 897 (¢2)?.

Hab. AMERIQUE MERIDIONALE! 2, jusqu’A Paraguay.

Race montezumia.

Pachycondyla montezumia, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 108 3) (1858) *.

Pachycondyla orizabana, Norton, Amer. Nat. ii. p. 64 (%) (1868) *; Proc. Essex Institute, Vi., Comm. p. 8°.

%. Différe de la forme typique par sa taille un peu plus faible, mais surtout par son pronotum et son mésonotum

beaucoup moins convexes, le pronotum bien plus fortement bordé, par son abdomen et son pédicule subopaques, densément ponctués, par sa pubescence plus dense et plus longue.

Hab. Mrxique*~, Tepic (Hisen), Huaztec (Saussure), Orizaba (Norton, Saussure), Teapa en Tabasco (H. Z. Smith) ; GUATEMALA, environs de la ville, Mirandilla

(Champion), Retalhuleu (Stoll); Nicaragua, Chontales (Janson) 9]; Costa Rica (Tonduz).—CoLomBIE; VENEZUELA.

Niche dans la terre, dans les tiges séches et creuses et dans le bois pourri

(Forel).

PACHYCONDYLA. 13

9. Pachycondyla levigata.

Ponera laevigata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 98 (% ) (1858) *.

Pachycondyla levigata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 358 (1886) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 34°.

Pachycondyla gagatina, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 71, 75 (3 )*.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro ? 4).—AMERIQUE MERIDIONALE, ga '.

10. Pachycondyla lineaticeps.

Pachycondyla lineaticeps, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lili. p. 502 (% ) (1866) +; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73 (%)?; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 34°.

Hab. Muxique?%, Cordova (Sallé); Costa Rica?4, Jiménez (Alfaro*); Panama, Bugaba (Champion) [ 8 |.

11. Pachycondyla pallipes.

Ponera pallipes, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 98 ( 2) (1858) * (nec p. 87. no. 16).

Pachycondyla pallipes, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 858°; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73°.

Ponera crenata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 3 )*.

Pachycondyla crenata, Mayr, Reise Novara, Formicid. p. 65°; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, XXXVIl. p. 524 (8 2)”. |

Pachycondyla pallidipes, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 34".

Hab. AMf#RiQUE CENTRALE? 7,—CoLomBIE 47; GuyaNE’; Brésiu’, Pard!.

Var. mesta.

Pachycondyla mesta, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 395, 397 (%) (1870) *,

Pachycondyla crenata (Mayr), var.? masta, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, EXXvil. p. 534 (% ) (1887) °.

Pachycondyla pallipes (Smith), var. mesta, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890)

Pachycondyla pallidipes, var. mesta, Dalla Torre, Cat. Hymen, vii. p. 34".

Had. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1°).—Co.omstx ® 9 11 (Foreé).

lo

Niche dans les tiges séches et creuses des buissons (Fore/).

12. Pachycondyla striatinodis. Pachycondyla striatinodis, Emery, Aun. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 74, 75 (%)’; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (1890)?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 35°. Hab. Guatéimauta, Pantaleon (Champion); Costa Rica®, Alajuela et Jiménez (Alfaro}?); Panama, Bugaba (Champion) [x }.

13. Pachycondyla theresiz, sp.n. (Tab. I. fig. 11, 3.)

%. Long. 11:54 12:5 millim. Plus petite que la P. villosa, avec laquelle on la confond 4 premicre vue, et dont elle différe par les caractéres suivants :—

14 HYMENOPTERA.

Mandibules plus courtes, armées de 13 dents moins distinctes, plus larges & la base, bien plus luisantes, avec des stries plus grossiéres, moins serrées. La téte n’est pas ou est & peine échancrée derriére et a les cétés bien plus convexes. L/’épistome n’a pas d’impression au milieu de son bord antérieur. Le 2™° article du funicule n’est pas plus long que le premier. Le pronotum est beaucoup moins fortement bordé ; le bord est plus obtus et ne surplombe pas de cété. Le pronotum est plus étroit, pas beaucoup plus large que le mésonotum. La face déclive du métanotum est & peine obtusément subbordée. Le noeud du pédicule est plus long que large. La pubescence est d’un jaune doré plus foncé. A part cela, la sculpture, la pubescence, la pilosité, la couleur et la forme sont identiques A celles de la P. villosa, avec laquelle cette forme parait avoir été confondue.

Hab. Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ ¥ ].

Je dédie cette espéce 4 Son Altesse Royale la Princesse Thérese de Baviére.

Var. bugabensis, n.

%. Long. 10411 millim. Encore plus petite. Mandibules lisses, luisantes, avec des points épars, légérement et trés finement striolées vers la base, avec le bord externe plus fortement concave. Téte plus longue que large; du reste identique.

Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ % }.

14. Pachycondyla unidentata.

Pachycondyla unidentata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 720 (% 2?) (1862)'; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73 (¥)?; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 35%.

Hab. Mexique*, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) ; Costa Rica 24, Alajuela, Jiménez (Alfaro*); PanaMa, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [% 9 ].—Am#RIQUE MERIDIONALE, juxqu’a Brésil.

15. Pachycondyla villosa.

Formica villosa, Fabr. Syst. Piez. p. 409 (%) (1804)’; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 288 *.

Ponera villosa, lig. Mag. Ins. vi. p. 194 (8) (1807)°; Lepel. Hist. Ins. Hymén. i. p. 192 (2?) (1836) “; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p.1 (9 g)°.

Pachycondyla villosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 720°; Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 397 (?) 7; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. (6) x. p. 74°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (1890) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 35”.

Ponera bicolor, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 242 (8) (1845) ™.

Ponera pilosa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 95 (@) (1858) ”.

Ponera pedunculata, Smith, loc. cit. p. 96, t. 6. fig. 25 (8); Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 81 (1862) “; Norton, Amer. Nat. ii. p. 61 (3).

? Ponera amplinoda, Buckley, Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 171 (1866) **.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas 16,—Mexiqur 89 15. Presidio de Mazatlan (Horrer), Tepic (Eisen), Teapa en Tabasco (H. H. Smith), 'Temax en Yucatan (Gaumer) ; GuaTEmaLa, Pantaleon, San Gerénimo (Champion); Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro®); Panama (Stretch 4) [9 2 3 ].—AMBRIQUE MERIDIONALE, Jusqu’a Paraguay 8.

Commune dans les foréts, oti elle court rapidement le long des arbres (Forel).

PACHYCONDYLA.—PONERA. 15

Race curvinodis, n. (Tab. I. fig. 12, 8.)

%. Long. 13.418 millim. Mandibules lisses et luisantes, plus longues et 4 dents plus larges que chez la forme typique. La face déclive du métanotum a un bord relevé en aréte proéminente. L’écaille, fortement bordée, a une extrémité antérieure supérieure (ou un sommet) prolongée en avant, et surplombant en cap la surface antérieure qui est distinctement concave, vue de profil (verticale chez la forme typique). Du reste comme le type, mais plus grande.

Hab. Guaréimata, Las Mercedes, Torola (Champion); Panama, Bugaba, Volcan de

Chiriqui (Champion) | & ]}.

PONERA.

Ponera, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 128 (1802); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 37. Ponera, sensu strictiore, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1862, p. 713.

1. Ponera ferruginea.

Ponera ferruginea, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 100 (¢) (1858)*; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 358 (1886) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 39°.

Hab. Mexique!-3.

Var.? panamensis, n.

2. Long. 6°5 millim. Correspond assez & la description de Smith, mais plus grande. Téte rectangulaire arrondie, plus longue que large. Mandibules avec environ 9 dents en partie larges, en partie petites, a bord terminal long; elles sont lisses, luisantes, avec des points épars. Ailes teintées de jaunatre, avec les nervures et la tache d’un brun clair.

Différe de la P. leveillet, Emery (% ), par sa taille plutot plus faible, par la présence d’un sillon oblique 4 la base des mandibules, par la téte et le thorax qui sont densément réticulés-ponctués et presque mats, par les scapes qui ont quelques poils dressés et par la face déclive du métanotum qui a quelques gros points enfoncés plus ou moins réticulaires au pourtour. Eeaille concave derriére, de V’épaisseur de celle de la P. sakalava, mais aussi épaisse en haut qu’en bas.

Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ 2 ].

2, Ponera constricta.

Ponera constricta, Mayr, Hore Ent. Ross. xviii. p. 31 (% ) (1884) '; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 39°. Ponera josephi, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xl (3) (1886) °.

Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ 2 ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Cayenne’, Brésil? *.

Commune partout, rodant dans les broussailles et le long des chemins, en Venezuela et en Colombie (Forel).

3. Ponera stigma.

Formica stigma, Fabr. Syst. Piez. p. 400 (?) (1804)*; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 288’.

Ponera stigma, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 434 (g) (1887) °; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 42°.

Ponera quadridentata, Smith, Journ. Linn. Soc., Zool. iii. p. 143 (-¢ ) (1858) °.

16 HYMENOPTERA.

Ponera americana, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 722 (8) (1862) "; xxvii. p. 663 (3 o)*. | Hab. MeExique*; Costa Rica (Tonduz), Alajuela (Alfaro *).— AMERIQUE MERIDIONALE 4. —ARrv Is. 35 6,

Trés commune, dans le bois pourri des foréts et dans les tiges creuses en Colombie et en Venezuela (Forel).

Var. attrita.

Ponera stigma, var. attrita, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 362°.

Hab. Guarimats, Las Mercedes (Champion) [ §]; Panama, Bugaba (Champion) [ @ ]. —ANTILLEs, St. Vincent [ ¥ 2 ]°.

4, Ponera nitidula. Ponera nitidula, Emery, Bull. Soc. Ent, Ital. xxii. p. 43 ) (1890)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 40 ?. Hab. Costa Rica! 2,

5. Ponera ergatandria. Ponera ergatandria, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 365%.

Hab. Costa Rica (Pittier) { ¥ ]—Antruuzs, St. Vincent! [8 9 ¢ ].

6. Ponera cognata. Ponera cognata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 24 (%) (1896) *.

Hab. Costa Rica, Jiménez, Suerre (Alfaro !).

7. Ponera foda. Ponera feda, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 364°.

Hab. GuaT&MaLa, environs de la ville (Champion).— ANTILLES, St. Vincent !. |

Un peu plus grande que la forme typique de St. Vincent.

8. Ponera ochracea. Ponera ochracea, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 390, nota ( 9) (1855) *.

Hab. EvRoPe MERIDIONALE!,

Race guatemalensis, n.

%. Differe de la forme typique d’Italie par ses yeux distincts, quoique trés petits, par sa taille un peu plus petite et ses antennes plus gréles. La téte est trés mate et trés densément ponctuée. Malgré la grande différence de l’habitat, je n’ose en faire qu’une race.

Hab. Guatéma.a, Aceituno (Champion); Nicaragua, Chontales (Janson).

LEPTOGENYS. 17

2” Tribu LEPTOGENYI.

LEPTOGENYS.

Leptogenys, Roger, Berl. ent. Zeitschr. v. p. 41 (1861) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 46. Subgen. Lobopelta, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges, Wien, xii. p. 783 (1862) ; Jahrb. des Hamb. Wiss. Anstalt, x. 2, p. 198 (1893).

Les Leptogenys vivent en Colombie dans les trones pourris des foréts (Forel). Leurs ? sont encore inconnues, probablement aptéres.

Sous-gen. LEPTOGENYS, sensu strictiore.

1. Leptogenys punctaticeps. Leptogenys punctaticeps, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 62, nota (%)*; Bull. Soc. Ent. Ital. xxi. p. 437; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 46°.

Hab. Costa Rica 3, Jiménez (Alfaro 1*).

2. Leptogenys rita, sp. n.

%. Long. 4 millim. Trés étroite et gréle. Mandibules longues comme a peu prés les $ de la téte, assez étroites, presque droites (faiblement courbées vers l’extrémité), avec le bord interne presque paralléle au bord externe et avec un bord terminal oblique, court et tranchant. Epistome avancé en triangle trés étroit et trés allongé, avec une caréne trés élevée et trés aigué. Les yeux trés petits, n’ayant guére plus de 8 4 10 facettes, ne sont éloignés du bord antérieur de la téte que de Ja largeur de leur diamétre. Téte rectangulaire, 4 bord postérieur assez distinct, un peu plus large devant que derriére, une fois et 3 plus longue que large (sans le triangle de l’épistome). Les scapes dépassent l’occiput. Articles 9 et 10 des funicules légérement plus larges que longs (2 4 6 plus longs que larges). A part les courbes subégales du devant du pronotum et de la face déclive du métanotum, le profil du thorax est subrectiligne. La face basale du métanotum est plus longue que le pronotum et le mésonotum réunis; ce dernier trés petit, transversal. Face déclive basse, longue comme les 2 de la basale. Nceud du pédicule bien plus long que large, rétréci devant, vu de profil presque carré, mais avec le bord supérieur (c. 4 d. la face supérieure) distinctement incliné en avant et faiblement convexe, de sorte que son pan avtérieur vertical est plus court que le postérieur qui est vertical aussi. Abdomen trés allongé, distinctement, mais faiblement, rétréci aprés le premier segment. Pattes gréles.

Lisse et luisante avec des points petits et trés épars (un peu moins épars vers le devant de la téte). Quelques rides sur le triangle de l’épistome ; quelques réticulations sur le bas des cétés du métanotum. Pilosité éparse, fine, jaundtre, pointue, plus abondante, mais oblique sur les pattes et les antennes. Pubescence éparse, passant a la pilosité.

Roussatre. Abdomen et scapes d’un roux jaunatre. Pattes jaunatres.

Hab. Panama, Colon (reeu par M. le Prof. Emery).

Je dédie cette espéce 4 Mme. Rita Emery. Se distingue par sa forme svelte et gréle.

8. Leptogenys venatrix, sp. n.

%. Long. 4:24 4:4 millim. Plus robuste que la précédente. Mandibules, épistome et antennes comme chez la LZ. rite, mais les art. 9 et 10 du funicule sont au moins aussi longs que larges. Les yeux sont places de méme, mais ont 32 4 35 facettes. La téte plus large et plus courte, seulement d’ + plus longue que large, a un bord postérieur rectiligne, 4 rebord légérement relevé. Le pronotum et le mésonotum réunis

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. I1I., Aprid 1899. DD

18 HYMENOPTERA.

sont aussi longs que le métanotum. Ce dernier a une face basale convexe, s’‘inclinant en arriére, et’ une face déclive courte. Noeud presque squamiforme, bien plus large que long, rapidement et fortement rétréci devant, haut, légérement concave sur sa large face postérieure. Vu de cété, il a deux pans verticaux, dont l’antérieur plus court, et une courte face supérieure un peu inclinée en avant. Abdomen bien plus court que chez la L. rite, légérement rétréci aprés le 1°° segment.

Sculpture comme chez la ZL. rite, mais la pilosité est plus abondante et assez dressée sur les pattes et les antennes. D’un brun un peu roussdtre ou rougedtre. Pattes, antennes, mandibules et extrémité des segments abdominaux d’un rouge jaunatre.

Hab. Panama, Colon (recu par M. le Prof. Emery).

Parente de la précédente, mais distincte par sa forme plus robuste, son pédicule, ses yeux et sa couleur. |

Sous-gen. LoBOPELTA.

4. Leptogenys (Lobopelta) famelica. Leptogenys famelica, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 59 (1896) }.

Hab. Costa Rica, Suerre, Jiménez (Alfaro 1).

5. Leptogenys (Lobopelta) mexicana. Lobopelta mexicana, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 966 (3) (1870) *; xxvii. p. 6657; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 45°.

Hab. Muxique?? (Bilimek!), Moyoapam (Saussure).

6. Leptogenys (Lobopelta) pusilla. Lobopelta pusilla, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (8) (1890)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. Vil. p. 45°, Hab. Costa Rica?, Jiménez (Alfaro 1).

3™¢ Tribu ODONTOMACHII.

ANOCHETUS.

Anochetus, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 58 (1861); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 47. - Stenomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 711 (1862).

Sous-gen, STENOMYRMEX. {Mayr, loc. cit.; Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vii. p. 882 (Fourmis Madag., Keller). ]

1. Anochetus (Stenomyrmex) emarginatus.

Myrmecia emarginata, Fabr. Syst. Piez. p. 426 (1804)'. :

Anochetus emarginatus, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 63*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p- 47°.

Hab. AMERIQUE MERIDIONALE !, Colombie 23.

ANOCHETUS.—ODONTOMACHUS. 19

Race striatulus.

Anochetus (Stenomyrmex) emarginatus (Fabr.), r. striatulus, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 64(%) 4; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43°; ibid. xxvi. p. 186°.

Anochetus striatulus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 48”.

Hab. Costa Rica 4 ®?, Jiménez, Alajuela (Alfaro °).

ODONTOMACHUS.

Odontomachus, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 128 (1802), xili, p. 257 (1805); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 49. . Pedetes, Bernstein, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xi., Sitzungsb. p. 7 (1861).

1. Odontomachus affinis. Odontomachus affinis, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 423 (1845); Roger, Berl. ent. Zeitschr. v. p. 277; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 49°.

Hab. Briésit 123,

Race panamensis, n. (Tab. I. figg. 18, 184, &.)

%. Long. (étendu, avec les mandibules) 8:3 410 millim. Beaucoup plus petit et un peu plus gréle que la forme typique, mais avec les funicules des antennes bien moins gréles, a articles moins clavés, couleur d'un brun jaundtre ou d’un jaune brunatre plus pale. Stries du pronotum circulaires. Pubescence plus longue, plus fine et plus abondante. Pilosité bien plus fine, d’un jaune pale (brunatre et assez grossiére chez le type). Du reste comme la forme typique, mais plus de poils sur le thorax et sur la téte.

@. Long. 12 millim. Sauf les stries du pronotum qui sont transversales, mémes différences que 3.

3. Long. 7-2 millim. Plus luisant, bien moins pubescent et 4 sculpture moins serrée que 1'0. hematodes. Ecaille plus obtuse, moins acuminée. Jaunatre, varié de brun; trois taches brunes sur le mésonotum. Ailes hyalines, 4 tache marginale brune et nervures pales.

Hab. Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [| § 2 ¢ ]. |

2. Odontomachus chelifer.

Formica chelifera, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 188, t. 8. figg. 51, 52 (3) (1802) °.

Ponera (Odontomachus) chelifera, Latr. Gen. Crust. et Ins. iv. p. 128’.

Odontomachus chelifer, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 186 (%) (1836)°; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 274; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 49°.

Odontomachus cheliferus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 77 (1858)"; Lucas, Bull. Soc. Ent. Fr. 1859, p. clx®.

Odontomachus hematodes, r. theresie, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. 1895, p. 41”.

Hab. Mexiqus, Colorado, prés de Vera Cruz (S.A. Roy. Princesse Thérége de Baviére ®) ;

Cosra Rica, Jiménez, Alajuela, Palmares (Alfaro®); Panama, David (Champion) [ § ].

—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie®, Cayenne 8, Pérou °, Brésil ®.

On le trouve en général isolé dans les foréts et les broussailles (Fore?).

3. Odontomachus hastatus. Myrmecia hastata, Fabr. Syst. Piez. p. 426 (%) (1804) °; Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vii. p. 114’. Odontomachus hastatus, lig. Mag. Ins. vi. p. 194 (1807)°; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, DD 2

20 HYMENOPTERA.

p. 31 (%)‘; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890)*°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. .51°, - Odontymachus maxillaris, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 77 (8 @), t. 5. figg. 12-14 (1858)"; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 27 (2) °. Hab. Costa Rica®, Jiménez (Alfaro *), Tuis (Pittier); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ % 2 ).—AmMiRIQUE MERIDIONALE, Colombie ®, Pérou®, Brésil ¢, Amazones’.

4. Odontomachus hematodes.

Formica hematoda, Linn. Syst. Nat. 10™* édit. i. p. 582 (8) (1758) ’.

Myrmecia hematoda, Fabr. Syst. Piez. p. 425 (1804) ”.

Odontomachus hematodes, Latr. Gen. Crust. et Ins. xiii. p. 257 (1805)*; Smith, Cat. Hymen. vi. p. 76 (8 2 g),t. 5. figg. 4-7 (1858) *; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 24°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 507 *.

Ponera (Odontomachus) hematodes, Latr. Gen. Crust. et Ins. iv. p. 128 (1809) °.

Odontomachus hematodes (Linn.), var.? microcephalus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 45 (8), fig. 1°.

Hab. Mrxiqus *, Presidio de Mazatlan (Forrer), Atoyac en Vera Cruz (Schumann), Temax en Yucatan (Gawmer); GUATEMALA, environs de la ville, Cerro Zunil, Panajachel (Champion); Nicaraeva, Chontales (Janson); Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro *), Buenos Aires (Péttier); Panama, David, Caldera, Bugaba (Champion) [% 9 ¢ |.— ZONA TORRIDA ORBIS TERRARUM 7,

‘Lrés commun dans toute l’Amérique tropicale (centrale et méridionale). En Colombie on l’appelle Fourmi tac,” 4 cause du bruit qu’il fait en refermant brusquement ses mandibules. Par le méme mouvement il ressaute en arriére lorsqu’il les referme contre un objet, ce qui lui a fait attribuer 4 tort la propriété de sauter. Carnivore. Vit en assez grandes fourmiliéres dans le bois pourri ou sous les pierres, selon les races, dont Yhabitat différe. Pique trés fort et se défend vaillamment. La var. microcephalus, Emery, n’est qu’une femelle ergatomorphe anormale de l’0. hematodes.

Race insularis, var. hirsutiusculus.

Odontomachus hirsutiusculus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 78 (8) (1858) ©.

Odontomachus hematodes (Linn.), var. hirsutiusculus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 24"; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44, nota (1890) *.

Odontomachus insularis (Guér.), var. hirsutiusculus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 51™.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida 13,—Panama, Volcan de Chiriqui (Cham- pion) {| 2 |.—AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil 13, Paraguay 13.

La race msularis et surtout sa var. hirsutiusculus vivent sous les pierres, dans les jardins et les broussailles, aux environs des villes et méme dans les murs des villes de

* Pour la synonymie voir le catalogue de Dalla Torre.

ODONTOMACHUS. 21

toutes les Antilles, ce qui n’est nullement le cas des autres races de 1'0. hematodes. On ne les trouve pas dans la forét (Forel).

Race pubescens.

Odontomachus hematodes (Linn.), var. pubescens, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 25 (9 y™.

Odontomachus hematodes (Linn.), race pubescens, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44, nota (1890)**; ibid. xxvi. p. 146°; Ann. Soc. Ent. Fr. 1893, p. 91, nota an

Odontomachus pubescens, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 52”.

Hab. Panama, Chiriqui 17 8.—Am#rique MERIDIONALE, Brésil **.

Race opaciventris, n. (Tab. I. figg. 14, 14a, § .)

%. Long. 13:5 415 millim. Trés semblable 4 la r. laticeps, Roger, mais encore plus grand et plus robuste, avec les deux premiers segments de l’abdomen au moins densément réticulés-ponctués et mats. Stries du pronotum variables, parfois disposées autour de deux centres. La sculpture de la téte et du thorax plus forte et moins fine que chez les autres races. Des denticules mousses distincts au bord interne des mandibules.

@. Long. 16 316-7 millim. Sauf les stries du pronotum, mémes caractéres que l’ouvriére, mais l’abdomen est seulement reticulé, subopaque ou assez luisant. Ailes brunes 4 nervures et tache d’un brun foncé.

Hab. Mauxique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Guarimana, Cerro Zunil, San

Isidro, Pantaleon, Mirandilla (Champion); Costa Rica, Tuis (Pittier); Panama,

Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ 9 2 }-—Cotomsiz, San Antonio, Don Diego

(Forel).

Ce géant des races de 10. hamatodes vit dans la grande forét vierge, et niche dans les troncs d’arbres vivants ou morts (Champion, Foret).

Race erythrocephalus.

Odontomachus hematodes (Linn.), st. erythrocephalus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (3) (1890) **.

Odontomachus erythrocephalus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 50”.

Hab. Costa Rica 2°, Alajuela, Jiménez (Alfaro 1°), Tuis (Pittier ).—CoLoMBiE 20,

Race laticeps. Odontomachus hematodes (Linn.), var. laticeps, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 25 (%)”; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890) ”. Odontomachus laticeps, Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 51 * Hab. Mexiqus, Cordova (Sallé 21); Costa Rica 23, Alajuela, Jiménez (Alfaro *?).— CoLomBIE 7°, . 7 |

Race striativentris.

Odontomachus hematodes (Linn.), st. striativentris, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (9) (1890) *.

Odontomachus striativentris, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 52”.

Hab. GuarTimata, Teleman en Vera Paz (Champion); Costa Rica, Jiménez (Alfaro *).

22 HYMENOPTERA.

2™ Sous-fam. DORYLINZA.. [Shuckard, Ann. & Mag. Nat. Hist. v. p. 188 (1840).]

La tribu des Dorylii n’est pas représentée en Amérique. Jai déja dit ne pouvoir me ranger a4 l’opinion de M. le Prof. Emery qui fait rentrer depuis peu dans les Dorylinze des genres qui, 4 mon avis, sont des Ponerine. M. Emery me reproche d’attacher trop d'importance aux caractéres biologiques. Je répondrai qu’a mon avis leur importance est toute aussi grande que celle des caractéres morphologiques. Force et matiére expriment le méme principe moniste. Tout dépend seulement pour la classification de l'ancienneté et de la fixité des caractéres. Nous avons des formes trompeuses et passagéres, et la morphologie nous offre autant de convergences que la biologie. Le tout est de ne pas confondre la convergence pour raison physiologique ou biologique avec les signes de parenté phylogénétique réelle. Lesclavagisme des Polyergus et des Strongylognathus est un fait de convergence, comme la forme de leurs mandibules. La biologie mycophage des Aftii est par contre un grand fait phylogénétique. Et, en attendant du plus str, je considére les mceurs si spéciales des Dorylus (avec sous-genres), Rhogmus, Enictus, et Eciton, comme expression d’une vraie parenté.

En Amérique centrale, la tribu des Ecitéi est seule représentée avec le genre Cheliomyrmex.

ECITON.

Eciton, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 180 (1802), xiii. p. 258 (1805) ; Mayr, Wien. ent. Zeit. v. p. 83 (1886) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1 (3).

. Labidus, Jurine, Nouv. Méth. class, Hymén. p. 282 (1807) (¢).

- Ancylognathus, Lund, Ann. Sci. Nat. xxiii. p. 121 (1831). .

. Camptognatha, Westwood, dans Griffith’s Anim. Kingd. xv. p. 16, t. 76. fig. 4 (1832).

. Nycteresia, Roger, Berl. ent. Zeitschr. v. p. 21 (1861).

1 4K 40K

Les Hciton sont bien connus par leurs rapines faites en colonnes (“ Army-Ants,” Bates, Belt, &c.). Belt a découvert leurs nids temporaires, mais c’est 4 Wilh. Miiller qu'on doit d’avoir élucidé en partie la question de leurs mccurs intimes, Leur nymphes ont un cocon. Les Labidus” sont leurs 3 (W. Miiller, Hetschko). | Les espéces jaune rouge qui sont aveugles ou presque aveugles chassent sous terre, comme les Dorylus. J'ai observé les chasses souterraines de l’E. cwcum. Les Eciton envahissent les maisons comme les Dorylus, et y font la chasse aux Blattes, Araignées, Souris, ete. Cependant j’ai vu l’armée de |’E. hamatum en Colombie fuir devant Vattaque furieuse de l’ Azteca instabilis qui dérouta les Eciton avec la sécrétion de ses glandes anales.

1. Eciton hamatum.

Formica hamata, Fabr. Spec. Ins. i. p. 494 (%) (1781)'; Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 242, t. 8. fig. 54 (%) (1802)”.

Myrmecia hamata, Fabr. Syst. Piez. p. 425 (1804) *.

ECITON. 23

Eciton hamatum, Latr. Hist. Nat. Crust. et Ins. xiii. p. 258 (1805) ‘; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 161, t. 13. fig. 6 (part.) (%)°; Cat. Hymen. vi. p. 148, t. 6. fige. 5, 6, 8 (part.) °; Norton, Amer. Nat. ii. p. 617; Trans. Am. Ent. Soc. ii. p. 45°; Belt, Nat. in Nicaragua, pp. 17-29 (1874) °; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, pp. 117,121; Emery, Bull. Soc, Ent. Ital. XXxil. p. 88"; ibid. xxvi. p. 176, t. 2. figg. 2 a-g'?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 38".

Formica curvidentata, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 269, t. 8. fig. 55 (3) (1802) “.

Eciton curvidentatum, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 179 (8) (1886) °; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 162, t. 18. fig. 5 (3) (1855) "*.

Eciton drepanophorum, Smith, Cat. Hymen. vi. p..149 (%) (1858) ””.

Eciton hamaitum, $?, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 7 (1896) **.

Hab. Mexique’®; Nicaraeua®; Costa Rica 3, Jiménez (Alfaro™), Buenos

Aires (Pittier); Panama ® 18, Bugaba et Caldera (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Brésil § 1,

Les armées de cette espéce sont plus étroites et plus ramifiées que celles de

VE. burchelli.

2. Eciton burchelli.

Labidus burchelli, Westw. Arcana Ent. i. p. 74, t. 20. fig. 1(¢) (1842) °; Smith, Cat. Hymen. vii. p. 5, t. 1. fig. 3g) (1859)*; Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vii. p. 217 (¢) *.

Eeiton (Labidus) burchelli, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39‘; Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vil. p. 217°.

Eciton hamata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 161, t. 13. figg. 6-8 (8) (1855) (nec Fabr., Latr.)*; Cat. Hymen. vi. p. 148, t. 6. figg. 5-8 (8 ) (1858)7; W. Miiller, Kosmos, i. p- 81 (1886) *.

Eciton rapax, Smith, Trans, Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 163 (part.)®; Norton, Trans. Am. Ent. Soe. ii. p. 45 7°.

Eciton mexicana (Guér.), Norton, Amer, Nat. ii. p. 62, t. 1. figg. 5, 6 (%) (nec Smith, Roger) " ; Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 7, fig.*; de la Llave, La Naturaleza, iii. p. 247”.

Eciton brunnea, Norton, Amer. Nat. ii. p. 62 (3%) (1868) *; Proc. Essex Institute, vi., Comm. p.6”.

Eciton burcheli=foreli (hamatum), W. Miiller, Kosmos, i. pp. 81-93 (1886) *.

Eciton foreli, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, pp. 116, 122 (4); Emery, Bull, Soc. Ent. Ital. xxii. p. 88"; ibid. xxvi. p. 177, t. 2. figg. 3 af ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p- 2”.

Hab. Mexiqus 1 1215 1720, Cordova 18 (Sumichrast }°); GuarkMata, Chacoj en Vera Paz, San Isidro (Champion) ; Nicaragua, Chontales (Belt); Costa Rica 2°, Jiménez, San Carlos, Pozo Azul, Alajuela (Alfaro'*) [¥], Tuis (Pittier); Panama!’ 20, Bugaba, Caldera, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Uruguay 27 20,

Une des espéces les plus communes de |’Amérique du sud et du centre. L’identifi- cation du ¢ et de l’ouvriére est due aux belles observations du Dr. Wilh. Miiller.

Var. parvispina, n.

Variété peu caractérisée dont les épines du métanotum sont réduites 4 deux petites lamelles peu développées.

Hab. Guatémata, Retalhuleu (StoZ/).

24 HYMENOPTERA.

[Race urichi, n.

Je fonde cette race sur des exemplaires récoltés & Trinidad par M. Urich, et qui se distinguent par leur taille peu variable (3°8 & 8:2 millim.), petite, et par leur couleur. Ils sont d’un brun noir, avec le pédicule et abdomen ainsi que les tibias et les tarses postérieurs d’un jaune d’ocre. Le métanotum, les funicules, les cuisses postérieures et les autres pattes sont d’un brun plus ou moins roussatre.

Hab. Trinrvap (Urich). |

8. Eciton vagans.

Formica vagans, Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 501 (8) (1791) *; Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 243 (1802)°.

Eciton vagans, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 162 ( % ) (1855) °; Cat. Hymen. vi. p. 151°; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, pp. 118, 122 (%)°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxi. p. 38 *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 38”. .

Eciton simillima, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 164 (%) (1855) °.

Hab. Honpuras Britannique, Rio Hondo (Blancaneausx); Guarema.a, San Geronimo, Chacoj et Teleman en Vera Paz, El Tumbador, Mirandilla (Champion), Retalhuleu (Stoll); Costa Rica, Alajuela (Alfaro®); Panama, Bugaba (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Brésil’.

4, Eciton crassicorne.

Eciton crassicornis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ili. p. 163, t. 18. figg. 1, 2 (8) (1855) °; Cat. Hymen. vi. p. 151, t. 6. figg. 1-4. (3) (1858)*; Norton, Trans. Am. Ent. Soc. il. p. 45 (1868) °; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 115‘; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 38°; ibid. xxvi. p. 179, t. 2. figg. 8a-d° ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 2’.

Hab. Mexique*’, Orizaba (Sumichrast *, Saussure); GuaTEMALA *, San Gerénimo (Chan pion), Retalhuleu (Stoll); Costa Rica (Tonduz), Alajuela (Al/faro®); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).— AMERIQUE MERIDIONALE !~*7,

5. Kciton pittierl, sp.n. (Tab. I. fig. 15, g .)

%. Onglets des tarses bidentés. Articles 3.410 du funicule plus larges que longs (articles 7 et 8 presque deux fois plus larges que longs). Téte non excavée derriére. Tibias postérieurs sans aplatissement distinct. Par ces caractéres cette espéce se distingue a la fois de l’E. crassicorne et de toutes les autres.

Long. 4°5 45 millim. Voisin de l’Z. crassicorne et de PE. rogert. Les § que je posséde ne varient presque pas. Mandibules triangulaires 4 bord terminal trés finement denticulé, & bord externe concave, mates, trés finement et densément ridées en long. Les arétes frontales trés rapprochées ne sont cependant pas soudées derriére. Epistome avec une caréne obtuse ou élévation médiane. Yeux fort gros, bien plus gros que chez l’E. crassicorne, mais sans facettes, en arriére du milieu des cétés. Les scapes, moins épais que chez I’Z. crassicorne, sont loin d’atteindre Vocciput. Téte ovale-rectangulaire, allongée, aussi large derriére que devant, a bord postérieur faiblement convexe et avec une faible impression longitudinale médiane assez large et peu distincte. Les angles postérieurs de la téte ont une petite dent courte et assez obtuse, bien plus petite que chez l’#. royeri.

Le dos du thorax, étroit, presque subbordé, ressemble beaucoup a celui de l’E. roger? et forme entre le méso- notum et le métanotum un léger escalier en talus bien moins haut que chez |’H. cecum, mais bien plus distinct que chez YH. rogerit. A part cela, le dos du thorax, vu de cété, est presque rectiligne, saut le devant du pronotum. Face basale du métanotum allongée et bordée sur toute sa longueur de deux petites arétes paralliles qui continuent les épines. Ces dernicres sont tout 4 fait horizontales, triangulaires

ECITON. 25

lamelliformes, mais fortement proéminentes en arriére en triangle allongé. Elles sont nettement séparées Pune de l’autre et non pas soudées comme chez l’E. rogeri.

Les deux nceuds du pédicule sont plus longs que larges et pourvus chacun d’une dent en dessous. Vu de dessus, le premier est rectangulaire, une fois et demie plus long que large, le second trapeziforme, plus étroit devant que derriére, 4 peine plus long que sa largeur postérieure. Les noeuds sont done bien plus étroits et plus allongés que chez IZ. crassicorne et bien moins que chez I’. rogert et PE. angustatum.

Entiérement, densément et finement réticulé-ponctué et mat, sauf les segments postérieurs de l’abdomen, qui sont subopaques et réticulés. La sculpture du thorax est aussi fine que celle de la téte. Scapes en outre finement ridés.

Corps et membres avec une pilosité brunatre assez éparse. Pubescence extrémement espacée.

Entiérement d’un roux ferrugineux terne. Mandibules, antennes et devant de la téte plus foncés, plus brunatres. Abdomen au contraire un peu plus clair (plus jaunatre). Mais les différences de nuances sont peu accentuées.

Hab. Costa Rica, Buenos Aires (Pittier).

Cette espéce parait se rapprocher de l’#. angustatum, Roger, mais elle s’en distingue par ses funicules presque aussi épais que chez l’£. crassicorne, ses nceuds moins longs, sa taille plus petite, ses dents métanotales plus grandes, l’'absence de caréne médiane sur la face déclive assez large du métanotum, les arétes frontales arquées devant, ete.

6. Eciton angustatum. Eciton angustatum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vi. p. 204 (%) (1863)*; Wien. ent. Zeit. 1886, p- 116’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1°.

Hab. MeExiquz, Baie de Campéche, Yucatan 1°,

7. Eciton rogeri. Eciton mexicanum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 205 (3) (nec Smith, Norton)'; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p.117(%)?; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 38°. Eciton rogeri, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. 1892, p. 89°; Cat. Hymen. vii. p.6°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 178, t. 2. figg. 6, a, b°. Hab. Mexiqun 12456; Guarkmata 2, Retalhuleu (Stoll); Costa Rica, Liberia (Alfaro *); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a

Paraguay °°

8. Eciton esenbecki. Labidus esenbeckiit, Westw. Arcana Ent. 1. p. 75, t. 20. fig. 4 (¢) (1842)'; Smith, Cat. Hymen. vii. p. 7”. Eciton (Labidus) esenbecki, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39°. Hab. Mexique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Costa Rica, Alajuela (Alfaro %)[ 3 }. —Brésiu ! 2,

9. Eciton cecum. Formica omnivora, Oliv. (nec Linn.), Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 496 (%) (1791) (excl. syn.) ’. BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., June 1899. EE

26 HYMENOPTERA.

Eciton omnivorum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 163°; ibid. xxvi. p. 179, t. 2. figg. 9 a-d*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 5 *.

Formica ceca, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 270, t. 9. fig. 56 (%) (1802) °.

Nycteresia ceca, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 22 (8) °.

Eciton cecum, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 119 (%)"; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. p. 553°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 38, 39, nota’.

Eciton vastator, Smith, Journ. Ent. 1. p. 71 (% ) (1860) ™.

Eciton erratica, Smith, loc. cit. p. 71 (¥)"; Bates, Nat. Amazons, ii. p. 358 (1868) ”.

Labidus servillei, Westw. Arcana Ent. i. p. 75, t. 20. figg. 2, 2a (g) (1842) ”.

Eciton (Labidus) servillei (Westw.), var. sayi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 89 (¢) (1890) ™.

Eciton latreillei (Jurine), var. servillei, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 4”.

Eciton cecum = servillei = latreillei, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 4 (1896).

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas ? 4. —MEXIQUE 4, Presidio de Mazatlan, Ventanas (Forrer), Moyoapam (Saussure); Honpuras Britannique (Blancaneaur); Guatémana, Panima et Purula en Vera Paz, Totonicapam, Las Mercedes, Paso Antonio, Capetillo (Champion) [3 %], Tecpam (Stoll); Nicaracua, Chontales (Janson); Costa Rica 3, Alajuela, Jiménez (A/faro®) [3 § ], Volcan de Irazu (Rogers), San José (Pittier); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).— AMERIQUE MERIDIONALE 4, Ega 1 12, Pard 13, _

Cette espéce trés commune vit dans la terre et chasse sous terre, comme le Dorylus juvenculus (Forel).

10. Eciton predator.

Formica omnivora, Koll. dans Pohl’s Reise Brasil. i. p. 114, fig. 11 (%) (1832) (nec Oliv.) *.

Eciton omnivorum, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 118 (8)*; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p-. 38°.

Eciton predator, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 152 (8) (1858) *; Belt, Nat. Nicaragua, pp. 17-29 (1874) °; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 180, t. 2. figg. 10a-d*; Dalla Torre, Cat. Hymen, vii. p. 5”.

Eciton tepeguas, Norton, Trans. Am. Ent. Soc. ii. p. 46 (%) (1868) *.

Hab. Mexique?", Cordova (Sumichrast®, Saussure), Orizaba (Sumichrast, H. H. Smith); GuaTimaua, Retalhuleu etc. (Stoll), Las Mercedes, Mirandilla (Champion) ; Nicaracua’, Chontales (Belt); Costa Rica, Jiménez, Alajuela (Alfaro®); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE’, Ega 4.

Cette espéce trés commune chasse hors de terre, mais en se cachant autant que possible sous les feuilles, sous les troncs couchés etc. en Colombie (Forel).

Var. ferrugineum. Eciton tepeguas, var. ferruginea, Norton, Trans. Am. Ent. Soe. ii. p. 46 (%)°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 5°. Hab. Mexique 1°, Cordova (Sumichrast °).

ECITON. 7

11. Eciton alfaroi. Eciton alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39 (8) (1890)*; ibid. xxvi. p. 183°.

Hab. Costa Rica ?, San José (Alfaro 3).

12. Kciton pilosum. Eciton pilosum, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 151 (¥) (1858) *; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 120’; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39°; ibid. xxvi. p. 183*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 5°. Eciton clavicornis, Norton, Trans. Am. Ent. Soe. ii. p. 46 (3) (1868) °. Hab. Mexiqun 2 45, Cordova (Sumichrast *) ; GuaTimata? 5, Retalhuleu (Stol/) ; Costa

Rica, San Carlos (Alfaro *).— AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’d Paraguay * °.

13. Eciton sumichrasti.

Eciton sumichrasti, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 6, fig. () (1868)’; Amer. Nat. ii. p. 62, t. 1. fig. 7°; Trans. Am. Ent. Soc. ii. p.45°; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 120°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 6°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 183°.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas+.— Mexique!®, Orizaba (Sumichrast ,

Saussure) ; Guatimata‘ > 6, Cerro Zunil, Quezaltenango (Champion), Antigua (Stoll) ;

Nicaraaua‘ ®, Chontales (Belt).

14, Eciton morosum. Labidus morosus, Smith, Cat. Hymen. vii. p. 6 (4) (1859) *. Eciton morosum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 4”.

Hab. Mexique!?, Atoyac en Vera Cruz (Schumann) ; Honpuras 2.

Var. payarum, 0.

g. Différe du type par son pédicule beaucoup moins concave et 4 bord latéral bien plus obtus, moins proéminent, ne formant pas d’angle postérieur latéral distinct. Je ne trouve pas d’autre différence avec les exemplaires d’Atoyac et ce sont ces derniers que je dois considérer comme typiques, le type de Smith étant de Mexique, et la forme du pédicule correspondant bien 4 la description de Smith.

Hab. Honvuras (Staudinger). Recu par M. le Prof. Emery.

15. Eciton mexicanum. Labidus mexicanus, Smith, Cat. Hymen. vii. p. 7 (3) (1859) *. Eciton mexicanum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 4”. Eciton (Labidus) subsulcatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 440 (1) (1886) °. Hab. AmfriquE SEPTENTRIONALE, Texas 2,—Mexique?, Orizaba!, Atoyac en Vera

Cruz (H. H. Smith).

EE 2

28 HYMENOPTERA.

16. Eciton harrisi. Dorylus (Labidus) harrisii, Haldeman, dans Stanbury’s Explor. & Surv. Great Salt Lake, p. 366 ( 3)

(1852) *. Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Great Salt Lake !.—Mexiquz, Sonora sept. (Morrison), Presidio de Mazatlan, Ventanas (Forrer).

17. Eciton halidayi. Labidus latreillei, Haliday, Trans. Linn. Soe. xvii. (3) p. 8328 (¢) (1836) (nec Jurine) '. Labidus halidayi, Shuckard, Ann. Nat. Hist. v. p. 200 (g) (1840)?; Westw. Arcana Ent. i. p. 76

(od) (1842) *. Hab. Muxiqur, Atoyac en Vera Cruz (Schumann), Cordova (Hége), Veapa en Tabasco (H. H. Smith).—Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).—Brisn, S. Paulo 2 3.

18. Eciton spininode. Eiciton spininode, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 38 (¥) (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. Vil. p. 6%. Hab. Costa Rica®, Alajuela (Alfaro 4).

19. Eciton melanocephalum. Eciton melanocephalum, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 260 (3) (1895) *.

Hab. Muxique, Tepic ! (Eisen et Vaslit).

20. Eciton melsheimeri. Dorylus (Labidus) melsheimeri, Haldeman, dans Stanbury’s Explor. & Surv. Great Salt Lake, p. 367 (3) (1852) *. Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Great Salt Lake 1 —GuatEmaLa, Capetillo (Cham- pton); Costa Rica, Volcan de Irazu (Rogers).

[21. Eciton californicum. Eciton californicum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 969 (3) (1870) °.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Californie !,

Race opacithorax..

Eciton californicum, Mayr, subsp. opacithorax, Emery, Zool. Jahrb. viii. p- 260 (1894) *. Hab. Basse Cautrorniz, San José del Cabo (Eisen et Vaslit). |

22. Eciton schmitti. | | Eciton schmitti, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 183 (1894) *; Zool. Jahrb. viii. p. 258 (1894) *.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Missouri } *,—MExiqQuE, Tepic (Eisen et Vaslit).

ECITON. 29

23. Eciton minus. Labidus minor, Cress. Trans. Am. Ent. Soc. iv. p. 195 (¢) (1872)'. Eciton (Labidus) minor, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 441 (¢) (1886) ’. Eciton minus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 4°.

Hab, AMBRIQUE SEPTENTRIONALE, Texas !.—MEXIQUE.

[24. Eciton nitens. Eciton nitens, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 168 (1868) *; Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi, p. 398 (1870) *. Hab. Basse Cauirornis, San Lazaro (Hisen et Vaslit 1)—CoLomBiz; ARGENTINE. |

25. Kciton swainsoni. Labidus swainsoni, Shuck. Ann. Nat. Hist. v. p. 201 (¢) (1840)'; Westw. Arcana Ent. i. p. 76°; Smith, Cat. Hymen. vii. p. 8°. . Eciton swainsoni, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 833‘; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 6’.

Hab. Mexique 3 5,—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Paraguay °.

26. Kciton spoliator, sp. n.

é. Long. 85 millim. Aspect de ’E. melsheimeri, Hald., mais les mandibules sont bien plus grandes et la téte a une autre forme. Les mandibules, longues, arquées et luisantes, laissent eutre elles, lorsque leurs extrémités se touchent, un espace qui est bien plus long que la téte et forme environ les ? d’un cerele. Elles sont lisses, luissantes et ponctuées, trés étroites et pointues vers lextrémité. Labre longuement bifide. Arétes frontales assez distantes, prolongées en divergeant en un bourrelet qui sépare les ocelles des fossettes antennaires prolongées en arriére et s’évanouit vers les yeux. Ceux-ci sont plutdt petits, n’occupant pas en tout les deux tiers du cété de la téte. La téte est en rectangle transversal, une fois et demie plus large que long. Son bord postérieur est faiblement et largement concave, avec des angles postérieurs arrondis, mais trés nets. Yeux ovales. Mésonotum en ellipse allongée, un peu fusiforme, élargi au milieu, rétréci devant et derriére. Métanotum 4 face basale courte et horizontale, 4 face déclive subverticale. Le pédicule, vu de dessus, est rectangulaire, transversal, avec les bords latéraux rectilignes et paralléles, le bord postérieur largement, mais peu profondément concave, les angles postérieurs proéminents, les antérieurs arrondis, et le milieu du bord antérieur échancré. Vu de cété, il montre une forte convexité transversale médiane, d’ou partent deux surfaces inclinées, ’une antérieure, Vautre postérieure, toutes deux avec une légére concavité transversale vers le bas. Un léger rétrécissement aprés chaque segment abdominal. Hypopygium avec deux longues pointes latérales trés aigués et une courte pointe médiane aigué qui n’existe pas chez lH. melshewmert. Les scapes atteignent l’ocelle latéral. Antennes et pattes médiocres.

Luisant, avec une ponctuation espacée réguliére, profonde et grossi¢re sur la téte et le thorax, plus fine et plus abondante sur le pédicule et l’abdomen. De longs poils jaunes abondants sous le pédicule, sous lextrémité de ’abdomen et aux mandibules. Le reste du corps, les pattes et-les scapes sont couverts d’une pubescence jaune soulevée, oblique, fort abondante sur abdomen, moins sur le thorax, éparse sur la téte, passant gd et 14 4 la pilosité. Au bord postérieur du pédicule, une brosse assez serrée de poils raides et assez courts.

Entiérement d’un roux jaunatre, avec la téte (sauf les antennes et les mandibules) brune. Ailes poilues, enfumées de brun, avec les nervures et Ja tache brunes.

Hab. Costa Rica (Alfaro). Recu par M. le Prof. Emery.

‘30 HYMENOPTERA.

PSEUDODICHTHADIA.

Pseudodichthadia, Er. André, Suppl. aux Fourmis, p. 6 (1885); Spéc. Hymén. Europ. ii. p. 838 (1886) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 7.

1. Pseudodichthadia incerta. Pseudodichthadia incerta, Er. André, Suppl. aux Fourmis, p. 8, fig. (?)*; Spéc. Hymén. Europ. ii. p. 840, fig. (?)?.

Hab. Mexiqur ! 2.

Cet insecte est trés probablement la femelle d’une espéce d’Eeiton.

CHELIOMYRMEX.

Cheliomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 968 (1870); Dalla Torre, Cat. Hymen. Vil. p. 7.

1. Cheliomyrmex nortoni. | Cheliomyrmex nortoni, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 969 (¥)*; Er. André, Rev. d’Ent. vi. p. 294 (8) ?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 7°.

Hab. Mexique !-3,

3™° Sous-fam. MY RMICINA. [Lepeletier de St.-Fargeau, Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 169 (1836).]

Je reconnais que M. le Prof. Emery a raison en condamnant la tribu Formicoxenii que javais instituée sans raisons suffisantes. Je la supprime, la rattachant aux Myrmiciit. Les autres tribus par contre me paraissent devoir étre conservées. Elles sont toutes représentées dans l’Amérique centrale.

1@e Tribu ATTIT.

Tous les genres de cette tribu exclusivement néotropique cultivent des jardins de champignons et sont mycophages, sauf quelques espéces du genre Cyphomyrmex. Les belles recherches de Moeller ont mis au clair toute cette singuliére horticulture qui dépasse comme symbiose et curiosité sociale biologique tout ce qui a été observé chez lesfourmis. V. Ihering a découvert plus tard que les 9 emportent une petite portion du jardin de champignons dans leur bouche et forment ainsi la base du jardin de la nouvelle colonie qu’elles fondent. |

ATTA.

Atta, Fabricius, Syst. Piez. p. 421 (1804) (nec Latr.) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 150. Cephalotes, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iii. p. 8357 (1802).

Gicodoma, Latreille, Nouv. Dict. Hist. Nat. xxiii. p. 50 (1818).

Subgen. Acromyrmex, Mayr, Reise der Novara, Formicid. p. 83 (1865).

Subgen. Trachymyrmez, Forel, Ann, Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 600 (1893).

ATTA, 31

Subgen. Moellerius, Forel, loc. cit. p. 589 *. Subgen. Mycocepurus, Forel, loc. cit. p. 602.

1. Sous-gen. ATTA, sensu strictiore.

Les Atta proprement dites font des nids trés considérables dans la terre. Elles cultivent leurs jardins de champignons (Rhozites gongylophora, Moeller) sur de la bouillie des feuilles vertes qu’elles vont couper sur les arbres. Eiles établissent de trés nombreux jardins de champignons dans chaque nid, chacun gros comme une noix de coco. J’ai observé ceux des A. cephalotes et A. sewdens en Colombie. Je les ai rapportés et M. de Dr. Moeller a déterminé le champignon qui est le méme que celui des Acromyrmex qu il avait étudiés. Les % maxima (soldats) triturent les feuilles et défendent le nid. Elles mordent jusqu’au sang. Les indigénes se servent dit-on de ces insectes pour recoudre les plaies dont ils leur font mordre les deux lévres, aprés quoi ils séparent le corps de la téte qui sert de suture. Les % moyennes vont couper les feuilles sur les arbres et les § minima coupent dans le nid perpétuellement les fils du mycelium du Rhozites qui alors développes ses choux raves” dont les fourmis se nourrissent.

1. Atta sexdens, Formica seadens, Linn. Syst. Nat. 10” édit. i. p. 581 (1758) *. Formica sexdentata, Latr. Hist. Nat. Fourmis, p. 228, t. 9. figg. 59, 60 (3 ¢) (1802)”. Atta sexdens, Fabr. Syst. Piez. p. 422°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 154°.

* Atta (Moellerius) heyeri, sp. n.

B major. Long.6:547 millim. Se distingue de lA. landolti, For., par les caractéres suivants :— Yeux convexes, comme chez les Atta sens. strict. Epines de Vocciput plus longues, assez longues. Le pronotum a en dessus, latéralement, deux épines trés longues, gréles, pointues, droites, assez divergentes ; entre ces deux épines seulement deux dents 4 peine visibles (chez l'A. landolti il y a 4 épines courtes, presque de méme longueur). Le mésonotum a devant deux épines plus fortes, derriére deux plus courtes, toutes quatre pointues. Epines métanotales trés longues, gréles, divergentes, un peu courbées en bas. Le premier nceud du pédicule a deux dents derriére, le second quatre en dessus. L’abdomen a quatre séries longitudinales de tubercules obtus qui disparaissent derriére.

Toutes les épines sont simples, sans trace de tubercules latéraux et ont une longue pointe luisante (chez VA. landolti elles sont courtes, obtuses et tuberculées).

Mate, densément et finement réticulée ponctuée, sans le systéme de petits tubercules qu’a l’.A. landoltt. Pilosité dressée brune ; pubescence brune, trés éparse.

D’un brun rougeatre ; abdomen brun.

% minima. Long. 2-3 millim. Arétes frontales prolongées presque jusqu’é l’occiput. Téte en trapéze allongé. Occiput avec deux dents trés pointues. Le pronotum a devant deux épines assez longues dirigées en avant et en dehors (comme chez les Polyrhachis mayri etc.). Le mésonotum a deux dents pointues et le métanotum deux longues épines gréles. Le pédicule a des tubercules faibles et obtus.

Faiblement luisante; abdomen luisant, sans tubercules. Finement réticulée. Du reste comme la grande 8.

Hab. Bréstt, Sao Leopoldo, Rio Grande do Sul (Heyer).

Recue par M. Wasmann. Cette espéce fait le passage du s.g. Moellerius au s.g. Atta sens. strict. Elle se distingue de l’A. balzani par les mémes caractéres que de lA. landolti. La téte de la 9 major est aussi grande et aussi forte que chez l’A. landolti, Elle se distingue des Atta sens. strict. par les tubercules de l’abdomen, ses petites mandibules et sa petite taille.

39 HYMENOPTERA.

(Ecodoma sexdentata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 183, t. 10. fig. 19 (1858)°; Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 34°. Formica salomonis, Christ, Naturg. d. Ins. p. 507, t. 60. fig. 2 (¢) (1791)’. Atta coptophylia, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 422 (8) (1845) ®. Cicodoma abdominalis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 184, t. 10. fig. 22 (2) (1858) *. Hab. Costa Rica (Tonduz); Panama (Stretch®), Bugaba (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE ¢ 8,

Costa Rica est Ja limite nord de cette espéce de la plaine tropicale qui va jusqu’au sud de Rio Janeiro. Les 8 moyennes-grandes sortent aussi pour couper des feuilles, sinon les plus grosses, de sorte que si on ne voit cette espéce que dehors elle parait plus grande que 1’A. cephalotes. Nids élevés. Jardins de champignons peu profonds. % maxima et media moins distinctes que chez 1’A. cephalotes.

J’ai demoli en Colombie un nid d’ Atta sexdens de 6 & 6 métres de diamétre et d’un métre de haut, s’ouvrant par 12 4 20 cratéres agglomérés. Le plus grand cratére avait 60 cm. de diamétre et l’ouverture du fond 34 centimétres. Je mis a découvert au moins 20 jardins de champignons disposés dans des cavités de 15 4 20 cm. de longueur et de largeur et de 8 412 cm. de hauteur. Les grosses § m’attaquérent furieusement, me faisant aux doigts des morsures saignantes qui avaient jusqu’a 4 mill. de long. M. Bradbury 4 Rio Frio, ot se trouvait le nid, m’aida a Youvrir avec un domestique. Les § de l’A. sexdens se transportent les unes les autres, les & transportées se roulant en dessous de la 1éte de la porteuse, comme chez nos Formica d’Europe et non pas & la renverse comme chez les Myrmica et comme chez les Acromyrmex (du moins comme chez I’A. octospinosa). Les grosses larves des @ sont complétement entourées d’une couche d’ § moyennes et petites accrochées immobiles autour d’elles, comme une fourrure, et si bien attachées par leurs épines et crochets qu’on peut mettre le tout dans un tube d’alcool sans qu’elles se détachent. Je me demande, si ces % Iéchent ou nourissent ainsi ces grosses Jarves. Le jardin des champignon des A. seadens est gris brunatre, et non beau blanc comme celui de l’Acromyrmex octospinosa.

En Colombie l’A. seadens est l’espéce de la plaine, des foréts basses et humides, tandis que lA. cephalotes s’éléve plus haut dans la montagne et que IA. levigata est tout-a- fait alpine.

2. Atta cephalotes. Formica cephalotes, Linn. Syst. Nat. 10° édit. i. p. 581 (1758) °. Atta cephalotes, Fabr. Syst. Piez. p. 421°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 151°. Cicodoma cephalotes, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 176 (8 2 3) (1836) *. Formica migrator, De Geer, Mém. Hist. Ins. iii. p. 604, t. 18. figg. 11-18 (1778) *. Formica fervens, Drury, Ilustr, Nat. Hist. iii. p. 58, t. 42. fig. 3 (1782) °. Formica migratorius, Retz. Gen. et Spec. Ins. p. 76 (1783) *. Formica grossa, Fabr. Mant. Ins. i. p. 309 (1787) °. Formica visitatriz, Christ, Naturg. d. Ins. p. 517 (1791) °. Atta lebasi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 54 (3 9 3) (1890) (nec Guérin) *°,

ATTA. 33

Hab. Muxiquz, Presidio de Mazatlan (Forrer), Atoyac en Vera Cruz (Schumann) ; Honpuras Brrrannique (Blancaneaux); Guaréimata, Panzos en Vera Paz, Zapote, Pantaleon (Champion); Honpuras, Ruatan I. (Gauwmer); Costa Rica (Van Patten), Volcan de Irazu (Rogers), Alajuela, Jiménez (Alfaro); Panama (Boucard), Volcan de Chiriqui, Bugaba (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, mais seulement dans le nord, jusqu’a Amazone.

Cette espéce fait de vastes nids plats, peu apparents. On ne voit guére sortir que les petites ouvriéres moyennes de 547 millim. Les grosses sont fort distinctes et toujours cachées au fond du nid. Mais les jardins de champignons ne sont pas profonds et semblables 4 ceux de lA. sexdens.

3. Atta columbica. Atta columbica, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 422 (¢) (1845)'; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 3627; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 152°. | CGicodoma columbica, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 184°. Atta lebasii, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 422 (2) (nec Emery) *. C£codoma lebasii, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 184°. Atta lebasi, var. columbica, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 55”. Hab. Guarimata, Teleman et Chacoj en Vera Paz (Champion) ; Costa Rica, Alajuela (Alfaro’); Panama ?.—CoLoMBIE °.

Cette insecte est trés voisine de 1’A. cephalotes et n’en est probablement qu’une race ou variété.

4. Atta fervens. Atta fervens, Say, Bost. Journ. Nat. Hist. i. p. 290 (1836); Complete Writings, ii. p. 734’; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 362°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 152°. (codoma mexicana, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 185, t. 10. fig. 20 ( ?) (1858); Norton, Amer. Nat. ii. p. 66, t. 1. figg. 9, 10 (8 ?)°; Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 9, fig.”; Moreno, La Naturaleza, iii. pp. 189, 190 (1876) °.

Myrmica (Atta) texana, Buckl. Proc. Acad. Phil. 1860, p. 233 (8 9g)’.

(codoma texana, Lincecum, Proc. Acad. Phil. 1867, pp. 24-31 °°.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas 34 9 10—_Mexiqug! 2457, Presidio de Mazatlan, Ventanas en Durango, et environs de la ville de Mexique (Forrer), ?Tepic (Hisen et Vaslit), Cuernavaca en Morelos, Orizaba® (H. H. Smith); Honpuras Brirann1Que, R. Sarstoon (Blancaneaux); Guarimata (Stoll), San Isidro (Champion); Panama, Volcan de Chiriqui 2000’ & 3000’ (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie 34, Surinam °.

M. Pergande indique |’ Atta levigata, Smith, comme trouvée 4 Tepic; mais je suis persuadé qu’il a confondu cette forme avec les 3 major de I’A. fervens, qui ont aussi la téte luisante.

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., June 1899. FF

34 HYMENOPTERA.

2. Sous-gen. ACROMYRMEX, Mayr.

Les Acromyrmex vivent en fourmiliéres moins nombreuses que les grandes Atta et ne font qu’un seul jardin de champignons.

5. Atta (Acromyrmex) octospinosa.

Formica octospinosa, Reich. Magaz. d. Thierr. i. p. 182 (1798) *.

Atta (Acromyrmex) octospinosa, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 163 (1892) (nec Forel) ’.

Formica hystriz, Latr. Hist. Nat. Fourmis, p. 230 (¥), t. 10. f. 61 (1802) °; Fabr. Syst. Piez. p- 414 (1804) *,

(icodoma hystrix, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 178 (1836)°; Smith, Cat. Hymen. vi. p. 186, t. 10. f. 18°.

Atta (Acromyrmex) hystrix, Mayr, Reise Novara, Formic. p. 79"; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xix. p. 857 (¢) (1887) *.

Atta hystrix, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 153°.

Cicodoma aspersa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 185, t. 10. £. 17 (1858) ©.

Alta (Acromyrmez) giintheri, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 594 (8 9g)".

Hab. AMBRIQUE MERIDIONALE, Colombie et Venezuela}! jusqu’d Brésil, Trinidad 1.

Var. echinatior, n.

%. Différe de la forme typique qui se trouve de Cayenne & la Colombie par sa couleur d’un roux plus vif, plus rouge, par ses épines et tubercules plus élevés et plus pointus sur tout le corps, surtout sur l’abdomen et le derriére de la téte, ayant moins de petits tubercules secondaires, par la seconde paire d’épines mésonotales plus longue et plus mince, enfin par sa téte plus large derriére et & cétés moins convexes (a peine convexes). La forme typique, qui varie du reste, mais que j’ai observée moi-méme & Trinidad, en Venezuela et en Colombie, se distingue par sa couleur d’un roux jaunatre souvent pale, ocreux, par ses épines et tubercules plus courts et plus mousses. Les angles postérieurs de la téte y sont distinctement rétrécis, ce qui rend les cétés plus convexes. Les arétes frontales de l’echinatior sont aussi plus écartées. Il y aurait encore d’autres petites différences & énumérer, mais c’est le principal. Cependant ces formes sont trop variables pour que j’ose en faire plus qu’une variété locale. Si elle se montre plus constante, ou pourra l’élever au rang de race ou sous-espéce. .

Q. Mémes différences que pour l’ouvriére. Les ailes sont fortement enfumées de brun (un peu plus que chez la forme typique). Le corps est d’un roux ferrugineux plus foneé que chez l’ouvriére. Surtout le ler segment abdominal ne montre pas trace de la bande noiratre longitudinale médiane qui se voit chez la Q de la forme typique, sauf une légére teinte chez la 2 du Guatémala.

fab. Mexique, Montezuma en Chihuahua (Cockerell); GuatimMaua, Senahu en Vera Paz, El Reposo, Zapote (Champion) [ ¥ 2]; Costa Rica, Volcan de Irazu (Rogers) [ 8]; Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).

Une 2 de Zapote, Guatémala, récoltée par M. Champion, différe un peu moins de la forme typique, mais en somme il semble bien qu’il s’agisse d’une variation locale de l’Amérique centrale. M. Champion a noté sur étiquette d’une 2 “stridulates loudly.”

L’A. octospinosa fait un seul jardin de champignons, soit dans un tronc creux, soit dans quelque autre cavité peu profonde. Les % qui vont Couper des feuilles ne forment pas de files compactes. Elles vont une a une, suivant plus ou moins la méme ligne,

ATTA. . 30

mais fort espacées, de sorte qu’il est fort difficile de les suivre et de trouver leur nid. Elles font de grandes enjambées et sont timides.

Avant mon voyage en Colombie je regus une fourmiliére vivante de cette espéce que M. Urich voulut bien m’envoyer de Trinidad 4 Zurich. Je les placai dans une jardiniére entourée d’eau. La je pus refaire quelques unes des observations de Moeller. Je vis les soins jaloux donnés au jardin de champignons sur lequel se tient toute la couvée, Les § minima passaient leur journée sur le jardin de champignons occupées a couper les mycelium. Les % se transportent les unes les autres 4 la renverse, comme le font les Tetramorium cespitum et les Myrmica en Europe. La portée est donc renversée sur le dos de la porteuse et non pas sous son ventre comme chez |’ Atta sexdens.

J’avais placé une soucoupe sur la terre de la jardiniére et j’y avais planté un rosier. Les Atta creusérent en deux ou trois jours une belle cavité sphérique dans la terre sous le milieu de la soucoupe, avec des canaux qui s’y rendaient en forme de rayons. Elles défirent leur jardin de champignons et le transportérent morceau par morceau dans cette cavité. Ce jardin était d’un beau blanc. Les % major et media firent seules le transport, les minima ne quittant pas le jardin et se laissant méme porter sur les morceaux de jardin défait. Les Atta coupérent une ou deux feuilles de roses, mais elles périrent bientét, le climat étant trop froid.

6. Atta (Acromyrmex) moelleri. Atta (Acromyrmex) moelleri, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 596 (8% ¢ 3d) (1893) 1. Hab. Brésiu},

Var. panamensis,n. (Tab. I. figg. 16, 3; 17, 2.)

%. Différe 4 peine de la forme typique du Brésil méridional. Les épines mésonotales antérieures sont plus robustes, les postérieures plus longues. Le premier neeud du péddicule a derriére, en haut quatre spinules ou dents, dont les postérieures (situées prés de l’articulation) sont les plus longues; chez la forme typique ce sont au contraire les antérieures qui sont les plus longues, les postérieures étant méme plus ou moins obsolétes. Par antérieures, j’entends la paire antérieure des quatre postérieures. Les couleurs sont aussi plus fondues, et un peu plus foncées que chez la forme typique.

x

Q. Le premier article du pédicule a derriére & peine deux dents (chez le type deux épines assez longues). Les couleurs sont plus foncées, mais presque aussi tranchées que chez la forme typique, avec les mémes beaux dessins juune et noir velouté. .

Hab. GuaTémata, Sinanja en Vera Paz (Champion) [ 2]; Costa Rica, La Palma (Alfaro, coll. Emery); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [3 9 ].

L’ Atta (Acromyrmex) moelleri, dont les mceurs ont été si admirablement décrites par Moeller sous le nom d’dtéa 1V. ou spinnbeinige Atta,” dans ses Pilzgarten einiger sudamericanischer Ameisen’ (Jena: Fischer, 1893), ne fait pas son jardin de champignons unique, dans la terre, mais dans quelque cavité naturelle, telle que le dessous d’une écorce, ou dans les feuilles séches, et ne creuse ni cases, ni galeries

FF 2

36 HYMENOPTERA.

7. Atta (Acromyrmex) coronata ? Formica coronata, Fabr. Syst. Piez. p. 413 (1804) *. Atta (Acromyrmex) hystrix, st. coronata, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. 1884, p. 355 - Atta (Acromyrmex) coronata, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 600 (1898) *. Atta (Acromyrmex) coronata, var.?, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 69 (1896) *. Cicodoma rugosa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 186 (1858) °. Gicodoma pallida, Smith, loc. cit. p. 187 °.

Hab. Costa Rica, La Palma (Alfaro*) [ 2 }.

C'est avec doute que M. Emery rapporte cette ? a l’'A. coronata. Serait-ce une 2 a’A. moelleri?

(8. Atta (Acromyrmex) versicolor. Atta versicolor, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 31 (%) (1894) *.

Hab. Basse Catirorniz, Calamujuet (Kisen Haines ').|

3. Sous-gen. TRACHYMYRMEX, Forel.

Les Trachymyrmesz font souvent les morts, comme les Cyphomyrmesx ; ils font des jardins de champignons différents de ceux des Atta et des Acromyrmex, moins développés, plus semblables 4 ceux des Apterostigma et des Cyphomyrmex. Le champignon n’est pas le Rhozites gongylophora, mais une autre espéce que j’ai envoyée au Dr. Moeller, mais qu'il n’a pu déterminer, le matériel ne suffisant pas. J’ai observé les nids souterrains, simplement minés, de ce sous-genre en Colombie, et j’ai rapporté pour la premiére fois ses jardins de champignons ainsi que ceux du s. g. Mycocepurus qu'on découvrira sans doute encore dans l Amérique centrale. Les Zrachymyrmex et les Mycocepurus ne coupent pas de feuilles. Ils ramassent des débris végétaux divers pour en faire le fumier de leurs champignons. Quelquefois je leur ai vu apporter cependant des débris de feuilles.

9. Atta (Trachymyrmex) saussurei. Atta tardigrada (Buckl.), st. saussurei, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 861 (3) (1884) '. Atta saussurei, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 154’. Atta (Trachymyrmex) saussurei, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 601 (1893) *.

Hab. Mexique? °, Tepic (Hisen et Vaslit), Orizaba (Saussure 1).

10. Atta (Trachymyrmex) squamulifera. Atta (Trachymyrmex) squamulifera, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 68 (1896) °.

Hab. Costa Rica, Monte Rotondo prés San José (Alfaro !).

SERICOMYRMEX.—APTEROSTIGMA. 37

SERICOMYRMEX.

Sericomyrmex, Mayr, Reise der Novara, Formicid. p. 83 (1865); Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p- 150.

J’ai observé en Colombie, dans une forét 4 Don Diego, un nid de Sericomyrmex situé dans la terre. Ils font les morts, comme les Cyphomyrmez, et ont les mouvements lents, comme ce genre. J’ai trouvé leur jardin de champignons a deux décimétres de profondeur. Les % portaient & leur nid de petits débris végétaux verdatres paraissant provenir d’une algue, ainsi que d’autres débris. L’entrée du nid avait d’assez gros grains de terre. Le Dr. Moeller n’a pas pu déterminer la nature de ce jardin de champignons. La mycologie exige des cultures et des matériaux frais ce que je nai pu rapporter.

1. Sericomyrmex aztecus. Sericomyrmex aztecus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. xx. p. 363 (3) (1884) '; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 150”. Hab. Mexiqux ?, Orizaba (Saussure ').

APTEROSTIGMA. Apterostigma, Mayr, Reise der Novara, Formicid. pp. 25, 111 (1865); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 149.

Les Apterostigma vivent dans les troncs pourris et au pied des arbres, entre les racines. Leurs nids, découverts et décrits par Mme. Brockes et le Dr. Moeller, ont 4 4 6 cm. cubes environ; les % sont craintives et font les mortes. Elles font des jardins de champignons trés soignés, mais sans couper de feuilles, avec des débris organiques, surtout des excréments de larves lignicoles, des débris de fruits, de racines de manioc, etc. Le Dr. Moeller a admirablement décrit les mceurs des Apterostigma. Leurs jardins de champignons sont suspendus et entourés d’une coque faite avec le mycelium du champignon. Ce dernier est une autre espéce que celui des Atta, mais Moeller n’a pu le déterminer, n’ayant pu obtenir sa forme définitive.

1. Apterostigma scutellare.

Apterostigma pilosum (Mayr), st. scutellare, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 364 (3) (1884) *. Apterostigma scutellare, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 149 *.

Hab. Mexiqur 2, Cordova (Saussure ').

2. Apterostigma pilosum. | Apterostigma pilosum, Mayr. Reise der Novara, Formicid, p. 113 ¢), t. 4. fig. 35 (1865) '; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 554 (%) (1887) *.

38 HYMENOPTERA.

Hab. Mexiqur, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ ¢ ]—AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil ! 2,

8. Apterostigma collare. (Tab. I. figg. 18,3; 19, ¢.) Apterostigma collare, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 67 (8 2) (1896) *.

3. Long. 5 millim. Noir. Cou et collerette relevée encore plus marqués que chez la 9. Scape et articles du funicule beaucoup plus longs et gréles que chez le pilosum. Poils du corps fort longs, plus longs que chez le pilosum, d’un brun foncé, presque sans poils courts entre deux. Premier article du pédicule long et étroit, mais avec un neeud trés distinct derriére, et non pas cylindrique, sans noeud, comme chez YA. scutellare. Les pattes sont beaucoup gréles que chez I’.A. scutellare et VA. pilosum.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro1); Panama, Bugaba et Volcan de Chiriqui

(Champion)[ 3 9 3}. |

4. Apterostigma robustum. Apterostigma robustum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 66 (3 ) (1896) *. Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).

MYRMICOCRYPTA. Myrmicocrypta, Smith, Journ. Ent. i. p. 78, t. 4. figg. 14-17 (1860) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 150 (2). Glyptomyrmex, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 365 (1884) (2).

Les Myrmicocrypta vivent dans la terre, comme les Trachymyrmea, et font probable- ment des jardins de champignons. J’ai trouvé le nid d’une espéce de ce genre a Ciénaga (Colombie) entre les briques du pas de porte d’une auberge (Ariano) de la ville.

1. Myrmicocrypta dilacerata, (Tab. III. fig. 1, 3.)

Glyptomyrmex dilaceratus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 865 (3) °*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 149’.

Hab. MeExiqve*, Orizaba (coll. Saussure1), Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ 3 |; Panama, Bugaba (Champion) [ ¢ ].

Race cornuta, n.

3. Long. 4-7 millim., done plus grande que la forme typique et ressemblant au premier coup d’eil a la M. godmani. Mais la forme de la téte (troncature etc.) est 4 peu prés celle de la MV. dilacerata, ainsi que les épines gréles du métanotum. Cependant les dents du pronotum sont beaucoup plus petites que chez la dilacerata type, presque aussi courtes que chez la M. godmani. Mais ce sont surtout les angles postérieurs de la téte, entre les yeux et les ocelles, qui sont caractéristiques, prolongés en deux fortes cornes ou oreilles triangulaires, beaucoup plus élevées que chez la M. dilacerata typique, laissant entre elles et Vélévation ocellaire du vertex une profonde échancrure sémilunaire. La dent postocellaire est au contraire

plus courte que chez la M. dilacerata, tandis que les dents et élévations du mésothorax sont encore plus élevées (plus grandes).

Hab. Mxxiqus, San Blas en Jalisco (Schumann).

MYRMICOCRYPTA. 39

2. Myrmicocrypta subnitida, sp. n.

3. Long. 3:8 millim. Les arétes de la téte moins élevées que chez la M. dilacerata, en particulier la dentelure située en dedans des ocelles latéraux. Une dent élevée et pointue derriére V’ocelle latéral, comme chez la M. dilacerata. Les arétes frontales sont plus rapprochées. La téte est subverticalement tronquée derriére, mais la troncature, dont les bords ne sont pas aigus comme chez la M. dilaceruta, se termine & Particulation occipitale, c’est & dire qu’elle ne forme pas de concavité et ne passe pas & une surface postérieure horizontale (cette derniére n’existe pas) comme chez la M. dilacerata. Une petite dent aux angles postérieurs de la téte.

Le pronotum n’a que deux trés petites dents latérales au lieu des larges dents de la M. dilaceratu. Les dents du mésonotum et du scutellum sont moins larges et plus pointues, plus relevées que chez la M. dilacerata. La dent mésonotale antérieure est dirigée en dehors et non pas en arriére comme chez la M. dilacerata. Métanotum comme chez la M. dilacerata. Premier article du pédicule sans noeud distinct, comme chez PApterostigma urichi, mais encore plus allongé, 33 44 fois plus long que large, cylindrique, lentement épaissi derriére. Second nosud en trapéze plus large que long, mais moins large que chez la M. dilacerata.

La téte et le thorax ont entre les arétes et dents des rugosités et de trés petits tubercules irréguliers et espacés plus marqués que chez la M. dilacerata. Mais la sculpture fonciére, extraordinairement fine est moins profonde et moins dense que chez la M. dilacerata, ce qui rend V’insecte subopaque. Cette sculpture est plut6t microscopiquement raboteuse que granulée. Sur Vabdomen, elle se décompose en points trés fins et en strioles extrémement fines qui sont trés denses chez la M. dilacerata (ce qui rend son abdomen d'un soyeux mat), trés faibles et assez diluées chez la M. subnitida, ce qui rend l’abdomen assez luisant.

La pilosité est trés éparse, recourbée et semiadjacente. Chez la M. dilacerata elle est aussi crochue, mais plus courte et plus adjacente. ‘Tibias et scapes sans poils dressés.

D’un brun sale, uniforme, un peu jaunatre aux pattes, aux antennes et aux articulations.

Ailes d’un brunatre un peu plus clair que chez la M. dilacerata.

Hab. Panama, Bugaba (Champion).

Je me suis hazardé a décrire ce ¢, parce que la forme de la téte et du pédicule le rendent trés distinct des espéces décrites. La pilosité et la sculpture le distinguent de la MZ. squamosa (uncinata), dont la forme de la téte et du thorax le rapprochent plus.

3. Myrmicocrypta godmani, sp. n.

3. Long. 4:7 millim. Forme de la téte de la WM. subnitida (chez la M. uncinata la téte a une troncature concave derriére, comme chez la M. dilacerata, quoique moins forte). Mais pas de dent derriére les ocelles latéraux et surtout pas trace de dent aux angles postérieurs de la téte, entre les yeux et les ocelles. Les dents du thorax sont disposées comme chez la M. subnitida et la M. Squamosa, mais celles du méta- notum sont bien plus robustes. Le premier article du pédicule est comme chez la M. squamosa et la M. dilacerata, épaissi en nooud derriére.

Liinsecte est entiérement mat, sculpture fonciére de la M. dilacerata, mais encore plus forte. et dents d’abondantes rides et de nombreux petits tubercules.

Pubescence (ou pilosité) tout-a-fait crochue, assez abondante, plus abondante que chez la non squameuse, bien plus courte que chez la M. subnitida.

Noire. Pattes, antennes, mandibules et ailes brunes, comme chez la M. dilacerata.

Hab. Nicaragua, Chontales (Janson).

Entre les arétes

M., dilacerata, mais

Cette forme est trés embarrassante et j’ai hésité a la décrire. Toute différente de la

M. dilacerata par sa forme, elle lui ressemble d’autant plus par sa couleur, sa sculpture et sa pilosité.

40 HYMENOPTERA.

CYPHOMYRMEX.

Cyphomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 690 (1862); Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 367; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 149.

Les Cyphomyrmes sont lents, craintifs, font les morts dés qu’on les effraie et rappellent par leur allure de petits charangons. Ils font leurs nids dans le bois pourri et parfois (du moins le C. rimosus) dans la terre. Le C. rimosus ne fait pas de jardins de cham- pignons. D’autres espéces telles que le C. olitor, le C. auritus, le C. strigatus, font des jardins de champignons trés primitifs, non suspendus et sans coque de mycelium, du reste parents de ceux des Apterostigma et, comme eux, admirablement décrits par le Dr. Moeller qui les a découverts le premier.

1. Cyphomyrmex rimosus. 3

Cryptocerus rimosus, Spinola, Mem. Accad. Sci. Torino, (2) xiii. p. 65 (¥% g) (1851)*; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 223 (1854); ibid. (8) i. p. 409°; Della Torre, Cat. Hymen. vii. p. 150°.

Meranoplus difformis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 195 (3) (1858) *; Trans. Ent. Soc. Lond. (8) 1. p- 413°.

Cyphomyrmex minutus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 691 (8) (1862) °.

Cataulacus deformis, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p.210 (? d) "3 Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 558 (3 2 o)°.

Cyphomyrmex deformis, Forel, Bull. Soc. Ent. Ital. (2) xx. p. 55 (1890) *.

Cyphomyrmezx steinheili, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 368 (8) (1884)”.

Hab. Mexiquz, Orizaba (Saussure}°), Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith); Guatémata, Pantaleon (Champion); Costa Rica, Jiménez (Alfaro®); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Argentine 3, Cuba %, Antilles.

Race salvini, n. (Tab. IIT. fig. 2, 2.)

@. Long. 3°7 millim, Lobe antérieur des arétes frontales fort grand, plus grand que chez le C. rimosus. Angles postérieurs de la téte prolongés en oreilles recourbées plus longues que chez le C. strigatus, mais bien plus courtes que chez le C. auritus. Le bord médian des arétes frontales forme deux arétes qui bordent l’épistome et l’aire frontale en forme de triangle. Chaque ocelle est placé sur une élévation ; celle des deux latéraux se prolonge en aréie arquée vers l’angle postérieur de la téte. Le pronotum a devant, en haut, de chaque cété une forte dent triangulaire. Le mésonotum a devant, en haut, au milieu un disque arrondi et bordé ; au milieu, en arriére de ce disque, deux arétes longitudinales trés obtuses, de cété un large feston. Le proscutellum a un feston de cété. Le scutellum est profondément échancré et bidenté. Le métanotum a deux trés petites dents. Les deux neuds du pédicule rectangulaires, plus larges que longs, le 2™° beaucoup plus large. Abdomen trés convexe, a peine subbordé, sans trace d’élévations ni de dépressions a sa surface.

Mat. Microscopiquement raboteux; finement tuberculeux et rugueux.

Tout le corps couvert, comme chez le C. rimosus, i. sp., d’une pubescence espacée, courte, épaisse, brillante et squameuse.

D’un brun roussatre ferrugineux. Téte et abdomen bruns foncés.

Hab. Panama, Bugaba (Champion).

Différe du C. rimosus surtout par ses oreilles et ses arétes beaucoup plus fortes.

CYPHOMYRMEX.—RHOPALOTHRIX. Al

2. Cyphomyrmex championi, sp. n. (Tab. III. fig. 3, ¢ .)

&. Long. 3-5 millim. Les arétes entre les deux ocelles latéraux fort élevées. A chaque angle postérieur de la téte, une épine recourbée en avant, pointue, bien plus longue que Ja largeur de sa base et que celles du C. auritus 3. Pronotum armé devant, de chaque cdté, d’une épine triangulaire, aigué, un peu plus longue que la largeur de sa base, bien plus grande que chez le C. auritus. Scapes avec un renflement fusiforme & leur 2™¢ moitié, dépassant l’occiput de plus d’un tiers de leur longueur. Du reste semblable au C. rimosus, mais bien plus grand. Métanotum inerme; face basale plus longue que la face déclive.

Mat. Abdomen subopaque. Sculpture et pubescence squameuse, comme chez le C. remosus. D’un noir brunatre ; antennes, pattes et ailes brunes; mandibules d’un brun jaunatre.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

3. Cyphomyrmex flavidus. Cyphomyrmex flavidus, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 895 (8 ) (1895) *.

Hab. Muxiaun, Santiago Ixcuintla, Tepic (Hisen et Vaslit').

2” Tribu DACETII.

Les Dacetii vivent en général dans les troncs pourris. Ils sont lents, font les morts, comme les derniers genres des Attii, avec lesquels ils ont diverses affinités. Mais ils ne font pas de jardins de champignons, et la tribu est répandue dans tous les continents.

RHOPALOTHRIX. Rhopalothrix, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 415 (1870).

1. Rhopalothrix godmani, sp. n. (Tab. III. fig. 4, 2 .)

Q. Long. 3°3 millim. Antennes de 8 articles. Téte assez déprimée, nullement convexe, ni tronquée devant (ce qui la distingue de toutes des autres espéces) ; mais, vu de cété, le front est faiblement concave. La téte est en trapeze, fortement élargie derriére, avec les cétés presque droits, trés divergents et le bord postérieur presque droit aussi, faiblement et largement concave. Un cété de la téte est plutot plus long que son bord postérieur. Mandibules triangulaires, 4X bord externe rectiligne, armées de 7 dents longues, pointues et serrées ; les mandibules sont réguli¢rement ponctuées. Bord antérieur de l’épistome déprimé, rectiligne. Scapes avec une rangée d’assez longs poils-massues. Thorax presque aussi large que la téte. Les épines du métanotum sont larges et comprimées, en partie translucides, mais triangulaires et assez pointues (pas en lobe comme chez le 2. ihering?). Les noeuds du pédicule sont plus larges que longs, le premier cubique et plan dessus, comme chez le R. theringi, & peine moins anguleux. Abdomen ovale.

Abdomen finement, mais abondamment et réguliérement ponctué, assez luisant. Téte subopaque, grossi¢rement ponctuée derriére ; devant, les points passent 4 des rides longitudinales; téte luisante entre les points, Derriére de l’occiput lisse et luisant. Pronotum ridé en travers ; mésonotum ridé en long; cétés en partie lisses. Comme la téte, le thorax est luisant entre la sculpture, en somme subopaque. Nouds du pédicule densément ponctués et subopaques.

Quelques poils-massues dressés, extrémement épars sur le corps et jaundtres. Pubescence trés éparse, visible sur la téte, jaundtre, de forme ordinaire, mais assez épaisse. Pattes avec des poils adjacents seulement.

D’un roux clair assez vif; pattes, antennes et mandibules d’un roux jaunatre.

Ailes poilues, teintées de roussatre.

Hab. Panama, David en Chiriqui (Champion).

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., June 1899. aG

42 HYMENOPTERA.

STRUMIGENYS.

Strumigenys, Smith, Journ. Ent. i. p. 71, t. 4. figg. 6, 7 (1860); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 145.

Labidogenys, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vi. p. 249, t. 1. fig. 17 (1862).

Pyramica, Roger, loc. cit. p. 251, t. 1. fig. 18 (1862).

Cephaloxys, Smith, Journ. Linn. Soc., Zool. viii. p. 76, t. 4. fig. 5 (1864).

Trichoscapa, Emery, Ann. Accad. Nat. Napoli (2) ii. p. 24 (1869).

1. Strumigenys cordovensis. Strumigenys cordovensis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 569, 573 (8) (1887)°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1467.

Hab. Mexiaus ! 2,

2. Strumigenys elongata. Strumigenys elongata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1868, p. 212 (8 )?; Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vil. p. 2177; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 146°.

Hab. Panama 128,

3. Strumigenys unispinulosa. Strumigenys unispinulosa, Emery, Bull. Soc. Ent. Tial. xxii. pp. 55, 67 2), t. 7. fig. 5 (1890) '; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 147.

Hab. Costa Rica*, Alajuela (Alfaro 1).

4. Strumigenys godmani, sp.n. (Tab. III. fig. 5, ¢.)

Q. Long. 5-4 millim. Mandibules longues comme la moitié de la téte, n’ayant qu’un bord externe et un bord interne (type de la S. smithi), mais larges, un peu déprimées, arquées, avec le bord externe trés convexe, surtout vers l’extrémité, et le bord interne concave, ayant vers son milieu deux longues dents pointues, dont celle de derriére se continue en arriére par un mince rebord, un peu translucide. Les mandibules se terminent en outre par deux longues dents, dont Vinférieure est bifide. La téte, assez déprimée, est extrémement élargie et trés profondément échancrée derriére, comme chez les S. chyzeri et S. grandidieri, c’est & dire, comme bilobée, mais il n’y a pas d’incisure latérale comme chez la JS. grandidiert. Les deux lobes postérieurs de la téte sont fortement dépriméds, le vertex et le front seuls formant une convexité médiocre. Le sillon frontal s’étend jusque derriére les ocelles. Thorax court. Mésonotum fort élevé, plus large que long, sans le scutellum. Face basale du métanotum subbordée, & peine plus longue que large, presque carrée, plus longue que la face déclive. Cette derniére est bordée de quatre épines de méme longueur, dont les deux métasternales sont plus gréles et plus pointues que les métanotales. sont reli¢es par une aréte, mais n’ont pas de membrane.

Premier noeud du pédicule arrondi, rétréci et trés longuement pétiolé devant. Second neeud trés large, presque comme la moitié de l’'abdomen, & peine plus long que large. Les deux neeuds entourés de membranes spongieuses, comme chez les autres espéces. Abdomen ovale, pointu 4 Vextrémité, Pattes et antennes longues et gréles.

Mandibules coriaces 4 la base, du reste lisses et luisantes, ainsi que abdomen. Tout le reste du corps, y compris les pattes et les scapes, fortement et densément réticulé-ponctué et mat. La téte et le thorax ont en outre des rides ou rugosités assez grossiéres et irréguliéres.

Pilosité dressée éparse, jaundtre, longue et pointue, sauf sur la téte et le thorax, ot les quelques soies sont raides’ et obtuses; elle est nulle sur les scapes et les tibias. Pubescence Jaunatre, espacée, pointue et assez

Les épines

STRUMIGENYS.— PROCRYPTOCERUS., 43

longue sur les membres et sur les mandibules, squamiforme sur la téte et le thorax, nulle sur ’abdomen et le pédicule. D’un roux ferrugineux foncé ; vertex et abdomen brunAtres.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

3™ Tribu CRYPTOCERII.

PROCRYPTOCERUS. Procryptocerus, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887); Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 139. Les Procryptocerus vivent dans des cavités végétales. M. Urich m’a envoyé un charmant nid du P. spiniperdus, sp. n.*, sculpté dans la large base d’une épine

* Description de quelques nouvelles espéces de Procryptocerus d’autres régions :—

Procryptocerus mayri, sp. n.

&. Long. 75 & 7-7 millim. Mandibules luisantes, ponctuées et ridées ou striées, avec quelques dents. Epistome échaneré devant, au milieu, avec la strie médiane un peu plus forte. Aire frontale visible, striée. Les coins postérieurs de la téte n’ont qu’un angle, qui n’est pas ou est 4 peine dentiforme. La troncature occipitale n’est pas concave; elle n’est pas trés distinctement bordée, mais obliquement striée ; les stries de l’occiput s’y continuent en partie au milieu. Le pronotuma des épaules anguleuses, sans dent. Suture pro-mésonotale assez nette. Le mésonotum forme de cété une dent obtuse. Les épines du métanotum sont horizontales, trés longues, aussi longues que la face basale, légérement sinueuses, 4 peine divergentes. Premier neud du pédicule une fois et demie plus long que large, au moins aussi large derriére que devant ; second noeud aussi long que large, élargi derriére. Abdomen ovale, Une impression longitudinale, large sur occiput. Cuisses renflées.

Téte, thorax et pédicule luisants, grossiérement ridés-réticulés longitudinalement en dessus, et fortement striés en long sur les cétés (sauf le pédicule, qui est aussi rugueux sur les cétés). L’épistome, Vaire frontale, le front et les joues sont seulement striés-ridés en long. La face déclive du métanotum est ridée en long. Abdomen luisant, extrémement finement et faiblement réticulé avec des points épars piligéres, sans trace de stries ni de rides.

Tout le corps et les membres hérissés d’une pilosité dressdée trés fine et pointue, d’un jaunatre pale.

Noir. Cuisses, tibias (sauf la base) et scapes rouges. Tarses et extrémité des funicules brunatres.

Hab. Cotomsre (Landolt, coll. Forel).

Procryptocerus batesi, sp. n.

%. Long. 5°6 millim. Mandibules comme le précédent, mais V’aire frontale n’est pas visible, l’épistome n’est pas délimité en arriére et trés convexe. La troncature occipitale est tout-a-fait indistincte et grossiérement réticulée-ponctuée, comme le reste de Vocciput. Les angles postérieurs de la téte ont une forte dent recourbée en dehors, et, devant cette dent, un feston. Le thorax est comme chez le P. carbonarius. Le premier neeud du pédicule est au moins aussi large que long, le second seulement un peu plus large que long. L’abdomen est entiérement lisse et luisant, ovale (elliptique chez le P. carbonarwus). Du reste, sculpture, pilosité, forme et couleur du P. carbonarius. Mais il est bien plus grand et se distingue par la troncature occipitale qui, chez le P. carbonarius, est trés distinctement bordée et presque lisse et luisante (avec de faibles rides longitudinales), contrastant fortement avec les profondes rugosités du reste de Pocciput. Les cétés du thorax sont ridés-réticulés et non pas striés comme chez le P. mayri.

Hab. Cotomste (Landolt, coll. Forel). Procryptocerus spiniperdus, sp. n.

%. Long. 5°84 7-0 millim, Mandibules subopaques, strides et trés finement réticulées-ponctuées, armées de ag 2

44

d’Erythrina umbrosa & Trinidad. Les % sortaient par un petit trou rond, mais

HYMENOPTERA.

ig

l’intérieur elles avaient sculpté quelques belles cases spacieuses. (Tab. II. fig. 8.)

1. Procryptocerus pictipes.

Procryptocerus pictipes, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 66 (%) (1896).

Pr

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro !).

2. Procryptocerus paleatus. ocryptocerus paleatus, Kmery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 65 (%) (1896) °.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro ').

3. Procryptocerus striatus.

Meranoplus striatus, Smith, Journ. Ent. i. p. 77, t. 4. fig. 1 (8) (1860) *.

De

5 4 6 dents peu distinctes. Epistome largement échancré devant, & limite postérieure visible, faiblement convexe. Aire frontale indistincte. Articles du funicule un peu plus longs que larges, sauf le second. Angles postérieurs de la téte avec une petite dent recourbée. Troncature occipitale fortement concave, lisse et luisante, avec un fort rebord antérieur qui forme le bord occipital de la téte et qui est erénelé. La téte est moins convexe que chez le P. puncticeps. Le pronotum est fortement élargi devant et subdéprimé, moins convexe et plus large que chez les autres espéces, méme que chez le P. striatus, i. sp. Le dos du thorax est bordé d’un rebord aigu et surplombant les cétés bien plus fort que chez les autres espéces. Les épaules trés marquées du pronotum forment de chaque cété deux petits angles dentiformes rapprochés, Le pronotum est en trapéze, plus de deux fois plus large que long, terminé de cété, derriére, par un angle droit. Suture pro-mésonotale assez nette. Mésonotum avec une forte dent latérale faisant marche d’escalier avec langle postérieur du pronotum. Le bord latéral du métanotum a deux dents recourbées en arriére. Les épines métanotales sont assez longues, peu divergentes, dirigées en arriére et un peu en haut. Suture meso-métanotale trés profonde, formant de cété une profonde incision du bord. Le dos du métanotum est plus bas que celui du mésonotum. Premier nooud du pédicule a cétés paralléles, une fois et demie plus long que large. Second nceud une fois et un tiers plus large que long. Abdomen ovale. Cuisses renflées.

ssus de la téte subopaque, groxssiérement, mais assez superficiellement réticulé-ridé en long, avec de larges mailles, dont le fond est trés finement réticulé. Cdtés et devant de la téte longitudinalement ridés, Dos du thorax, abdomen, cuisses antérieures et cdtés du pronotum ainsi que le bas des cétés du métanotum longitudinalement stri¢s, avec le fond des stries finement réticulé et plus ou moins subopaque ; sur Yabdomen, cette sculpture est plus fine et plus serrée, les fines réticulations plus fortes. Scapes trés finement réticulés-ponctués et mats. Noeuds du pédicule et tibias grossiérement: rugueux. Cuisses postérieures, reste des cétés du thorax, face déclive du métanotum et troncature occipitale lisses et luisants.

Tout le corps et les membres recouverts d’une pilosité jaunatre pale, épaisse, raide, assez abondante, sétiforme,

No

brillante qui, sur abdomen, devient adjacente, ce qui, avec la sculpture, donne 4 l’insecte un aspect gris soyeux. ir; extrémité des tarses, des funicules et de l’abdomen & peine brunatres.

¢. Long. 8 millim. Etroit et allongé. Antennes filiformes. Scapes de la longueur du 2™ article du

funicule. Premier article du funicule trés court, presque globuleux. Mandibules perpendiculairement tronquées & l’extrémité, coudées & angle droit au milieu, aussi larges 4 lextrémité qu’a la base, 4 bord terminal 4 peine denticulé. Epistome convexe, subcaréné. Téte plus large que longue, arrondie derri¢re, Pronotum avec deux épaules anguleuses. Métanotum avec deux dents épaisses. Les deux nosuds du pédicule trés allongés, lentement élargis en arriére, le premier trois fois plus long que large. Abdomen

trés allongé, presque cylindrique, attenué & sa base. Cuisses un peu renflées au milieu. Valvules

PROCRYPTOCERUS. 45

Procryptocerus striatus, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 140°.

Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Amazones !~%,

Race scabriusculus. Procryptocerus adlerzi, Mayr, var., Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 55 (1890) *. Procryptocerus striatus (Fabr.), subsp. schmalzi, var. scabriusculus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 198 (%) (1894) °. Hab. Mexiquz, Orizaba (Saussure); GuaTimata, Mirandilla, Pantaleon (Champion) ; Costa Rica ®, Palmares ( Alfaro‘); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

A mon avis cette forme est une race spéciale du P. striatus et ne se rattache pas plus au P. schmalzi qu’au P. adlerzt.

génitales extérieures grandes, longues, déprimées, formant, vues de dessus, deux grands lobes triangulaires arrondis en forme de palette et garnis de longs poils courbés. Cuisses un peu renflées.

Téte et thorax irréguliérement striés-ridés et subopaques. Pédicule et abdomen lisses et trés luisants. Pilosité jaune pale, beaucoup plus fine et plus longue que chez louvriére, courbée, un peu laineuse.

Noir; pattes, antennes et valvules génitales brunes; tibias rougeatres.

Ailes teintées de brunatre. Cellule radiale fermée, trés étroite. la nervure transverse s’unit au rameau cubital externe. Une seule cellule cubitale.

Pris avec les 8 dans un nid sculpté dans une épine @’Erythrina wmbrosa par M. Urich. (Tab. II. fig. 8.)

Hab, Anvitxes, Trinidad (Urich, coll. Forel).

Procryptocerus goldii, sp. n.

%. Long. 3°744°5 millim. Mandibules sillonnées dans leur longueur @’un canal longitudinal, subopaques, ridées et trés finement réticulées-ponctuées, Epistome largement échancré devant, trés fortement convexe, sans limite postérieure nette, sans aire frontale distincte. Téte trés convexe; troncature occipitale tres distincte, subopaque, avec des stries obliques, perpendiculaire, sans rebord surplombant, a peine concave. Bord postérieur de la téte non crénelé. Angles postérieurs faiblement subdentés. Dos du thorax trés fortement bordé. Pronotum 4 cétés (bord) convexes, subdenté devant, aussi large derri¢re que devant. Suture pro-mésonotale obsoléte. Le mésonotum forme de cété un angle droit & peine subdentiforme. Suture méso-métanotale profondément incisée, tant de cdté qu’en profondeur. Le métanotum forme de coté un feston trés proéminent. Epines métanotales horizontales, assez longues, 4 peine divergentes. Neeuds du pédicule comme chez le P. carbonarius, v. leviventris, ou plus courts et plus larges (exemplaire du Corcovado). Abdomen elliptique. Cuisses un peu renfiées.

Dessus de la téte et joues trés finement réticulés et subopaques, parsemés de grosses fossettes (points) luisantes, réguliérement espacées et rondes. Epistome et cétés de la téte ridés en long. Cédtés du thorax striés en long. Pronotum et pédicule grossiérement réticulés et assez luisants, ainsi que le mésonotum et le métanotum, qui sont ridés en long. Cuisses et face déclive du métanotum lisses et luisantes. Abdomen densément et trés finement réticulé-ponctué et en outre trés finement strié, d’éclat soyeux. Tibias ridés et finement réticulés-ponctués, subopaques.

De petites soies jaundtres, trés courtes, éparses, obtuses et raides, dispersées sur tout le corps et sur les membres.

Noir; moitié inférieure des tibias et des tarses, extrémité des scapes et des cuisses et premier article des funicules rougeatres.

Hab. Bréstn, Blumenau, Prov. St. Catharina (Dr. Moeller), pied du Corcovado, Prov. Rio de Janeiro

(Prof. E. Géldi).

46 HYMENOPTERA.

4. Procryptocerus belti, sp. n. (Tab. III. fig. 6, ¥ .)

%. Long. 3°7 43:8 millim. Mandibules finement et densément strides-ridées. Epistome avec une fine caréne médiane, échancré au milieu de son bord antérieur. Articles 2 4 7 des funicules aussi larges que longs. Téte convexe, avec une trés petite dent assez cachée 4 l’angle postérieur. La troncature occipitale est assez lisse et luisante, non concave. Thorax assez fortement étranglé et incisé entre le mésonotum et le métanotum. Sauf au métanotum, le dos du thorax n’est qu’obtusément bordé. Le pronotum a de chaque cété, devant, et le mésonotum de cété, une trés petite dent semblable 4 celle du derriére de la téte. Le métanotum n’a devant qu’un feston. Les épines du métanotum sont longues, gréles, médiocrement divergentes, dirigées en arriére et en haut. Premier noeud du pédicule plus long que large, un peu élargi devant ; second neud deux fois plus large que long. Abdomen elliptique comme chez les autres espéces. Cuisses assez renfides.

Epistome et front faiblement ridés en long, subopaques. Dessus de la téte, du thorax et des noeuds du pédicule profondément et grossiérement réticulés-ponctués, avec le fond des mailles luisant. Sur le métanotum et un peu sur le derriére du mésonotum, les mailles se transforment en rides longitudinales. Cétés du thorax et dessous de la téte longitudinalement stri¢s. Abdomen et scapes finement et densément réticulés- ponctués et mats. Pattes faiblement réticulées et luisantes,

Téte, thorax, pattes et scapes assez abondamment couverts d’une pilosité dressée obtuse (comme coupée a Vextrémité), assez fine, raide, d’un jaune pale et assez courte. Sur le pédicule et l’abdomen la pilosité devient bien plus longue et plus pointue; sur abdomen elle est presque adjacente, légérement dorée ou argentée (entre deux).

Noir. Pattes, sauf les hanches, scapes et extrémité des mandibules, d’un rouge jaunétre. Funicules, genoux et article des tarses brundtres:

Les exemplaires de Nicoya, Costa Rica, sont un peu plus grands (3-7 millim.), ont les poils couchés de l’abdomen plus longs et plus marqués, et les épines du métanotum un peu plus longues. La troncature de l’occiput a aussi chez eux des stries longitudinales.

©. Long. 4°5 millim. Thorax plus étroit que la téte. Le mésonotum et le scutellum sont grossiérement et densément réticulés, en partie réticulés-ponctués avec direction longitudinale. Les épines du métanotum sont un peu plus courtes et plus obtuses que chez l’ouvriére. L’abdomen est plus allongé que chez Vouvriére. Du reste comme JVouvriére. Ailes brundtres; tache marginale grande et brune; cellule radiale courte.

3. Long. 5 4 5°5 millim. Mandibules grandes, triangulaires, larges, 4 bord externe convexe, & bord interne droit, tranchant, un peu translucide, avec une petite dent terminale pointue. Epistome fortement échancré au milieu de son bord antérieur et peu convexe. Les yeux—plutét petits—sont un peu en avant du milieu des cétés. A leur bord interne se trouve une rainure un peu effacée, mais pourtant fort visible pour les scapes. Téte (sans les mandibules) aussi large que longue, & bord postérieur un peu marqué (pas tout-a-fait arrondi). Scapes courts. Les articles du funicule sont épais, renflés au milieu, au moins deux fois plus longs que larges. Le thorax est étroit. Le métanotum a deux petites épines gréles, presque paralléles, beaucoup plus courtes que l’intervalle de leurs bases. Premier article du pédicule subcylindrique, deux fois plus long que large. Second article assez rectangulaire, 14 fois plus long que large. Abdomen moins étroit et moins allongé que chez le P. spiniperdus.

Grossiérement ponctué, avec les points serrés sur la téte et espacés sur le thorax. Abdomen, pédicule et cétés du thorax lisses et luisants. Face basale du métanotum ridée en long. La téte est subopaque, finement réticulée-ponctuée entre les gros points.

Corps assez abondamment recouvert d’une pilosité pointue, fine, d’un roux jaundtre. Les tibias et les antennes n’ont guére qu'une pubescence adjacente et quelques poils obliques.

Noir. Antennes, mandibules et extrémité de Pabdomen brunes. Pattes d’un brun jaundtre. Ailes comme chez la ?.

Hab, Costa Rica, Nicoya (Alfaro) [8 @ 3]; Panama, Bugaba (Champion) [ 8 ].

Cette charmante petite espéce est trés distincte de toutes les autres, tant par sa forme que par sa sculpture ete.

PROCRYPTOCERUS. 47

5. Procryptocerus carbonarius. | Cataulacus carbonarius, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 413 (%) (1870)'. Procryptocerus carbonarius, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887) ”.

Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie, Brésil 12.

Var. leviventris, n.

%. Long. 4:5 millim. Mandibules avec quelques rides et points assez grossiers, du reste assez luisantes. Epistome trés largement ou 4 peine échaneré & son bord antérieur, avec une trés faible caréne médiane. Comme chez le précédent, la téte est fort convexe et la troneature occipitale non concave ; cette derniére est luisante, avec des rides longitudinales espacées. Une trés petite dent aux angles postérieurs de la téte. Dos du thorax un peu plus nettement bordé que chez le P. belti, angles antérieurs du pronotum presque sans dent. Pas d’étranglement entre le mésonotum et le métanotum; la suture est seulement fortement imprimée, comme chez les autres espéces, sauf le P. belti, et le bord du dos du thorax y a une profonde échancrure. Le mésonotum a de cété une petite dent, le métanotum devant 4 peine un feston. Epines métanotales fortes, assez longues, presque horizontales, un peu divergentes, trés légérement sinueuses. Premier nceud du pédicule un peu plus long que large, également rétréci devant et derriére ; second neeud distinctement plus large que long; les deux noeuds ont les cétés convexes. Abdomen elliptique ; cuisses renflées.

Devant de la téte, cétés de la téte et dos du métanotum longitudinalement et grossiérement ridés. Derriére de la téte, nceuds du pédicule, dos du métanotum et du pronotum grossiérement réticulés. Mais il y a du mélange entre la sculpture ridée et la sculpture réticulée, tant sur la téte que sur le thorax; le fond des rides et des mailles est luisant. Cdtés du thorax striés en long. Les scapes sont densément réticulés- ponctués, mats, et en outre grossiérement ridés en long. L’abdomen est: lisse et luisant, gai et 14 avec des vestiges de réticulations ; seulement sa base a des rides longitudinales.

Sur tout le corps et sur tous les membres une pilosité dressée jaunatre, fine, pointue, qui est un peu plus courte sur le dos de l’abdomen, du reste de longueur moyenne.

Noir. Extrémité des mandibules, des funicules et des tarses, ainsi que les articulations, brunatres.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

Les é6pines du métanotum sont paralléles chez la forme typique de Colombie, et la moitié antérieure de l’abdomen est striée. Elle est aussi un peu plus petite.

Le P. carbonarius ayant été assez insuffisamment décrit, et M. Emery layant dans le temps confondu avec son P. clathratus, notre description de cette variété ne sera pas de trop.

6. Procryptocerus puncticeps. _ Meranoplus puncticeps, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 610, t. 11. fig. 10 (3 )*. Procryptocerus puncticeps, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887).

Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil } 2.

Race impressus, 0.

%. Long. 5°5 millim. Plus grand que la forme typique de Para. La téte est plus luisante et a des rides beaucoup plus accentuées sur toute sa surface entre les points, qui sont un peu moins apparents, tout en étant espacés et fort distincts. Le mésonotum est fortement imprimé en soucoupe sur toute sa partie médiane jusqu’a la suture méso-métanotale. Le second nooud du pédicule est plus large, beaucoup plus large que long. lL’abdomen est densément réticulé-ponctué et seulement faiblement strié en outre, tandis que chez le P. puncticeps il est surtout densément strié. La grossiére et longue pubescence sétiforme dorée qui recouvre l'abdomen, le pédicule et le métanotum, est plus abondants. Enfin le bord postérieur de la téte est distinctement crénelé, ce qui n’est pas le cas chez le P. puncticeps. La patrie des deux formes étant en outre fort différente, je crois l’établissement de cette race justifié.

48 HYMENOPTERA.

“17° A . . ° ? , ©. Long. 6°8 millim. Téte presque sans rides, comme chez le P. puncticeps typique, crénelée au bord postérieur. Le pédicule a de gros points espacés et peu de rugosités. Ailes brundtres. Du reste comme Vouvriére avec les différences du sexe.

Hab. Panama, Bugaba (Champion).

CRYPTOCERUS. Cryptocerus, Latreille, Hist. Nat. Ins. xiii. p. 260 (1805); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 140.

Les Cryptocerus vivent sur les arbres et dans les arbres et buissons, dont ils utilisent les cavités pour y établir leurs nids. J’en ai trouvé par exemple un nid dans le vide intérieur du sommet d’une grande graminée desséchée; les § et ¥% y étaient empilés comme des anchois. Chez la plupart des espéces, les ¥ major se sont différenciées en soldats (4 ) distincts, comme l’a montré surtout M. le Prof. Emery. Cela rend l'étude des espéces difficile. On les trouve surtout courant sur l’écorce des arbres, mélés aux petits Camponotus et aux Pseudomyrma, J'ai trouvé & Trinidad un immense nid du C. atratus établi dans un gros arbre mort. Ayant excité les % en frappant V’arbre, je

les fis sortir en masse, de sorte qu’elles attaquérent le nid d’une petite guépe placé sur une branche et détruisirent ses habitants en peu d’instants.

1. Cryptocerus atratus.

Formica atrata, Linn, Syst. Nat. 12™° edit. 1. 2, p. 581 (1758) ’.

Cryptocerus atratus, Fabr. Syst. Piez. p. 418 (1804)*; Latr. Hist. Nat. Ins. xiii. p. 260, t. 102. fig. 1 (1805) °; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 215, t. 19. figg. 1, laf (9), 2(%) (1854)*; ibid. (3) i. pp. 35, 408°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 141°.

Formica quadridens, De Geer, Mém. Hist. Ins. iii. p. 609, t. 31. figg. 17-20 (1778).

Cryptocerus marginatus, Fabr. Syst. Piez. p. 419 (1804) °.

Cryptocerus dubitatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) 11. p. 216, t. 20. fig. 1 ($) (1854) *.

Hab. Panama (Stretch °), Tolé (Champion)—AMERIQUE MERIDIONALE ®, jusqu’d

Brésil 9.

2. Cryptocerus alfaroi. (Tab. III. figg. 7,4; 8, .) Cryptocerus alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxi. pp. 55, 76 (%) (1890)’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 140’. Hab. Costa Rica ?, Alajuela (Alfaro); Panama, Bugaba [ 8 ] (Champion).

L’ouvriére trouvée en abondance par M. Champion en Chiriqui.

3. Cryptocerus angulosus. Cryptocerus angulosus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) v. p. 525, t. 26. fig. 7 (8) (1867)';

Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 76, t. 9. fig. 9 (%) (1890)’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 140°.

Cryptocerus jucundus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 606, t. 11. fig. 2 (nec 8) y4, Hab. Mexique!?4; Costa Rica, Jiménez (Alfaro?); AMERIQUE CENTRALE 2,

CRYPTOCERUS. 49,

4. Cryptocerus angulatus. Cryptocerus angulatus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 194, t. 12. fig. 4 (1858)*; Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 409, t. 12. fig. 1 (%) (1862) Hab. Guatimata, Chacoj et San Gerédnimo en Vera Paz (Champion); Panama, Bugaba (Champion) [ 3 ¥ 9? ].—BréstL, Tunantins 1 2. |

5. Cryptocerus argentatus. Cryptocerus argentatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 218, t. 19. fig. 7 (2) (1854)'; ibid. (3) i. p. 409 (1862); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 141°. Hab, Mexique? *.—Co.omBiE!; Br&stu 2 3,

6. Cryptocerus basalis.

Cryptocerus basalis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 608 (?)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. 7" vii. p. 1417. Hab. Nicaraava 2, Chontales 1,

7. Cryptocerus multispinus. (Tab. III. figg. 9,%; 10,¥; 11, ¢.) Cryptocerus cordatus (Smith), st. multispinus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 75, t. 9. fig. 5 (8) (1890). Cryptocerus multispinus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 201, t. 3. fig. 1 (%) (1894)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143°. , Hab. Guarimata, Las Mercedes, Pantaleon, Rio Maria Linda, Zapote (Champion) | 9 ]; Nicaragua, Chontales (Janson); Costa Rica? , Alajuela, Jiménez (Alfaro 1); Panama, Bugaba (Champion) [ 3 ¥ |.

8. Cryptocerus bimaculatus. Cryptocerus bimaculatus, Smith, Journ. Ent. i. p. 77, t. 4. fig. 4 (2) (1860)*; Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 411 (1862) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 142°.

Hab. MExiqQueE !73,

9. Cryptocerus cristatus. Cryptocerus cristatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55,72 (8 ?),t. 9. figg. 2, 2 a—d (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 142”.

Hab. Costa Rica ?, Alajuela, Jiménez (Alfaro }).

10. Cryptocerus exiguus. Cryptocerus exiguus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) v. p. 524, t. 26. fig. 4 (%) (1867)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1427.

Hab. Mexique! 2.

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. IIT., June 1899. HH

50 | HYMENOPTERA.

11. Cryptocerus maculatus.

Cryptocerus maculatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 607, t. 11. fig. 6 (2)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. pp. 207, 208, t. 4. figg. 18-21 (% 2) (1894) *

Cryptocerus grandinosus, Smith (8 minor), Journ. Ent. i. p. 77 (1860)*.

Hab. Costa Rica? (Alfaro).— AME&RIQUE MERIDIONALE °, Trinidad 3, Ega 4, Bahia 1.

12. Cryptocerus grandinosus. (Tab. III. fig. 12, ¥.) Cryptocerus grandinosus, Smith, Journ. Ent. i. p. 76, t. 4. fig. 5 ( 8) (1860) (excl. 3 minor)’.

Hab. Panama, Bugaba et David en Chiriqui (Champion) [ % 9 ].—Amazonzs, Ega 1,

13. Cryptocerus minutus.

Cryptocerus minutus, Fabr. Syst. Piez. p. 420 (¥) (1804)*; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii, . p. 221 (1854) ?; ibid. (3) i. pp. 35, 409, t. 12. fig. 6 (%) (1862)°; Emery, Bull. Soe. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 74 (8 2), t. 9. figg. 7, 7a-d (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 143°,

Cryptocerus quadrimaculatus, Klug, Entom. Monogr. p. 215 (2?) (1824) °; Smith, Trans. Ent. Soc, Lond. (2) ii. p. 219 (¢) (1854)7; Journ. Ent. i. p. 75 (8 2) (1860) *°; Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 409, t. 12. fig. 2 (8) °* |

Formica caustica, Koll. Reise Brasil. i. p. 115, fig. 12 ( 8 ) (1882) *°.

Cryptocerus causticus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 222 (1854) ™; ibid. (3) i. p. 410 (1862) »*.

Cryptocerus volxemi, Emery, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. 1878, p. ix (3)™.

Hab. Mexiqur, Amula en Guerrero, Atoyac in Vera Cruz, Teapa in Tabasco (H. H. Smith); Guatimata, Chacoj en Vera Paz, El Reposo, Pantaleon, Mirandilla, San José (Champion); Nicaracua, Chontales (Janson); Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro*); Panama (Stretch *), Bugaba, Volean de Chiriqui, David, Caldera (Champion) [% 2 ¥%].—AmsRIQUE MERIDIONALE !—3 5718,

14. Cryptocerus multispinosus.

Cryptocerus multispinosus, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 6, fig. ( 3 ) (1868) ?; Amer. Nat. ii. p. 72, t. 1. fig. 11 (%)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143°.

Cryptocerus gibbosus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 605, t. 11. fig. 3 (nec 2) (¥) (1876) *; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 73, t. 9. fig. 4 (1890) °.

Hab. Mrxiquit, Orizaba, Cordova (Saussure).

Stirps biguttatus. Cryptocerus gibbosus (Smith), st. diguttatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 73 (3 2), t. 9. figg. 3, 3.a—c (1890) °. Hab. Mexique, Temax en Yucatan (Gauwmer) ; Guatimana, Cubilguitz et Chacoj en Vera Paz, Rio Maria Linda (Champion); Costa Rica, Jiménez (Alfaro ®),

CRYPTOCERUS. 51

Quelques males de Teapa en Tabasco (H. H. Smith) appartenaient peut-étre a cette forme du C. multispinosus ?

15. Cryptocerus pallens,

Cryptocerus pallens, Klug, Entom. Monogr. p. 206 (2) (1824)*; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) il. p. 218 (1854) *; ibid. (3) i. p. 411°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143‘; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 212, t. 4. figg. 29-82 (3 2) (1894) °.

Cryptocerus discocephalus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 222, t. 20. fig. 2 (¥%) (1854) °; ibid. (3) i. p. 410 (8 S), t. 11. figg. 1-87; ibid. 1876, p. 608 (3 2 ¢)°; Cat. Hymen. vi. p- 191, t. ll. figg. 1 (¢),2,3 (8 Y)*

Var. Cryptocerus araneolus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 228, t. 19. fig. 4 ( %) (1854) *°; (3) 1. p. 411".

Hab. Mexique!4; Guatimata, El Reposo, Pantaleon (Champion); Costa Rica ‘4 1°.— AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil!~9; Anrities, Cuba‘, Jamaique (Forel), St. Vincent § 1°11,

N.B. La variété C. araneolus est celle des Antilles.

16. Cryptocerus pallidicephalus. Cryptocerus pallidicephalus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 606, t. 11. fig. 5 (2? )*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1437.

Hab. MExIQuE ! 2,

17. Cryptocerus scutulatus. Cryptocerus scutulatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) v. p. 524, t. 26. figg. 3, 3a (%) 1867)’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 144’.

Hab. MeExique ! 2.

18. Cryptocerus setulifer. Cryptocerus setulifer, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 211, t. 4. figg. 34-87 (8 9) (1894)".

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro) }.

19. Cryptocerus umbraculatus. (Tab. III. figg. 13, 13a, 3; 14, ¥; 15, 9; 16,3.) Cryptocerus umbraculatus, Fabr. Syst. Piez. p. 420 (%) (1804) *; Klug, Entom. Monogr. p. 210 (3% 2) (1824)?; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 219 (1854) °; ibid. (3) i. p. 411°; Emery, Bull. Soc, Ent. Ital. xxii. pp. 55, 72 (8 2), t. 9. figg. 1, 1 a-e (1890) °; Dalla Torre,

Cat. Hymen. vii. p. 144°. Cryptocerus quadriguttatus, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 425 (8) (1845)’; Smith, Trans,

_-_ Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 217 (8) (1854)°; ibid. (3) i. p. 409°. Cryptocerus elegans, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 222, t. 19, fig. 8 ( ¥) (1854) °; (8) i. p. 410 (1862)”. Cryptocerus flavomaculatus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 757 (¢) (1862) ™. Hab. Mexiquz, Acapulco en Guerrero (H. H. Smith); Guatimata, El Reposo, HH 2

52 HYMENOPTERA.

Pantaleon, Paso Antonio (Champion); Costa Rica, Alajuela, Bagaces (Alfaro *) ; Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui, Caldera, Tolé (Champion) [ % |.—AMERIQUE MERIDIONALE ®, Trinidad [% ¥ o @ |.

Nous avons dessiné les quatre formes sur des exemplaires d’un méme nid de Trinidad,

20. Cryptocerus curvistriatus, sp. n.

%. Long. 3°5 millim. Trés voisin du C. striativentris, Emery, dont il différe par les caractéres suivants :—

Le dessous de l’abdomen est densément et plus finement strié ; les stries, longitudinales devant, convergent et confluent en arcs derriére, ou elles deviennent transversales tout en arriére et sont disposées concentrique- ment autour du milieu du dessous de l’abdomen (1% segment). Téte comme le C. striativentris, arétes frontales peut-étre un peu plus larges. Thorax beaucoup plus étroit, plus d’une fois et demie plus long que large, avec trois petites dents au bord du pronotum, une au bord du mésonotum et trois au bord du métanotum. Chaque neud du pédicule avec une épine latérale recourbée en arriére, cella du 2™° noeud plus longue que celle du premier et que celle du C. striativentris. Abdomen ovale, un peu plus allongé que chez le C. striativentris.

La téte est réticulée, les points étant contigus (chez le O. striativentris les points sont espacés et allongés). Le thorax est fortement ridé longitudinalement, plutét réticulé sur le devant du pronotum. Le pedicule est rugueux, l’abdomen ridé longitudinalement vers sa base, irréguliérement réticulé et ridé vers son extrémité, Tout Vinsecte est mat et couvert de petits poils écailles, brillants, adjacents, situés un au fond de chaque réticulation, ou bien traversant lV’intervalle des rides. Ils sont plus abondants que chez le C. striativentris, et font défaut &la face déclive du métanotum, qui est ridée en long.

Couleur du C. striativentris, mais les cuisses et les tarses sont entiérement bruns (tibias et moitié des hanches seuls jaundtres, avec les arétes frontales, le bord de l’abdomen devant et derriére, puis l’extrémité des dents ou épines du thorax et du pédicule).

Hab. Costa Rica, Turrialba (Alfaro). Regu par M. le Prof. Emery.

4~e Tribu MYRMICII.

XENOMYRMEX.

Xenomyrmex, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 369 (1884); Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 64.

1. Xenomyrmex stolli. Xenomyrmex stollii, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 370 (%)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 64’. Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida ?.—GuaTéMaLa, environs de la ville (Sold 1).

Trouvé dans le nid du Camponotus abscisus, Roger, par M. le Prof. Stoll.

TETRAMORIUM. Tetramorium, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 423 (1855); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p- 1380. Tetrogmus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. i. p. 10 (1857). Subgen. Xiphomyrmez, Forel, Mittheil. Schweiz, ent. Ges. vii. p. 385 (1887).

TETRAMORIUM.—ROGERIA. 53

1. Tetramorium guineense.

_ Formica guineensis, Fabr. Ent. Syst. ii. p. 857 (8%) (1793)?.

Tetramorium guineense, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 133°.

Myrmica reticulata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 33 (%) (1862) °.

Hab. Mexique (Sallé) [% ]; Panama (Stretch ?).—ZoNA TORRIDA? ORBIS TERRARUM.

[Sous-gen. XIPHOMYRMEX, Forel.

2. Tetramorium (Xiphomyrmex) spinosum. Xiphomyrmex spinosus, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 894 ( % ) (1895) '.

Hab. Bass Cauirorntg, Sierra de San Lazaro, région du Cap (Eisen Vaslit 1).]

ROGERIA. Rogeria, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 52 (1894).

1. Rogeria tonduzi, sp. n.

%. Long. 2:6-2-7 millim. Mandibules lisses, luisantes, 4 points épars, & bord terminal oblique, peu distinct de Vinterne et muni de 6 dents, dont la postérieure peu distincte; bord externe peu convexe. Téte rectangulaire-arrondie, presque aussi large que longue. Epistome subtronqué devant, fortement convexe ; le bord postérieur de ses cétés, sans étre aussi fortement relevé que chez les Tetramorium, forme une aréte distincte qui borne devant la fossette antennaire. Les arétes frontales sont bien plus écartées que chez la R. fore, seulement un peu plus pres l’une de l’autre que du bord de la téte. Yeux assez petits, situés un peu en avant du milieu des cdtés. Antennes comme chez les autres espéces, scapes courts, etc. Aire frontale distincte, pointue derriére.

Thorax sans trace de sutures, trés convexe d’avant en arriére et de droite 4 gauche, bien plus court que chez la Rk. procera (d’aprés la figure), Le pronotum a tout en bas, devant, deux angles distincts, subdentiformes, tandis quwil est trés arrondi dessus. Les épines du métanotum sont longues comme la distance de leurs bases, pointues, peu divergentes, dirigées en arriére et en haut. Deux petites dents métasternales obtuses.

Premier article du pédicule trés allongé, comprimé, sans limite distincte entre le pétiole et le neud. Il s’éléve insensiblement d’avant en arriére en ne s’élargissant que trés peu et en s’atténuant au sommet, qui est trés étroit et prés de l’extrémité postérieure. L’article entier est au moins 34 fois plus long que large. Le 2™° article est trés court, presque arrondi, aussi étroit que le premier, un peu plus long que large, rétréci devant. Abdomen trés convexe, 4 face inférieure sinueuse. Pattes assez longues.

Abdomen, pattes, hanches, face déclive du métanotum, second noeud du pédicule, sommet du premier neud, épistome et aire frontale lisses et luisants. Partie antérieure du premier nceud du pédicule faiblement réticulée, luisante. Le reste du corps grossiérement ridé, et réticulé entre les rides. Les réticulations se réduisent parfois 4 de simples inégalités ; d’autres fois elles forment des mailles; les parties ridées ont un éclat médiocre. Sur le front et les joues, les rides sont longitudinales et plus serrées; sur l’occiput et sur la face basale du métanotum elles sont plus ou moins transversales, sur le mésonotum et le pronotum longitudinales, sur les cétés du thorax plus ou moins obliques, sur les cétés du premier nosud du pédicule longitudinales, bifurquées, divergeant en arricre. Quelques rides 4 la base des scapes.

Une pilosité dressée jaunatre, trés fine et pointue, médiocrement longue et médiocrement abondante est répandue sur tout le corps et sur tous les membres (aussi sur les scapes et les tibias).

D’un brun foneé, noiratre. Mandibules, antennes et pattes d’un brun rougeatre ou jaunatre.

Hab. Costa Rica (Tonduz).

Par son épistome et ses arétes frontales, cette espéce se rapproche bien du genre Tetramorium. Elle est parente des R. germaini, Em., et BR. procera, Em.

54 HYMENOPTERA.

WASMANNIA. Wasmannia, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 383.

1. Wasmannia auropunctata. Tetramorium (?) auropunctatum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 182 (3 ¢ g) (1863) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 180°; Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 383°.

Hab. AMé&RIQUE MERIDIONALE !2; ANTILLES, St. Vincent °.

Var. rugosa. Ochetomyrmex auropunctatus (Roger), var. rugosus, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlix

(3%) (1866) *. Tetramorium auropunctatum (Roger), var. rugosum, Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vil. p. 385°.

Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Guarimata (Stoll *); Cosra Rica (Pittier, Tonduz).

LEPTOTHORAX.

Leptothorax, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 431 (1855); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 122. Subg. Temnothorax, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 68 (1861).

Les Leptothorax américains* vivent sur les buissons et sur les arbres tout-d-fait comme ceux d’Europe, et avec les mémes allures. Je les ai observés en Colombie. Mais, 4 en juger d’aprés quelques nids que j’ai trouvés, ils vivent dans lintérieur des tiges creuses et séches des broussailles et non sous lécorce. Le ZL. stolli, espéce de haute montagne vivant, fait exception et vit dans la terre.

1. Leptothorax stolli. (Tab. III. fig. 17, ¥ .) Leptothorax stollii, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 352 (% ¢) (1894)*; Dalla Torre,

Cat. Hymen. vii. p. 127’.

9. Long. 5°6 millim, Thorax plus large que la téte. Joues et front assez fortement ridés en long, Mésonotum et scutellum lisses et trés luisants. Métanotum fortement ridé en travers. Du reste

identique 4 ’ouvriére. Les ailes manquent. Hab. Guatimata?, Volcan de Agua, au sommet du cratére, a 13,000 (Stoll}; Champion) [3% 2 é]. | Cette espéce, qui se trouve au sommet du Volcan de |’Agua, parait y vivre sous les pierres, comme les Leptothorax de nos Alpes suisses.

* Leptothorax sculptiventris, Mayr, var. major, n. Long. 4°5 millim. Tous les articles des funicules au moins un peu plus longs que larges. Les scapes dépassent légérement le bord occipital. Une forte épine sous le premier article du pédicule, devant.

Hab. Briésrt, Botucatu, Prov. Sao Paulo (Prof. Gold).

LEPTOTHORAX. 55

2. Leptothorax echinatinodis. Leptothorax echinatinodis, Forel, Compt. read. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlviii (1886) '.

Hab. Brésiu, Rio Janeiro }.

Lespéce typique est de Rio Janeiro et n’a pas été ftrouvée dans |’Amérique centrale. Dans ma description j’ai oublié de dire que l’occiput est aussi lisse et luisant. Mais elle se subdivise en races ou sous-espéces qui ne paraissent pas trés constantes, dont une partie a été considérée 4 tort comme espéces et dont certaines formes se

trouvent dans l’Amérique centrale ; je suis obligé de réviser ici les descriptions de ces races :—

[Race spininodis. Leptothorax spininodis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 617 (% 3) (1887) *.

Différe de la race typique par sa téte mate, densément réticulée-ponctuée, son premier segment abdominal mat et sculpté et sa couleur entiérement jaune orange, avec la massue des antennes et l’extrémité des cuisses brunatres. Le thorax, les épines, tout le reste est identique 4 la race typique.

Hab. Bresiu 2).

Race aculeatinodis. Leptothorax aculeatinodis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 60 (3) (1896) °.

Différe par sa couleur plus foncée (téte noire), avec le pronotum jaune et le reste brundtre. Les autres différences indiquées par M. Emery, sculpture de la téte et du 2™° neeud du pédicule, reposent sur une inexactitude de ma description. La téte du type de L. echinatinodis est lisse et luisante, avec les joues seulement ridées et réticulées. Le 2™° nceud du pédicule n’a que quelques rides irréguliéres, dont l’une est & peu prés transversales et d’autres obliques ou longitudinales. Le fait que chez le L. aculeatinodis elles sont longitudinales ne constitue done pas une différence sérieuse. Le L. aculeatinodis est évidemment plus grand que le L. echinatinodis. M. Emery m’écrit que ses épines varient de longueur, de méme que celles du L. spininodis, mais qu’elles ne sont pas aussi longues que celles du LZ. dalmasi (v. plus bas).

Hah. Costa Rica? (Tonduz), Jiménez (Alfaro *).—Brésiu.

Var. pungentinodis ? Leptothorax pungentinodis, Emery, Bull. Mus. Zool. Torino, xi. p. 2 (?) (Mars 1896)’.

M. Emery ayant décrit cette forme sur une seule 9, il est trés naturel qu’il l’ait prise pour une autre espéce. Mais les 2 de la race suivante que j’ai récoltées en Colombie et qui se trouvaient avec les § n’ont que deux tubercules mousses au métanotum et ont la téte mate et fortement stride, lors méme que les 8 ont de longues épines et la téte luisante avec de faibles rides seulement. Un cas analogue se voit chez le L. tuberum, i. sp., d’Europe. La couleur étant identique a celle du ZL. aculeatinodis, j’en conclus qu'il ne s’agit guére que d’une variété qui sera fixée lorsqu’on connaitra les 3.

Hab. Mexique, Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith); Panama, Colon (Festa *).

[Race dalmasi, n.

%. Long. 25 4 2°7 millim. Différe en outre du type de Vespéce et du L. aculeatinodis par sa téte vaguement et faiblement, mais distinctement, striolée et réticulée partout, jusqu’s l’occiput, quoique assez luisante, puis par ses épines aussi longues que la face basale du métanotum, courbées en bas (non en dedans) et trés divergentes. Le thorax est entiérement d’un rouge brundtre sombre, mais le pronotum est souvent plus pale. Du reste, couleur du L. acwleatinodis et sa sculpture; abdomen lisse et luisant.

2. Long. 3°6 43:8 millim. Entiérement réticulée-ponctuée et matte, y compris l’abdomen. Téte et mésonotum en outre densément striés-ridés. Le métanotum n’a que deux tubercules mousses, parfois subdentiformes, trés peu marqués. D’un brun foncé ; une tache sur le devant du mésonotum, les mandibules, les antennes (sauf la massue) et les pattes (sauf les cuisses) jaundtres. Ailes subhyalines.

56 HYMENOPTERA.

Hab. Couomstr, Sierra Nevada de Sauta Marta (Forel). Les ? et § prises ensemble

dans un nid (tige creuse) 4 San Antonio].

8. Leptothorax pittieri, sp. n.

%. Long. 2°8 millim. Antennes de 12 articles. Mandibules subopaques, ridées et finement réticulées. Epistome & forte caréne médiane, deux carénes latérales et de fines rides longitudinales et rugosités. Les scapes sont éluignés du bord occipital de moins d’un tiers de leur longueur. Yeux situés en avant du milieu des cétés de la téte. Forme du thorax identique & celle du LZ. echinatinodis, mais il est plus convexe d’avant en arriére et les épines sont bien plus longues, plus gréles et moins courbées en dedans, plutét de haut en bas, plus longues que Vintervalle de leurs bases. Le mésonotum et le métanotum ont chacun un feston latéral. Le premier article du pédicule a un pétiole assez long et un neeud élevé, cubique, tronqué et un peu rétréci devant, ayant en haut une denticule & chacun de ses quatre angles. Son pétiole antérieur a de chaque cété une dent pointue et en dessous une épine recourbée. ‘Le second neeud est une

fois et demie plus large que long. La sculpture de la téte est trés particuliére. Elle consiste en grosses fossettes assez denses, rondes, mais assez

distantes pour que leurs intervalles ne forment pas les réticulations usuelles. Ces intervalles, de méme que le fond des fossettes, sont densément réticulés-ponctués et mats. Sur le front les fossettes s’allongent et confluent parfois, ce qui fait que leurs intervalles y prennent en partie le caractére de vermiculations longitudinales. Le thorax et le pédicule ont un fond mat, finement réticulé-ponctué. En outre le dos du thorax est grossiérement réticulé-ridé, avec direction longitudinale peu accentuée (plus accentuée sur

les cétés). Face déclive du métanotum transversalement ridée. Nceuds du pédicule grossiérement réticulés. Abdomen

lisse et luisant. Pattes et scapes finement réticulés, ces derniers mats. Sur le corps des soies jaunatres courtes, raides, obtuses, comme rasées. Sur les scapes et les tibias seulement

une fine pubescence adjacente. Couleur variant du jaune rougedtre au roux brunatre. Abdomen, cuisses, hanches et massue des antennes

brunatres.

Hab. Costa Rica (Pitter).

Cette espéce se distingue du L. vicinus et du L. costatus par la sculpture et la forme du premier nceud du pédicule, qui est pétiolé devant. Les épines du L. vicinus sont longues, plus longues que celles du L. echinatinodis et du L. spininodis, mais un peu moins longues que celles du L. pittieri (d’aprés le type).

4, Leptothorax tristan. : Leptothorax tristani, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 61 (3) (1896) °.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).

MACROMISCHA. Macromischa, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 184 (1863) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 120.

1. Macromischa cressoni. Macromischa cressoni, Er. André, Rev. d’Ent. vi. p. 296 (¥) (1887)'; Dalla Torre, Cat. Hymen.

vii. p. 120°. Hab. MeExiquE! ?.

MACROMISCHA.—-MEGALOMYRMEX. 57

2. Macromischa salvini, sp. n. (Tab. III. fig. 18, ¥.)

%. Long.444:2 millim. Mandibules striées, subopaques, armées de cing dents. Epistome fortement convexe, faiblement caréné. Téte rectangulaire arrondie, légérement plus longue que large. Yeux assez gros, ovales, situés au milieu des cétés. Les scapes atteignent le bord occipital ou le dépassent légérement. Les articles 3 & 7 du funicule sont & peu prés aussi longs que larges. Massue de troisarticles. Thorax sans sutures. Pronotum fort convexe devant. Le dos du thorax, a part cela, continu et peu convexe d’avant en arriére. Epines métanotales assez écartées, dirigées en haut et en arriére, assez fortement divergentes, longues comme TVintervalle de leurs bases. Premier article du pédicule avec un long petiole étroit et derriére avec un neud élevé, comprimé d’avant en arriére, squamiforme, 4 bord supérieur presque rectiligne. En bas, devant cette écaille, le pétiole est indistinctement renfié a la place des stigmates. Le second nceud est ellipsoide transversal, mais plus large derriére que devant (un peu cupuliforme). Abdomen ovale, tronqué devant. Pattes longues, les postérieures sans éperon; cuisses médiocrement renflées.

Téte et thorax densément et assez grossiérement ridés-réticulés en long et subopaques. Les rides sont rugueuses et le fond des mailles aussi. L’épistome et l’aire frontale sont aussi ridés en long. La face déclive du métanotum a des rides transversales. Pédicule et abdomen lisses et trés luisants. Pattes et scapes luisants, les premiéres finement réticulées, les seconds finement ponctués. .

Tout le corps, les pattes et les scapes couverts d'une pilosité dressée jaunatre, trés fine et pointue. Sur les tibias et les scapes, elle est assez oblique, un peu plus épaisse et plus courte.

D’un brun rougeatre foncé. Pattes, antennes, pédicule et une large bande transversale derriére le premier segment de abdomen ainsi qu’une bande étroite sur les segments suivants bruns. Le reste de l’abdomen d’un jaune un peu sale. Mandibules et tarses roussdtres ou d’un brun jaunatre.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

Var. obscurior, n.

%. Différe de la forme typique par ses scapes un peu plus longs, dépassant sensiblement V’occiput, par ses pattes un peu plus gréles, ses cuisses un peu moins renflées, le pétiole antérieur du premier article du pédicule sensiblement plus long et plus gréle (plus de quatre fois plus long que large; chez le type environ trois fois), enfin par son abdomen entiérement brun.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) *.

MEGALOMYRMEX. Megalomyrmez, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 871 (1884) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 71.

1. Megalomyrmex foreli. 7 | Megalomyrmex foreli, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 47, nota, t. 5. fig. 3 (%) (1890)!; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 71’.

* Macromischa sallei. Macromischa salle, Guérin, Rev. et Mag. Zool. (2) iv. p. 73 (9 8 ¢), t. 3. fig. 1 (1852).

Des exemplaires originaux (types) de St. Domingue, de la collection de M. de Saussure, montrent qu’il s’agit non pas d’un Pogonomyrmex comme l’ont cru Mayr et Emery, mais d’une vraie Macromischa, bien caractérisée, longue de 5 millim., & téte fort large, bien plus large que le thorax, & épines métanotales immenses et a pronotum singuliérement conformé: élargi, déprimé de droite 4 gauche, légérement, mais distinctement bordé devant, formant de cété un avancement arrondi. A part ce point, oublié par Guérin, sa description correspond bien au type. La suture pro-mésonotale est marquée, et & sa place le thorax est legérement déprimé par de passage de l’aplatissement.pronotal 4 la convexité mésonotale; c'est probablement ce: que

Guérin entend par étranglé avant le milieu.” La suture méso-métanotale n’est pas visible. BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., August 1899. Il

58 HYMENOPTERA.

g. Long. 7:3 millim. Mandibules triangulaires, striées, luisantes, armées de 4 & 5 dents pointues. Téte rétrécie derriére les yeux, mais avec un bord postérieur assez droit. Hpistome et aire frontale comme chez Vouvriére. -Antennes de 13 articles. Le scape est long comme le 2” article du funicule, dont les articles sont longs, gréles et subégaux, sauf le premier qui est & peine plus long que large. Le 2” article du funicule est plus épais que les autres. Mésonotum sans lignes convergentes, Métanotum abaissé (comme chez les Aphanogaster), absolument inerme, arrondi; la face basale & peu prés deux fois plus longue que la face déclive, qui est faiblement imprimée ou concave au milieu. Premier article du pédicule fort allongé ; son pétiole passe insensiblement au nud. Second noud une fois et un tiers plus long que large, atténué et abaissé devant. Abdomen en ovale trés allongé. Crochets des tarses simples. Ailes larges, avec une seule cellule cubitale. Cellule radiale ouverte. Pas de cellule discoidale. La nervure cubitale ne se bifurque pas, c'est & dire que son rameau inférieur manque.

Quelques rides sur les joues. Tout le reste du corps lisse et luisant, couvert d’une pilosité jaunatre, courte, fine, pointue, ¢d et 14 oblique, tout-a-fait oblique et subadjacente sur les pattes et les antennes.

D’un roux jaunatre ; pattes et antennes testacées ; moitié postérieure de l’abdomen plus ou moins brunatre.

Hab. Costa Rica1?; Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [8 ¢ |.

N.B.—Les parties italiques de la description doivent étre considérées comme p

donnant provisoirement la caractéristique du genre, dont aucun ¢ n’avait été décrit jusqu’ici.

2. Megalomyrmex modestus. Megalomyrmex modestus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 62 (%) (1896) '.

Hab. Costa Rica, Jimenez (Alfaro '). Dans un tronc pourri.

APHANOGASTER.

Aphenogaster, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, iii. p. 106 (1853) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p- 98.

Subgen. Ischnomyrmez, Mayr, op. cit. xii. p. 788 (1862).

Subgen. Messor, Forel, Compt. rend. Soc. Ent, Belg. xxxiv. p. lxx (1890).

[1. Sous-gen, APH&NOGASTER, sensu strictiore.]

(1. Apheznogaster patruelis. ' Aphenogaster patruelis, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xli (8) (1886)'.

Hab. Bassk Catirorniz, Ile de Guadalupe, vers la céte pacifique du Mexique (McCook *).

Race carbonaria,

Aphenogaster carbonaria, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 163 (1894) *. Hab. Basse Cauirornig, Sierra Laguna et El Chinche (Hisen 2).

Cette forme différe de l’A. patruelis par une nuance un peu plus foncée, une taille un peu plus grande, les rides de la téte un peu plus fortes, la face basale du métanotum moins convexe, les dents du métanotum encore plus obsolétes et le nceud du 1” article du pédicule un peu plus mince et un peu plus élevé.

n pet Ce ne sont que des différences graduelles qui justifient tout au plus une race.] .

APH ENOGASTER. 59:

[2. Aphenogaster mutica. Aphenogaster mutica, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 891 (%) (1895) *.

Hab. Bassk Catirornig, San José del Cabo (Eisen et Vaslit).]

2. Sous-gen. Mzssor, Forel.

[3. Apheenogaster (Messor) juliana. Aphenogaster juliana, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 164 (1894) +.

Hab. Basse Cairornig, San Julio (Eisen 1).

D’aprés la conformation des mandibules, cette espéce est évidemment granivore et appartient au sous-genre Messor, comme les A. andrei et A. pergandei. | |

4. Aphznogaster (? Messor) sonore. Aphenogaster (?) sonore, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 34 (1894) '.

Hab. MEXIQUE SEPTENTRIONALE, Hermosillo en Sonora}.

La position sous-générique de cette espéce ne me semble pas bien exactement établie.

3. Sous-gen. IsCHNOMYRMEX, Mayr.

5. Aphenogaster (Ischnomyrmex) phalangium. Aphenogaster phalangium, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 47, t. 5. figg. 6, 7 (3 ) (1890) *; Dalla Torre, Cat, Hymen. vii. p. 104°. 7

flab. Costa Rica 2, Alajuela, Jiménez (Alfaro !).

Var. brevicollis, n. %. Long. 8:6 48-9 millim. La téte, plus courte derriére les yeux et moins rétrécie que chez l’A. phalungium typique, se rétrécit plus brusquement en un cou extrémement court qui se reléve immédiatement en collerette. Le pronotum, extrémement convexe (bossu) devant, descend en pente trés abrupte quoique arrondie sur l’articulation occipitale, sans former de portion rétrécie prolongée au dela de ce qui s’articule dans la collerette de l’occiput. Ces différences ne sont du reste probablement que graduelles, car d’aprés les figures de M. Emery (il n’en parle pas dans le texte), le cou de lA. phalangium est déja moins allongé que celui de l’A, araneoides. Les pattes sont assez luisantes (mates chez l’A. phalungium). Tout Vinsecte est plus grand et plus robuste. Les pattes postérieures n’ont pas 10 millim. de long (9 millim.

A

chez lA. phalangium, dont le corps n’a que 63-7 millim.). Du reste parait étre identique a VA. phalangium. | 3g. Long. 8-1-8°3 millim.; long. de Yaile antérieure 6°8 millim. Du reste mémes différences que pour Vouvriére. La nervure cubitale se partage en deux rameaux. La nervure transverse s’unit au rameau cubital externe seulement et il n’y a qu’une cellule cubitale (deux chez les Aphenogaster, sens. strict., et chez les Messor). Ce caractére se retrouvant chez VA. longiceps, YA. swammerdami et YA. beccarii parait

étre constant pour le sous-genre Ischnomyrmex.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

6. Aphenogaster (Ischnomyrmex) ensifera, sp. n. %. Long.8 49 millim. Mandibules fortement striées et ponctuces, armées de trois dents aigués devant et de dents indistinctes derriére. Jusque derriére les yeux, la téte forme & peu prés un carré. A partir de 1a

12

60 HYMENOPTERA. °

elle se rétrécit: insensiblement pour former 4 l’articulation occipitale un cou trés court et assez. large, suivi d’une collerette relevée, articulaire. La partie postérieure, rétrécie de la téte a ses cétés presque rectilignes (& peine convexes, mais convergents); le cou est plus large que chez l’A. phalangium. Yeux trés convexes, en avant du milieu. Epistome sans échancrure ni caréne, peu convexe. Aire frontale triangulaire. Arétes frontales convergentes. Les scapes dépassent l’articulation occipitale d’un quart de leur longueur. Articles du funicule trés longs et cylindriques, vont en se raccourcissant vers Vextrémité qui ne forme pas de massue appréciable. Pronotum trés faiblement convexe. De son bord postérieur aux épines du métanotum, le profil du dos du thorax forme une seule large concavité un peu bosselée, assez faible, mais trés distincte. Les sutures sont peu marquées, la suture méso-métanotale est presque obsolete. Le métanotum est armé de deux longues et robustes épines divergentes, dirigées en arriére et en haut, presque longues comme la face basale du métanotum et trés pointues. Premier neud du pédicule avec un large pétiole devant, en céne obtus, dont le pan antérieur est de beaucoup le plus court. Second nceeud pyriforme, plus long que large. Pattes et antennes trés longues et trés gréles.

Transversalement strié. Face déclive du métanotum et abdomen lisses et luisants, sauf la base de ce dernier, qui est finement réticulée et subopaque ainsi que les deux nceuds du pédicule. Du vertex a la bouche, la téte est longitudinalement ridée et finement réticulée-ponctuée entre les rides, subopaque. Les rides transversales de l’occiput se contournent en avant de chaque cété du vertex et deviennent longitudinales. Les rides de l’épistome sont arquées, avec leur concavité en arriére.

Sur le corps, des soies obtuses, raides, courtes, jaundtres, éparses, la plupart obliques. Sur les pattes et les scapes, elles sont plus abondantes, mais tout-a-fait obliques, presque entiérement adjacentes.

D’un rouge ferrugineux terne ; abdomen noiratre.

Hab. Mexiquet, Michoacan.

Regue par M. le Prof. Emery.

7. Aphznogaster (Ischnomyrmex) araneoides. Aphenogaster araneoides, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 48, t. 5. fig. 8 (%) (1890)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 982.

Hab. Costa Rica ®, Alajuela, Jiménez (Alfaro 1).

Var. inermis, n. %. Long. 5°8 4 6°5 millim. Différe de la forme typique par l’absence totale de dents au métanotum, qui est comme celui de l’A. phalangium, par sa téte moins rétrécie derriére (comme celle de I’A, phalangium d’aprés ‘la figure d@’Emery), par sa taille plus petite et par sa couleur d’un ferrugineux jaunatre-roussatre, plus clair (plus rougeatre chez l’A. arancoides typique). 3. Mémes différences relatives. Long. 5-7 millim.

Hab. Costa Rica (Tonduz) [%]; Panama, Bugaba (Champion) [ % ¢ J].

Lexemplaire % de Bugaba est un peu plus grand que ceux de Costa Rica.

8. Aphzenogaster (Ischnomyrmex) cockerelli. Aphenogaster (Ischnomyrmez) cockerelli, André, Rev. d’Ent. 1893, p- 150 (3)'.

Hab. MexiqueE, Montezuma, Etat de Chihuahua (Cockerell 1).

9, Aphznogaster (Ischnomyrmex) mexicana. Ischnomyrmex mexicanum, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) p. 893 (1895) *.

- Hab. Mexico, Tepic (Eisen et Vaslit 1).

POGONOMYRMEX. 61

POGONOMYRMEX. |

Pogonomyrmer, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 169 (1868) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 118.

1. Pogonomyrmex barbatus.

Myrmica barbata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 130 (2) (1858) °.

Pogonomyrmex barbatus, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 170 (nec MacCook) * ; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 971 (%)*; ibid. xxxvii. pp. 610, 611 (&% $) (1887) *; Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlii®; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 118° (ex part.).

Hab. Basse Cauirornig, Miraflores et Sierra de San Lazaro, région du Cap (Eisen et

Vaslit).—Mexiqur, Chihuahua (Montagu- Kerr) [ 3 ], Durango (coll. Brinkmann) [ 3 ],

Ventanas en Durango (Forrer).

Cette espéce fait ses nids carrelés de petites pierres, ce qui leur donne un aspect extrémement curieux, observé par de Saussure et bien d’autres *.

* POGONOMYRMEX, Mayr, subgen. J ANETIA, Nov.

%. Pas de longs poils sous la téte. Sculpture grossiére. Poils courts et raides. Métathorax quadrispineux. Mandibules peu courbées, pas robustes. Mceurs chasseuses, non granivores. Du reste comme les Pogonomyrmex.

d. Une petite cellule discoidale. Cellule radiale assez petite, fermée. Une seule cellule cubitale. La nervure transverse s’unit au rameau cubital externe seulement. Premier article du funicule presque globuleux. Téte trés prolongée derriére les yeux qui sont petits. Mésonotum trés court, tout-d-fait relégué & avant, avec une dent de chaque cété, derriére. Scutellum circulaire, avancé et entouré dans sa moitié antérieure par les cétés du mésonotum. Métanotum abaissé et prolongé, inerme. Premier article du pédicule cylindrique, allongé. Eperon des pattes postérieures court. Crochets des tarses

_ simples.

Je dédie ce sous-genre & l’excellent biologiste des fourmis, M. Charles Janet.

Pogonomyrmex (Janetia) mayri, sp. n.

%. Long. 7°6 4 8 millim. Mandibules presque mates, 3 bord terminal assez oblique, armé de 6 dents pointues, trés densément et réguliérement striées. Téte fortement déprimée, presque carrée, un peu plus longue que large, fortement échanerée derriére, & angles posterieurs arrondis, Epistome avec un lobe antérieur trapeziforme, imprimé transversalement sur le bord antérieur de ce lobe. Bord postérieur des cétés de lépistome fortement relevés devant la fosse articulaire des antennes. Arétes frontales distantes, paralléles. Aire frontale petite, triangulaire. Yeux petits, situés aux 2 antérieurs. Les scapes n’atteignent pas le bord occipital. Les quatre articles de la massue des antennes sont peu développés. Les articles 3 & 7 des funicules sont assez convexes et aussi larges que longs. Le thorax n’est pas plus long que la téte, n’a aucune suture et est peu convexe. Le métanotum a en haut deux épines trés droites, trés pointues, plus longues que l’intervalle de leurs bases, dirigées en haut, en arriére et en dehors, triangulaires. En bas il y a deux épines métasternales plus petites, plus gréles, mais aussi droites et aussi pointues. Le premier article du pédicule a un pétiole assez court et un neeud deux fois plus long que large qui s’éléve d’arriére en avant ot il se termine par un sommet acuminé dirigé en avant et formant un lobe pointu, assez aplati verticalement et surplombant le pétiole. Une dent sous le pétiole du premier article du pédicule. Le second neeud est arrondi, élargi derriére. Abdomen ovale. Pattes et antennes plutét longues,

La sculpture est fort curieuse. Le fond est trés densément et trés finement réticulé-ponctué et mat, y compris les pattes et les scapes, sauf la moitié postérieure de l’abdomen, qui est assez luisante et abondamment ponctuée. Les parties mates (y compris pattes et scapes) sont en outre plus ou moins densément ridées-

62 HYMENOPTERA.

Race molefaciens.

Myrmica (Atta) molefaciens, Buckley, Proc. Acad. Phil. 1860, p. 445 (8) 7; 1861, pp. 9, 10 * 5. Lincecum, Journ. Linn. Soc., Zool. vi. pp. 29-31 (1861) °.

Myrmica molefaciens, MacCook, Proc. Acad. Phil. 1877, pp. 135, 136 (nec Mayr, nec Smith) ; ibid. pp. 299-304".

Pogonomyrmex molefaciens, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 365 (1886) **.

Atta barbata, Moggridge, Harvest Ants, p. 12 (1873) ™.

Pogonomyrmex barbatus, Ed. André, Spec. Hymén. Europ. ii. p. 17, t. 5. figg. 9-11 (1883) ™*.

Myrmica barbata, Smith, Proc. Ent. Soc. Lond. 1878, p. xii”.

Pogonomyrmesx barbatus, var. molefaciens, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlii (1886) **.

strides en long. Sur l’abdomen, les stries sont fines et serrées ainsi que sur le 2™° neud. Sur le thorax et le noeud, ce sont des rides assez grossiéres, réticulaires sur le L* noeud, contournées sur le thorax, c. 4d. longitudinales au milieu et transversales devant le pronotum et derriére le métanotum. Sur la téte les rides sont de nouveau plus serrées et plus fines, plus strides en long, mais elles sont soulevées par une foule de tubercules ou élévations mousses disséminées sur toute sa surface qui en devient comme vérolée. En partie se sont aussi de trés grosses rugosités allongées, dont la superficie est & la fois striée et finement réticulée-ponctuée.

Tout le corps, y compris les scapes et les tibias, est abondamment pourvu d’une pilosité épaisse, raide, courte, obtuse, dressée, d’un brun noiratre. Pubescence adjacente plus claire, diluée.

Entiérement noir. Mandibules, extrémité des antennes et des tarses, dent du dessous du article du pédicule brunes.

g. Long. 7 millim. Mandibules strides et dentées. Epistome avancé devant et arrondi. Ocelles éloignés les uns des autres. Yeux petits, trés rapprochés du bord antérieur de la téte. Second article du funicule trés long, plus long que Je scape. A partir des yeux, la téte, vue de dessus, forme un long trapéze, bien plus long que large & sa grande base, qui est vers les yeux. Le bord postérieur est en méme temps le bord articulaire, qui est relevé en rebord. L’occiput est done complétement déprimé et méme aplati. Vue de profil, la téte est tout-a-fait plate et mince derriére, s’épaississant lentement en avant jusqu’au vertex; du vertex au front, elle conserve la méme épaisseur. Vu de profil, l’occiput est légerement concave. Pronotum trés court. Mésonotum, voir la description du genre; il est trés large et convexe devant, avec deux larges dents relevées et obtuses 4 ses angles postérieurs. Métanotum bas, descendant en talus 4 partir du scutellum. Face basale deux fois plus longue que la face déclive, qui est fort oblique. Premier article du pédicule trois fois plus long que large. Second article épaissi et élargi graduellement d’avant en arriére, 14 fois plus long que sa largeur postérieure. Abdomen court; hypopygium en lobe assez allongé. Ailes assez faiblement brunatres; tache marginale large et courte. Sculpture analogue

& celle de Vouvriére, mais moins forte; abdomen et pattes entiérement luisants et presque lisses. Pilosité plus fine, plus longue et plus abondante que chez l’ouvriére.

D’un brun foneé. Téte et devant du thorax en partie d’un ferrugineux rougeatre terne, avec le vertex brun noiratre.

Hab. CoLomBig.

Cette singuliére espéce habite Santa Marta et Ciénega en Colombie, ainsi que tout le pied nord de la Sierra Nevada de Sta. Marta, oi je l’ai observée, Elle fait la chasse aux insectes, marche lentement, va jusque dans les rues de Santa Marta et fait son nid dans la terre, ot elle le mine assez profond et dans lequel jai trouvé les g. lle n’est pas rare dans cette région, et il est assez curieux qu’une fourmi aussi grosse, qui s’approche autant des habitations humaines, qui frappe dés l’abord par sa marche lente, qui se proméne sur le sable et les terrains dénudés, n’ait encore jamais été découverte. Il faut que son domaine géographique soit trés restreint, Cependant, comme elle habite les terrains bas, il n’est pas improbable qu’elle aille jusqu’a Panama.

Une question se pose, celle de savoir si le Pogonomyrmex neegeli, Forel, de Amérique du sud (Rio J aneiro), qui n’a pas non plus de barbe et qui a diverses affinités avec le P. mayri, appartient au sous-genre Junetia oui ou non, malgré ses mandibules convexes et fortes qui peuvent faire supposer un régime granivore. Cette question ne pourra étre résolue que lorsqu’on connaitra son male,

POGONOMYRMEX.—MYRMICA. 63

Hab, AM®RIQUE SEPTENTRIONALE, Texas 7~12 16, Florida 1°.—Muxiqus (Sallé), Guana- juato (coll. Saussure) [3 2 ¢ ].

Cette forme doit étre considérée comme race locale et se distingue par sa sculpture plus fine, sa taille un peu plus grande et sa couleur entiérement d’un roux jaunatre. Elle habite surtout le Texas, tandis que le P. barbatus proprement dit habite surtout le Mexique. Les mceurs de la race molefaciens (agricultural ant of Texas) ont été décrites au long et au large par Lincecum, Buckley et surtout par McCook au remar- quable ouvrage duquel nous renvoyons. Elle coupe les plantes autour du déme de son nid et ne laisse subsister que l’ Aristida oligantha, de la graine de laquelle elle se nourrit.

[2. Pogonomyrmex californicus. Myrmica californica, Buckley, Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 336 (1867)’. Pogonomyrmesx californicus, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 311 (1894) %. Pogonomyrmex badius, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 971 (1870)°; xxxvi. p. 450 (1886) *; xxxvil. p. 610 (1887) (nec Latr.) ’. Pogonomyrmex badius, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 83 (1893) (nec Latr.) °. Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Canada, Caroline, Californie '—Bassz CALIFORNIE, San José del Cabo (Hisen et Vastlit ®).

Var. estebanius.

Pogonomyrmez badius, var. estebanius, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 38 (1894) *. Hab. Bassz Cauirorniz, Minas de Calmalli, San Esteban (isen et Haines’).]

MYRMICA.

Myrmica, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 131 (1802). Manica, Jurine, Nouv. méth. Class. Hymen. p. 276 (1807). Myrmecium, Westwood, Quart. Journ. Geol. Soc. Lond. x. p. 390 (1854).

1. Myrmica rubra. Formica rubra, Linn. Fauna Suecica, ed. 2, p. 427 (1761) °. Myrmica lobicornis, Nyl. Act. Soc. Sci. Fenn. ii. 8, p. 82, t. 18. figg. 32, 83 (1846) Myrmica rubra, st. lobicornis, Forel, Denkschr. Schw. naturf. Ges. xxvi. p. 75 (1874). Myrmica denticornis, Curtis, Trans. Linn. Soc. Lond. xxi. p. 215, t, 23. figg. 18, 19, 20 (1854) *.

Hab. t Muxiqte (coll. Saussure).

L’exemplaire mexicain que j’ai sous les yeux est petit; les épines sont assez courtes, et le nceud moins aigu que chez la M. lobicornis de nos Alpes. lle rappelle la var. detritinodis d’Emery, mais le 2"° nceud n’a pas de bande lisse. Je ne puis me résoudre & suivre M. Emery dans son assimilation de ces formes a la race scabrinodis. En outre jai des doutes sur l’authenticite de Vétiquette, car jusqu’ici on n’a pas trouvé de

64 HYMENOPTERA.

Myrmica dans les Etats du sud des Etats Unis. I] n’y a qu'une possibilité, cest que ce soit une forme de hautes montagnes propagée en Mexique par les Montagnes Rocheuses. L’avenir le montrera.

PHEIDOLE.

Pheidole, Westwood, Ann. & Mag. Nat. Hist. vi. p. 87 (1841). Leptomyrma, Motschulsky, Bull. Mosc. xxxvi. p. 17 (1863). Gicophthora, Heer, Hausameise Madeiras, p. 15 (1852).

Les espéces de ce genre immense vivent partout, dans la forét, dans les savannes, dans les jardins cultivés, méme dans les maisons (P. megacephaia), et nichent dans la terre dont elles sortent par de petits cratéres, ou dans le bois (troncs pourris). On voit surtout les 8 courir partout et s’attaquer 4 tout, tandis que les soldats a grosse téte demeurent le plus souvent dans le nid, surtout ceux des espéces trés dimorphes, ot le soldat a la téte particuliérement énorme. Toutes les Pheidole ont un soldat (2 ) tout-a-fait distinct de l’ouvriére.

1. Pheidole absurda. (Tab. IIT. fig. 19, %.) | Pheidole absurda, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlvii (4%) (1886)'; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 5947; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 48, t. 5. figg. 9-11 (8 %)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 88‘. Hab. Guatémaua, Retalhuleu (Stoll1), Torola (Champion) { ¥%]; Costa Rica, Alajuela, San José, Liberia (Alfaro 3).

2. Pheidole biconstricta. Pheidole biconstricta, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. lxi. p. 399 (8 3 ) (1870)'; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 980, 983 (% %) (1870) *; ibid. xxxvii. pp. 589, 600 (% ¢) (1887) *.

Hab. Corompis 1-3,

Race bicolor. Pheidole biconstricta (Mayr), r. bicolor, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 50 (Y %) (1890) *. Pheidole bicolor, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 88°.

Hab. Costa Rica (Alfaro*), Tuis (Pittier).

Race rubicunda. Pheidole biconstricta (Mayr), r. rubicunda, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p- 50 (8 Y%) (1890) *. Pheidole rubicunda, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 967.

Hab. Costa Rica" (Tonduz) [ § ¥ ], Alajuela (Alfaro ®).

3. Pheidole gouldi. Pheidole gouldi, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlii(¥ % 9 3) (1886) *, "; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 588, 5997; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 91°. Hab. Mexiqun, Temax en Yucatan (Gawmer); Guaréma.a3, Antigua (Stol/ 1), environs de la ville de Guatémala (Champion).

PHEIDOLE. 65-

4, Pheidole susanne. Pheidole susanne, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xliii (4% 3) (1886); Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. pp. 589, 604?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97°.

Hab. Guatémata 3, Retalhuleu (Stoll ').

Race obscurior. Pheidole susanne, r. obscurior, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xliv (% 8) (1886) ‘; Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 410 (? ¢)%. Pheidole susanne, Forel, var. obscurior, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97 °. Hab. GuatTémata, Capetillo (Champion) [2]; Costa Rica, Alajuela (Alfaro).— CoLoMBIE (Forel); Bréstu*; ANTILLES, St. Vincent ®.

Cette race est fort constante et ne doit pas étre considérée comme simple variété, ainsi que l’ont fait MM. Mayr et Emery. Elle vit dans les troncs d’arbres pourris ot je l’'ai observée moi-méme en Colombie. I] semble que la P. odscurior est la forme généralement répandue dans l’Amérique du sud et que la P. susanne, i. sp., est une race spécialement guatémalienne.

[5. Pheidole longipes. Pheidole susanne, Forel, race longipes, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 885 (2% 3) (1895).

Hab. Bassk CaiFornig, Sierra de San Lazaro, région du Cap (Hisen et Vaslit*).

Cette singuliére espéce est complétement différente de la P. susanne. Les antennes et les pattes sont démesurément longues et gréles chez le ¥ et la %. Chez le ¥ elles dépassent de beaucoup l’occiput et les funicules ont les articles 2 4 9 plus de trois fois

plus longs que larges. |

6. Pheidole vasliti. Pheidole vaslitii, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 883 (% %) (1895) ’.

Hab. Basse Cauirornis, Sierra de San Lazaro (Kisen et Vaslit').

Cette espéce est assez voisine de la P. fallax, Mayr, dont elle différe surtout par ses antennes plus Jongues et plus gréles, lentement courbées vers leur base.

Var. hirtula, n.

¥. Long. 4545 millim. D’un brun de poix foncéd, avec les pattes et les antennes d’un brun rougeiatre. Abondamment hérissée (corps et membres) de poils dressés, pointus, pas trés longs, d’un brun roussatre. Les scapes atteignent presque les angles occipitaux. Les articles 2 4 8 du funicule sont presque deux fois plus longs que larges. Un peu plus robuste et plus large que la forme typique, dont elle différe surtout par sa taille, sa couleur et sa pilosité plus abondante. Mésonotum avec une forte impression transversale et un bourrelet derriére.

%. Long. 2:83 millim. Couleur brun foncé du % (la forme typique est jaunatre, avec l’abdomen brun). Téte lisse et luisante derriére, ainsi que le pronotum et le pédicule. Le reste du thorax plus ou moins réticulé et subopaque. Chez la forme typique la téte, le thorax et le pédicule sont réticulés-ponctués. Pilosité plus abondante. Du reste comme la forme typique.

BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. II1., August 1899. KK

66 HYMENOPTERA. Hab. Mexique, Durango (Brinkmann, coll. Forel).

A premiére vue, j’ai cru avoir la P. hirsuta, Emery, mais les antennes, le 2™° article du pédicule sans conules etc., la différencient fonciérement et la rattachent 4 la P. vasliti.

7. Pheidole columbica, Pheidole fallax, r. columbica, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xliv (% 8) (1886) *.

Hab. Panama, Colon (Janson) [| ¥ |.—CoLomBiz }.

L’étude trés considérable que j’ai pu faire de cette espéce en Colombie, ot elle est extrémement commune, et au Venezuela, ainsi que sa comparaison avec la var. jelskii de la P. fallax, Mayr, qui n’est guére moins commune aux Antilles, m’a montré qu'il sagit de deux espéces différentes, quoique voisines, vivant toutes deux dans la terre. Chose curieuse, c'est la P. columbica qu’on trouve & la Jamaique et la P. fallax a la Trinidad. Le scape de la P. columbica est beaucoup plus court, et sa téte a une autre forme. On en trouve en Colombie une variété claire, rouge, et une foncée. C'est la premiére qui a été prise 4 Colon. Le variété claire est rougedtre avec la moitié postérieure de l’abdomen seule brundtre (var. rudens, n. var.) ; la variété foncée (celle que javais décrite) est noire avec la téte d’un rouge jaunatre et le thorax brundtre, plus foncé (noirdtre) derriére, avec le pronotum toujours plus clair, parfois rougedtre. On

nd

observe ces deux variétés a cété l'une de l’autre en Colombie, mais toujours en fourmiliéres différentes. On les prend d’abord pour des espéces différentes 4 cause - de la couleur. Mais les mceurs, habitus et tout le reste est identique.

8. Pheidole deceptrix, sp. n. (Tab. III. fig. 20, » .)

Y. Long. 444-2 millim. Mandibules lisses, luisantes, ponctuées, avec 2 ou 8 grosses rides & la base. Epistome entier & son bord antérieur, avec une petite élévation ou ombilic au milieu. Les scapes dépassent & peine la moitié de la distance de l’origine des antennes aux angles occipitaux. Ils sont courbés & la base, sans épaississement ni coude, logés sur une surface seulement réticulée-ponctuée (sans rides), mais nullement enfoncée. Articles moyens du funicule environ aussi larges que longs. Arétes frontales courtes, divergentes, ordinaires. Téte plutdt plus longue que large, ayant exactement la forme de celle de la P. columbica, mais le sillon frontal se perd devant et les angles occipitaux sont un peu plus étroits. Le pronotum arrondi n’a que des tubercules trés mousses, plus mousses encore que chez la P. columbica. Le mésonotum n’a qu’une légére et étroite impression transversale suivie d’un tras faible bourrelet transversal situé fort en avant et ne formant guére qu’une marche d’escalier éloignée de la suture méso-métanotale qui est profonde. Face basale du métanotum assez convexe, un peu plus longue que large. Epines longues comme les § de l’intervalle des bases, dirigées en haut et un peu en arriére et en dehors. Premier neud étroit, élevé, squamiforme ; second nceud un peu plus large que long, formant de cété deux cénes courts, mais bien anguleux, situés & son tiers antérieur.

Pate subopaque, plutét mate, finement réticulée-ponctuée partout, sauf l’épistome et Vaire frontale qui sont lisses et luisants au milieu, avec des rides sur les cétés. En outre la téte a devant des rides peu serrées et derriére de gros points en partie réticulaires avec des fragments de ridés—a peu prés comme la P. columbica.

Thorax presque mat, finement réticulé-ponctué, avec quelques grosses rides transversales devant. Pédicule abdomen et pattes lisses et luisants. ,

PHEIDOLE. 67

Pilosité dressée assez abondante, longue, fine, pointue, d’un jaune brunatre, répandue sur tout le corps et tous les membres. Entiérement d’un brun jaunatre sale ; abdomen et devant de la téte brunatres.

Hab, GuatTéMaua, Purula in Vera Paz (Champion).

C'est 4 corps défendant que je décris cette espéce au milieu du dédale de ses voisines. Mais ce n’est ni la P. vasliti, ni la P. columbica, ni la P. hirsuta, ni aucune des formes voisines. Plus petite que la P. columbica, une de ses plus proches voisines, elle en différe trop par ses scapes et son mésonotum pour pouvoir étre une simple race. La P. hirsuta, Emery, est bien plus grande, a le métanotum ridé (chez la nétre seulement réticulé) et canaliculé, de gros points sur l’abdomen et parait étre bien plus poilue.

9. Pheidole radoszkowskii. Pheidole radoszkowskii, Mayr, Hore Soc. Ent. Ross. xviii. p. 35 (% 4) (1884) *.

Hab. Muxiqun, Cuernavaca en Morelos (H. H. Smith) [%]; Guavémata (Stoll) ; Nicaracua, Chontales (Janson) [%]; Costa Rica (Zonduz).—Cotompie; Guyane!; Brésiu },

Abondante en Colombie, ot elle vit surtout au pied des arbres, dans les lieux humides.

Race pugnax. Pheidole radoszkowskit (Mayr), r. militaris, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 49 (2 8) (1890) ?.

Pheidole radoszkowskit (Mayr), st. pugnaz, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. 1892, p. 91°. Pheidole pugnaz, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 95 *.

Hab. Costa Rica 4, Alajuela (Alfaro ?).

Ce n’est pas une espéce, mais une race assez caracterisée.

10. Pheidole delecta, sp. n.

Parente de la race pugnaw et surtout de la race lallemandi de la P. radoszkowskii, mais encore plus grande.

y. Long. 6 millim. Comme la P. radoszkowskui, r. lallemandi, mais la téte est un peu plus allongée et moins fortement échancrée. Thorax plus large, avec les tubercules du pronotum plus larges et plus obtus. Suture pro-mésonotale faiblement imprimée. Le mésonotum a au milieu une impression transversale bien moins grande et moins profonde, formant une gouttiére transversale rectiligne trés distincte; derriére cette gouttiére, le mésonotum est bien moins fortement relevé, faiblement convexe. L’échancrure méso- métanotale est aussi bien moins profonde, aussi faible que la précédente. La face basale du métanotum large, longue et assez plane, ne forme ni gouttiére médiane, ni arétes. Epines du métanotum obtuses et trés écartées, divergentes, plus longues que chez la P. lallemandi, moins longues que Vintervalle de leurs bases. Noeuds du pédicule un peu plus larges que chez la P. lallemandi, mais le 2™¢ noeud ne forme pas des conules aussi nets que chez la P. pugnaw. Les scapes atteignent 4 peu prés le bord occipital ; les articles des funicules sont cylindriques, bien plus longs que chez la P. lallemandz.

Sculpture comme chez la P. lallemand etc., mais les réticulations grossiéres s’étendent jusqu’au quart postérieur de la téte. Thorax, pédicule ef abdomen densément réticulés-ponctuds et mats ; cette sculpture est plus forte et plus grossiére que chez les P. lallemandi et P. pugnax. Tout le corps, les pattes et les antennes recouverts d’une pilosité dressée courte, roussatre et abondante.

Abdomen noiratre; thorax et pédicule d’un brun foneé ; pattes et antennes brunes; téte d’un roux ferrugineux.

Hab. MeExiqueE, Michoacan. KK 2

68 . HYMENOPTERA.

Regue par M. le Prof. Emery. Différe surtout des formes lallemandi et pugnax par ses antennes, son thorax et sa pilosité. Il ne me semble pas impossible qu’on ne découvre des formes intermédiaires.

11. Pheidole plebecula, sp. n.

Voisine des plus petites variétés de la P. radoszkowskii (acuta, Em.).

¥. Long. 3°7 43-8 millim. Téte un peu moins échanerée, & cétés un peu moins convexes que chez la P. acuta. Epistome imprimé derriére le bord antérieur avec un fragment de caréne au milieu. Les scapes atteignent presque le bord occipital; les articles des funicules sont plus allongés et plus cylindriques que chez la P. acuta. Thorax comme chez la P. acuta; mais la suture pro-mésonotale est plus faiblement imprimée. Par contre I’échancrure du mésonotum, son élévation postérieure et V’échancrure méso-métanotale sont plutét plus fortes que chez la P. acuta. La face basale du métanotum est plus large, presque plane, sans gouttiére ni arétes. pines comme chez la P. acuta, mais plus inclinées en arriere.

Assez luisante, finement et faiblement réticulée, sauf le métanotum et le pédicule, qui sont plus fortement réticulés et assez mats. Des rides et réticulations grossiéres sur les joues et sur la partie de la téte située entre les yeux et les arétes frontales. Quelques longs poils épars sur le corps, le devant de la téte, les scapes et les tibias. Pubescence trés éparse. .

D’un brun roussatre ou jaunatre sale. Moitié postérieure de l’abdomen d’un brun foncé. Téte, pattes et mandibules plus fauves, plus claires.

Hab. Costa Rica, Alajuela (Alfaro).

Regue par M. le Prof. Emery. Différe surtout de la P. radoszkowskii, r. acuta, par la forme de ses antennes, son métanotum et sa pilosité.

12. Pheidole ursus. Pheidole ursus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 982, 986 (%) (1870) *; xxxvii. pp. 587, 598 (21)°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97°.

Hab. Merxique? (Bilimek 1).

13. Pheidole striaticeps., Pheidole striaticeps, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 981, 983, 987 (8 %) (1870)°’; XXxvii. pp. 586, 601°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 96°.

Hab. Mexique® (Norton }).

14. Pheidole picea.

Pheidole picea, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 981, 983, 988 (3 %) (1870)'; ibid. XxXxvii. pp. 588, 6017; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 94°.

Hab. Mrxique® (Norton').

15. Pheidole rogeri. Pheidole rogeri, Emery, Bull. Soc, Ent. Ital. xxviii. p. 64 (24) (1896) *.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1),

_ PHEIDOLE. 69

16. Pheidole exarata. Pheidole exarata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 68 (% 3) (1896) °.

Hab.. Costa Rica, San José (Alfaro 1).

17. Pheidole alfaroi. Pheidole alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 70 (% 8 ? 3) (1896) *.

Hab. Costa Rica (Pittier), La Palma 1500 métres, dans des troncs d’arbres (Alfaro').

18. Pheidole pubiventris. Pheidole pubiventris, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 595, 604, 607 (% 8 2) (1887)".

Hab. Bréstu !.

Race variegata.

Pheidole pubiventris, Mayr, subsp. variegata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 72 (4% 3 9?) (1896) °. 7

Hab. Costa Rica, San José (Alfaro 2).

19. Pheidole scrobifera. Pheidole scrobifera, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 78, figg. 14a, b (8 % 2 g) (1896)?

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).

20. Pheidole opaca. Pheidole opaca, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 749 (3 ¢) (1862)’.

@. Long. 10 millim. Ailes enfumées de noiraétre. Téte et mésonotum finement striés enlong. Entiérement opaque. Du reste comme le 2.

Hab. Mzxiqun, Atoyac en Vera Cruz (Schumann) [¢]; Guarémaza, Purula, Sinanja, et Panima en Vera Paz, Las Mercedes (Champion) [ ¥ % 2]; Costa Rica, Tuis (Pittier) [ % %]; Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).—Br&sit }.

21. Pheidole tepicana. Pheidole tepicana, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 878 (4% 3) (1895) '.

Hab. Mexico, Tepic (Hisen et Vaslit ').

22. Pheidole rugifrons. Pheidole rugifrons, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 880 (21) (1895) *.

Hab. Mexico, Tepic (Hisen Vaslit +).

23. Pheidole subdentata. Pheidole subdentata, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 888 (%) (1895) *.

Hab. Mexico, Tepic (Eisen Vaslit').

70 HYMENOPTERA.

24. Pheidole obtusospinosa. Pheidole obtusospinosa, Pergande, Proc. Calif, Acad. Sci. (2) v. p. 889 (2/) (1895) *.

Hab. Mexico, Tepic (Eisen et Vaslit 1), Durango (Brinkmann, en coll. Forel).

25. Pheidole townsendi. Pheidole townsendi, André, Bull. Soc. Ent. Fr. 1898, p. 246 (1 %)’.

Hab. Mexiqve (Townsend ').

26. Pheidole fimbriata, (Tab. III. fig. 21,» .) | Pheidole fimbriata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 196 (21 8 )*; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 981°; ibid. xxxvii. pp. 586, 598°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 90%. Hab. Guatémaua, Chacoj en Vera Paz (Champion) [ 3 ¥ |; Costa Rica 4.—AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil 4, Paraguay ! 2 4.

27. Pheidole bilimeki, Pheidole bilimeki, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 980, 985 (% 3 9) (1870)*; xxxvil. p. 584°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 88°.

Hab. Mexique® (Bilimek 1).

28. Pheidole maja. Pheidole maja, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlvil (¥% 8 9) (1886) *; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 594, 604°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 92°.

Hab. GuaTimata®, Ville de Guatémala et Tecpam 7000! (Stoll ').

29. Pheidole inermis. Pheidole inermis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 979, 982, 984 (24 8) (1870)*; ibid. xxxvil. pp. 587, 598°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 91°.

Hab. Merxique ? (Norton ').

30. Pheidole fiorii. Pheidole fiorti, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 51 (%) (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 90°. @. Long. 6°5 millim. Brune. Trois taches sur le mésonotum, deux taches sur les cétés du thorax, parfois de petites taches 4 la base de l’abdomen, pattes et antennes jaundtres. La téte souvent rougeatre avec le

vertex brun. Opaque. Parfois en partie subopaque. Ailes jaundtres, nervures pales. Thorax assez large, arrondi.

Hab. Guatimaa, Cubilguitz en Vera Paz (Champion) ; Costa Rica? (Tonduz), Jiménez (Alfaro 1), Tuis (Pittier); Panama, Bugaba (Champion).

PHEIDOLE. 71

31. Pheidole ajax, sp. n.

%. Long. 46 millim. Voisine de la P. Jiri, Em. Mandibules luisantes, ponctuées, lisses entre les points, & bord externe 4 peine convexe, sauf vers l’extrémité. Epistome sans caréne, imprimé derriére son bord antérieur qui est largement, mais trés faiblement échancré au milieu. Aire frontale profondément imprimée. Téte étroitement et profondément échanerée derriére, avec deux lobes occipitaux trés convexes et & peine divergents, presque aussi large que longue (sans les mandibules), plus large derriére que devant, & cétés faiblement convexes et yeux situés au tiers antérieur. Les scapes n’atteignent pas tout-a-fait le bord occipital ; ils sont gréles. Articles du funicule tous plus longs que larges. Thorax comme chez la P. fiorvi. Mais la face basale du métanotum n’a pas trace d’arétes longitudinales; elle est élargie en arri¢re et faiblement convexe en tout sens. Les épines sont encore plus grandes que chez la P. fiorit, plus robustes, plus divergentes, dirigées en arriére, en haut et en dehors, au moins aussi longues que la face basale du métanotum. Noouds du pédicule assez étroits, le premier un peu moins longuement pétiolé que chez la P. fiortt, le second aussi long que large, presque carré. Pattes gréles.

Assez mate, sauf la moitié postérieure de abdomen qui est lisse et luisante, I’épistome qui n’a que quelques rides, V’aire frontale et le dessous de la téte qui est luisant et gi et 14 ponctué. Front strié en long. Joues et portion de la téte en dehors des arétes frontales grossiérement réticulés et raboteux dans les mailles, en partie ridés. Vertex et lobes occipitaux densément strids et réticulés ou ponctués entre les stries. Cétés du thorax ridés en long, mésonotum, pronotum et face déclive du métanotum en travers, face basale obliquement. Premier nceud du pédicule avec quelques rides faibles; second nooud et moitié basale de l’abdomen trés finement et densément striés, un peu soyeux.

Sur le thorax et abdomen une pilosité dressée jaundtre, médiocre, un peu oblique sur abdomen. Sur les pattes elle est trés oblique et passe & la pubescence. Sur la téte et les scapes elle est presque entiérement adjacente.

D’un brun foncé. Abdomen presque noir. Tarses, bord des mandibules et extrémité des antennes d’un roux jaunatre.

%. Long. 3 millim. Téte ovale, un peu plus large que chez la P. fiorti, rétrécie derriére en cou articulaire, comme chez cette espéce. Thorax comme chez la P. fiorii, mais ’échancrure du milieu du mésonotum est plus forte, ce dernier plus élevé derriére. Les épines du métanotum sont dirigées plus en arriére, plus divergentes, plus robustes, encore plus longues, au moins aussi longues que la face basale.

Lisse et luisante ; joues et cdtés de l’épistome ridés. Cétés du mésonotum et du métanotum grossiérement ridés. Quelques rides transversales sur la face déclive du métanotum. Pilosité comme chez le {, mais dressée partout, méme sur la téte et les scapes.

Noire ; tarses et mandibules jaun4tres; pattes et antennes brunes.

Hab. Costa Rica, San José (Alfaro).

Regue par M. le Prof. Emery. P. guilelmi miilleri, var. heyeri, est une forme voisine *.

* Pheidole guilelmi miilleri, Forel, var. heyeri, n.

4. Téte distinctement plus longue que large, un peu plus étroite devant que derriére et plus aplatie que chez Vespéce typique. Occiput avec des fossettes superficielles, irréguliéres, separées par des rides vagues et irréguliéres. Rides du front un peu plus denses que chez la forme typique ; pilosité un peu plus fine et plus courte, conules latéraux du 2™° noeud du pédicule un peu plus longs, plus spiniformes ; couleur un peu plus foncée.

%. Long. 3:2 4 3:5 millim. Plus grande que celle de la forme typique, avec la téte relativement plus grande. Tout le thorax irréguli¢rement et grossi¢rement ridé et mat. De vagues rides aussi 4 Vocciput. Téte dun brun rougeatre ; abdomen d’un brun jaunétre; tarses et mandibules d’un jaune brunatre; thorax d’un rouge brun. Pilosité comme chez le ¥. Du reste comme l’espéce typique.

Hab. Brisrt, Sao Leopoldo, Rio Grande do Sul (Heyer). Regue par M. Wasmann.

72 HYMENOPTERA.

32. Pheidole anastasii. Pheidole anastasii, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 76 (% 8) (1896) -

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro *).

33. Pheidole punctatissima.

Pheidole punctatissima, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 400 (%¥% g) (1870)*; Verb. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 980, 983°; ibid. xxxvii. pp. 583, 598°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 51‘; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 95°.

Hab. Muxique2®; Guarimata, environs de la ville (Champion); Cosra Rica (Tonduz),

Alajuela, San José, Jiménez (Alfaro+), Buenos Aires (Pittier); Panama, Volcan de

Chiriqui (Champion).—CoLomBIE ? 4,

Trés commune en Colombie, fait son nid dans la terre, souvent le long des murs des maisons.

34. Pheidole subarmata.

Pheidole subarmata, Mayr, Hore Ent. Ross. xviii. p. 36 (% 8) (1884)*; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 595, 6067; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 51, t. 5. figg. 12, 13°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97 *.

Hab. Mexiqun, Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith); Costa Rica‘, Alajuela, San

José (Alfaro *).— AMERIQUE MERIDIONALE, Cayenne *.

Var. elongatula.

Pheidole subarmata, var. elongatula, Forel, Trans, Ent. Soc. Lond. 1893, p. 408 (% 2 ¢)’. Hab. Mexiqus, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) —CotomBiz ; ANTILLES, St. Vincent®.

J’ai observé cette espéce et la variété elongatula en Colombie et aux Antilles, ot elle est fort commune. Elle est trés souterraine, et mine ses nids, qui sont petits, dans la terre. On la trouve dans la forét et dans les jardins des villes.

35. Pheidole hirsuta. Pheidole hirsuta, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 65 (2) (1896) °.

Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro *).

Cette espéce parait étre trés voisine de la P. vasliti, Pergande, dont elle différe surtout par ses antennes plus courtes et moins gréles. Chez la P. vasliti, les articles moyens des funicules sont bien plus longs que larges.

36. Pheidole championi, sp. n. (Tab. III. fig. 22, ¥.)

¥%. Long. 4°7 millim. Mandibules lisses, luisantes, ponctuces, fortes, épaisses. Téte presque carrée, trés grande, longue comme le thorax et le pédicule réunis, un peu plus longue que large, & cétés trés peu convexes, & peine plus large derriére que devant, profondément incisée derriére, lincisure se continuant par le sillon frontal sans interruption. Lobes occipitaux plutét étroits. Les scapes sont trés courts,

PHEIDOLE. 73

gréles, et atteignent la moitié de la distance de l’articulation de l’antenne 4 langle occipital. Les articles 2 & 8 des funicules sont au moins aussi larges que longs. Epistome déprimé, & peine convexe, sans trace de caréne, entier et 4 peine imprimé au milieu de son bord antérieur. Aire frontale arrondie derriére.

Yeux petits, situés au quart antérieur des cétés de la téte. Arétes frontales longues, inclinées en dehors vers Vhorizontale, bien plus encore que chez la P. germaini, divergentes, fort écartées, aussi écartées derriére que du bord de la téte. La téte a de chaque cété une trés large impression oblique en dehors du front et du vertex. Le pronotum a en haut deux forts tubercules saillants, mais trés arrondis, bien moins proéminents que chez la P. germaini; entre les deux tubercules il est:convexe. Le mésonotum n’a qu’une faible impression transversale et un faible bourrelet derriére. Face basale du métanotum subbordée ou bordée, avec une gouttiére longitudinale. Epines gréles, médiocrement divergentes, plus courtes que Pintervalle de leurs bases. Premier noeud étroit, squamiforme. Second neeud trois fois plus large que le premier, plus large que long, avec deux conules latéraux situés au milieu et distinctement recourbés en arriére. Pattes assez courtes et épaisses.

Epistome luisant, faiblement réticulé; joues subopaques, densément réticulées, avec des rides longitudinales. Tout le reste du corps et les membres fort luisants, avec des points épars piligéres. Quelques rides faibles, longitudinales sur le front, transversales sur le thorax, surtout sur le métanotum, ot elles sont fines. Quelques gros points sur le 2" neeud.

Quelques poils dressés assez longs et adjacents, trés courts, roussatres, épars sur tout le corps, les tibias et les scapes. D’un rouge brunatre foncé; devant de la téte, scapes et abdomen bruns. Funicules et pattes d’un jaune brunatre.

Q. Long. 7 millim. Epistome, arétes frontales etc. comme chez le ¥. Les scapes atteignent le 4 postérieur de la téte. Front trés faiblement et finement strié au milieu. Cétés de la téte et derriére de l’occiput lisses et luisants. Vertex presque lisse. Les stries du devant de la téte et de l’occiput assez fines et peu fortes. Milieu de l’épistome lisse et luisant. Mésonotum plus étroit que la téte, finement et faiblement strié (stries effacées). Métanotum presque lisse en dessus, avec deux épines trés obtuses & l’extrémité et de longueur médiocre. Second noeud du pédicule deux fois plus large que long, avec de forts cénes latéraux.

D’un brun de poix. Pattes et antennes d’un brun jaunatre. Ailes brunes.

Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).

Voisine de la P. crassipes, Mayr, r. germaini, Emery.

87. Pheidole rhinoceros, sp. n. (Tab. III. figg. 23, 23 a, ¥ .)

Y%. Long. 4:2 millim. Premier aspect voisin de la P. megacephala, dont elle ale thorax et le pédicule, mais trés différente en réalité. Téte bien plus petite en proportion du corps que chez la P. championi, mais de méme forme ainsi que les antennes, dont les scapes sont aussi courts que la moitié de la distance de la racine des antennes a l’angle occipital. Mandibules trés lisses, presque sans points. Epistome sans échancrure, peu convexe, mais portant aw milieu, en place de caréne, une dent pointue, proéminente et comprimée, ad peu pres triangulaire. Les arétes frontales sont courtes, relevées devant, ot elles sont fort saillantes, presque triangulaires. Le sillon frontal est trés faible, presque obsoléte devant le vertex. Yeux situés aux ? antérieurs des cétés de la téte. Pas le loge pour les scapes, pas de dépression latérale sensible sur la téte.

Pronotum arrondi comme chez la P. megacephala. Le mésonotum a une apparence d’impression transversale. Fave basale du métanotum plutét convexe. Epines trés courtes, subverticales; ce ne sont gueére que deux dents. Second nceud un peu plus large que long, arrondi, sans dent dessous.

Sculpture, pilosité et couleur comme chez les exemplaires foncés de la P. megacephala, mais les rides du devant de la téte sont plus fines et plus serrées.

%. Long. 24825 millim. Epistome distinctement caréné, mais sans dent. Les scapes dépassent 4 peine Vocciput. La téte, plus carrée que chez la P. megacephala, a un bord postérieur distinct. Le métanotum a deux dents encore visibles. D’un brun de poix, avec les mandibules, les pattes, les antennes et le pédicule d’un jaunatre sale ou brunatre. Du reste comme la P. megacephala.

Hab. Panama, Bugaba (Champion). BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., August 1899. LL

74 HYMENOPTERA.

38. Pheidole bicornis, sp. n. (Tab. III. figg. 24, 24a, 5,2.)

4. Long. 3-2 4 3:3 millim. Mandibules lisses, luisantes, & points épars. Epistome caréné, transversalement imprimé derriére son bord antéricur, qui est droit et entier au milieu. Arétes frontales fortement élevées en cornes pointues, triangulaires et un peu recourbées A l’extrémité exactement comme chez la P. cornutula, Emery. Téte rectangulaire allongée, longue au moins comme le thorax et le premier nceud du pédicule, de + plus longue que large, & peine échancrée derriére (faiblement, au milieu), mais avec un fort sillon occipital qui va jusqu’s la moitié de la distance de Pocciput & l’aire frontale. Sillon frontal nul. Yeux au quart antérieur. Cdétés de la téte paralléles. Scapes courts, épais, n’atteignant pas la moitié de la distance de l’origine de l’antenne au bord occipital.

Pronotum avec deux forts tubercules mousses, peu proéminents. Mésonotum assez allongé et peu convexe, sans trace d’impression transversale, mais & dos subbordé. Incisure méso-métanotale trés profonde, en encoche. Face basale du métanotum presque carrée, bordée de deux petites arétes, avec deux épines fort divergentes, plus courtes que l’intervalle de leurs bases. Face déclive aussi longue que la basale. Premier noeud squamiforme, légérement échancré au sommet. Second neeud avec deux conules latéraux extréme- ment courts et obtus, peu distincts ; plus large que long. Pattes épaisses, assez courtes.

Kpistome luisant, vaguement ridé. Téte et thorax subopaques, trés grossiérement et densément sculptés. Téte trés grossiérement et profondément réticulée devant et transversalement ridée (ridée-réticulée) derriére. Le thorax est irréguliérement et grossi¢rement rugueux, avec un fond finement rugueux (comme du reste aussi la téte), avec des rides transversales sur le pronotum et le métanotum. Pédicule subopaque, finement réticulé, avec quelques rugosités grossiéres éparses, Abdomen, pattes et scapes lisses et luisants, avec des points piligéres.

Tout le corps et les membres assez abondamment pourvus d’une pilosité fine, pointue, courte, jaune dorée, oblique ou subadjacente partout, qui sur la téte et le thorax a un aspect un peu Jaineux.

D’un rouge jaundtre. Bords antérieur de Pépistome et terminal des mandibules bruns. Pattes jaunes. Mandibules, abdomen et antennes d’un jaune brunatre sale.

Hab. Panama, Bugaba (Champion).

Semble parente de la P. cornutula, Emery, mais avec une tout autre forme de

Yocciput et une toute autre sculpture. P. distorta, Forel, de Colombie est une espéce voisine *,

* Pheidole distorta, sp. n.

2. Long. 4°7 & 4-9 millim. Mandibules grossiérement ridées-striées. Epistome & peine échancré au milieu du bord antérieur, avec un faible tubercule ou ombilic au milieu en guise de caréne. Arétes frontales assez longues, peu divergentes. Téte de méme forme générale que la P. bicornis, mais un peu moins longue, profondément et étroitement échanerée derriére, ot elle forme deux lobes arrondis dirigés exactement en arriére & cété l’un de autre. De plus la téte a, un peu en arriére du milieu de sa face, une profonde et large dépression transversale en forme de selle, qui lui donne un aspect tout-d-fait Singulier. Pas de sillon frontal. Le sillon occipital s’arréte au fond de l’impression, dont le bord postérieur est le plus abrupt. Scapes trés épais, trés courts, et fortement courbés en arc de la base & Vextrémité, mais la courbe est plus faible du cédté de Pextrémité, qui n’atteint pas la moitié de la distance de leur base a Pocciput (un peu plus des %). Le pronotum a deux forts tubercules saillants-coniques-obtus, mais il est convexe entre deux. Le mésonotum s’éléve fortement en bosse au-dessus du pronotum, comme chez une @ . Mais, 4 la place ot chez d’autres espéces se trouve souvent un bourrelet transversal, il est. subitement, tronqué perpendiculairement jusqu’a la face basale du métanotum, avec laquelle cette troncature (qui est aussi longue que ladite face basale) forme une concavité & peu prés 4 angle droit. Le métanotum a deux larges dents courtes presque en angles droits. Face déclive un peu plus courte que la basale. Les deux noeuds du pédicule sont trés larges, le premier squamiforme, le second avec deux forts a Yextrémité. Abdomen grand, allongé, tronqué devant. Cuisses renflées.

Téte, thorax et pédicule subopaqnes, trés grossiérement et profondément réticulés, ru la téte en partie réticulée-ridée.

cones latéraux obtus

gueux au fond des mailles ; Abdomen densément strié 3 sa base, luisant et faiblement réticulé

PHEIDOLE. 7)

39. Pheidole indistincta, sp. n.

Y. Long. 4 millim. Mandibules et téte comme chez les P. pallidula et P. megacephala, mais plus petites ; Vincisure postérieure est moins profonde, et le sillon frontal est effacé sur Je front, qui est lisse et luisant, sans rides au milieu (seulement sur les cétés), comme chez la P. pubwentris, Mayr. Les antennes sont plus longues ; les scapes arrivent jusque prés du bord occipital, et les articles 2 & 8 du funicule sunt tous trés distinctement plus longs que larges. Les tubercules supérieurs du pronotum sont plus forts, plus procminents, et l’extrémité antérieure du mésonotum proémine entre eux comme un 3™° tubercule médian.

du reste. Pattes lisses et luisantes. Scapes mats, densément réticulés-ponctués et grossiérement ridés en long. .

Pilosité abondante sur le corps et les membres, brunatre, fine, dressée, plus longue que chez la P. bicornis et peu ou pas oblique.

D’un rouge sombre, brundtre; abdomen presque noir. Tarses, funicules, mandibules et articulations d'un rougeadtre moins foncé, sauf les scapes, qui sont noiratres. .

%. Long. 2:1 4 2:3 millim. Mandibules lisses, luisantes, & dents irréguliéres, Epistome convexe. Téte plus large que longue, en rectangle transversal. Les scapes dépassent l’occiput de 4 environ de leur longueur, Le pronotum, trés large, a une surface antérieure supérieure subaplatie, en rectangle transversal, deux fois plus large que long, et dont les angles antérieurs sont arrondis et les postérieurs aigus. A partir de ces angles postérieurs, le pronotum a une surface postérieure supérieure trés courte qui, du moins de chaque cété, forme un angle avec la précédente et une échancrure avecle mésonotum. Le dos du pronotum est bordé. Le mésonotum, beaucoup plus étroit, forme une éminence obtusément, mais distinctement, quadridentée. J] est tronqué derriére, mais plus obliquement et moins hautement que chez le ¥. Echancrure méso-métanotale forte. Face basale du métanotum courte, carrée, un peu plus large que longue, un peu plus longue que la face déclive, n’ayant derriére que deux tubercules mousses au lieu d’épines. Premier article du pédicule longuement pétiolé, & noeud trés étroit et squamiforme. Second neeud, vu de cété, conique; vu de dessus, trés étroit, et si mince qu'il parait pourtant transversal. Abdomen tronqué devant. Cuisses fortement renflées au milieu. Entiérement lisse et trés luisante, sauf deux ou trois rides vers les arétes frontales. Pilusité beaucoup plus éparse que chez le Y%. D’un brun de poix, mandibules et tarses jaundtres.

Hab. Cotomsts, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, de Santa Marta 4 Rio Hacha (Forel).

Race reclusi, n.

Y. Epistome sans élévation médiane. Long.5millim. Scapes encore plus courts et plus arqués. L’impression du vertex est si forte que l’occiput de chaque lobe occipital la surplombe en protubérance. Les tubercules du pronotum sont plus faibles, assez mousses. Le métanotum a deux fortes dents. Le 2™° noeud du pédicule n’a que deux cones trés obtus et arrondis; il est bien moins large. La sculpture est plus irréguliérement rugueuse, plus faible sur les lobes occipitaux, faible sur le métanotum. Entiérement noir, avec la moitié basale des funicules, les tarses et les mandibules rougeatres.

%. Téte presque aussi longue que large. Les scapes ne dépassent pas l’occiput. Surface antérieure supérieure du pronotum plus convexe, mais 4 angles postérieurs subdentiformes, Dents antérieures du mésonotum obsolétes. Métanotum armé de deus fortes et longues épines au moins aussi longues que Vintervalle de leurs bases. Entiérement noire et luisante ; pattes et antennes brunes; mandibules et tarses jaunatres,

Hab. Cotomsrn, Village Arhuaque de San Antonio, 4 1000 métres de hauteur, sur la Sierra Nevada de Santa Marta, ou a habité le célébre géographe Elisée Reclus (Forel).

Cette singuliére fourmi pourrait bien s’étendre jusqu’a Panama. Je I’ai découverte en cherchant attentive- ment sur le sol des chemins et des savannes. On ne la prend pas en fauchant, et ses nids sont si cachés que cela explique pourquoi personne ne l’avait trouvée. En me couchant par terre, Jobservai les ¥ une & une, leur forme m’ayant frappé. Enfin je les vis disparaitre dans de petits trous presque aussi minuscules que ceux des Cardiocondyla. J’ai ouvert un certain nombre de ces nids découverts en suivant les %. Ls sont purement minés en terre, et fort peu peuplés. Lorsqu’on les a enlevés en entier, en cherchant avec tout le soin possible, on arrive & trouver une trentaine d’ouvriéres et un ou deux soldats ; c’est tout. J’ai noté une fois 1 9, mais je ne puis la retrouver. Le % fait d’abord V’effet dune 9 féconde. . ;

LL 2

76 HYMENOPTERA.

Le mésonutum a une profonde incisure transversale, et derriére elle un bourrelet transversal. Echancrure méso-métanotale profonde. ‘Face basale du métanotum trés large, plus large que longue, concave derriére, terminée par deux épines pointues, peu divergentes, trés écartées, dirigées en arriére et en haut, longues - comme la moitié de la face basale. Premier noeud squamiforme, échancré au bord supérieur, large, seulement un peu plus étroit que le second. Ce dernier large aussi, deux fois plus large que long, tiré de coté en deux conules épais, trés développés. Pattes plus courtes que chez la P. pubiventris.

Sculpture, pilosité, pubescence et couleur de la P. pubiventris, Mayr, dont cette espéce se rapproche beaucoup. Mais la stature est plus robuste et Vouvriére différente. Premier segment de Yabdomen ponctué et pronotum entiérement lisse et luisant. Devant de la téte rougedtre. Le reste noir brunatre. ,

&. Long. 2:1 4 2:2 millim. Téte carrée, & bord postérieur trés net (arrondie et rétrécie, sans bord postérieur chez la P. pubiventris). Les scapes ne dépassent V’occiput que d’ 4 de leur longueur (de la moitié chez la P. pubiventris). Thorax beaucoup plus court et plus trapu. Incisures mésonotale et méso-métanotale fortes. Face basale du métanotum large et creusée, comme chez le %. Epines métanotales longues comme leur intervalle, écartées. Second nceud arrondi.

Presque entiérement lisse et luisante, aussi le thorax (ce dernier mat et réticulé-ponctué chez la P. pubiventris). Quelques rides sur le devant de la téte et quelques réticulations sur le métanotum. _Pilosité et pubescence éparses. D’un noir brundtre. <Antennes, pattes et mandibules d’un brun un peu jaunatre.

Hab. Costa Rica (Tonduz).

Ne sachant que faire de cette espace, je la décris 8 tout hazard. Le ¥ ressemble beaucoup a la P. pudiventris, ’ouvriére peu.

40. Pheidole kingi. Pheidole kingi, André, Bull. Soc. Ent. Fr. 1898, p. 244 (4% 3)’.

Hab. Mexiqur, Tampico (Townsend 1). Race insipida, n.

¥. Long. 3°3 millim. D’un brun noiratre. Pattes, antennes et mandibules d’un brun rougeatre. Lobes occipitaux sans points enfoncés, lisses et trés luisants. Scapes assez longs, atteignant le quart postérieur de la téte. Une profonde incisure transversale au milieu du mésonotum. Face basale du métanotum large, & peine concave, terminée par deux dents longues et pointues. Pilosité assez abondante. Lisse et

luisante. Du reste assez conforme 4 la description d’André. Noeuds du pédicule étroits, le second sans conules.

%. Long. 2 millim. Couleur du %. Mésonotum lisse et luisant, sans trace de sillon transversal. Du reste comme la description.

Hab. Mexique (Sallé), Xucumanatlan en Guerrero (H. H. Smith).

41. Pheidole carbonaria. Pheidole carbonaria, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 881 (2 § ) (1895) °.

Hab. Mexique, Tepic (Hisen et Vaslit 1).

42. Pheidole megacephala.

Formica megacephala, Fabr. Ent. Syst. ii. p. 361 (1793) (mec Smith) '; Syst. Piez. p. 411 (1804) *; Latr. Hist. Nat. Fourm. p. 232 (1802) *.

Pheidole megacephala, Roger, Verz. d. Formic. p. 80 (1863) *.

Formica trinodis, Losana, Mem. Accad. Sci. Torino, xxxvii. p. 827 (1834) °.

(Ecophthora pusilla, Heer, Hausameise Madeira’s, p. 15 3 Yd) (1852) *.

Pheidole pusilla, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 173 (1858) ’.

PHEIDOLE. 17

Myrmica (?) levigata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 130 (1855) *, Pheidole janus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 175°.

Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith), Temax en Yucatan (Gaumer) [ 3 ]; Hownpuras, Ile de Ruatan (Gawmer).—ZoNA TORRIDA ORBIS TERRARUM.

43. Pheidole dimidiata, Pheidole dimidiata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 160°.

Hab. Boutvia}.

Var. nitidicollis. | .Pheidole dimidiata, var. nitidicollis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 79 (4 3) (1896) *. Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro ”).

_. 44, Pheidole floridana. Pheidole flavens, subsp. floridana, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 293 (1894) *.

Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida }.

Var. deplanata. Pheidole floridana, Emery, var. deplanata, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 883 (% 8) (1895) *.

Hab. Mexiqun, Tepic (Hisen et Vaslit *).

45. Pheidole flavens. Pheidole flavens, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 198 (% %) (1868) °.

Hab. Costa Rica (Tonduz).— ANTILLES, Cuba '.

Var. breviscapa, n.

Y. Différe de la P. flavens, var. sculptior, Forel, & laquelle elle ressemble par sa sculpture aussi forte et sa téte entiérement mate, en ce que ses scapes sont encore plus courts, n’atteignant que la moitié de la distance de Vorigine des antennes & V’angle occipital. Le mésonotum est arrondi, sans trace d’impression transversale (distincte chez la P. sculptior). Enfin les épines ou dents métanotales sont plus larges, un peu plus courtes et presque horizontales, dirigées en arriére.

Hab. Guarimata, Retalhuleu (Szol/).

Sous-gen, CERATOPHEIDOLE, Pergande. Pheidole, subgen. Ceratopheidole, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 889 (3? 4%?) (1895).

46. Pheidole (Ceratopheidole) granulata. Pheidole (Ceratopheidole) granulata, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 890 (2/7) (1895) °.

Hab. Mexique, Tepic (Hisen et Vasilit ').

Il est impossible de juger de la valeur du sous-genre Ceratopheidole sur la simple

78 HYMENOPTERA.

description de Pergande. II existe en Inde une grande Pheidole (smythiesii, Forel, in litt.), dont j’aile ¥, Is ,le g et la 9, et quia une massue de 4 articles distincts aux antennes ; il y a des formes intermédiaires. Pergande peut donc avoir raison. Mais il est aussi possible que ce soit une espéce se rattachant au genre Stenamma, sous-gen. Messor, ce &